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26 mars 2013

Réforme sur les rythmes : décidément, ça passe mal...

Petite vidéo... humour

Bilan chiffré d’étape pour notre département

Voilà pour l’instant les données dont nous disposons. Nous avons de nombreux témoignages de collègues nous expliquant comment se sont passés certains conseils d’école, avec des interventions d’IEN "recadrant les enseignants". D’autres faisant état de pressions.

Une réforme, pour peu que l’on souhaite sa réussite, doit être le fruit d’une réflexion et d’un partage des points de vue aboutissant à un consensus le plus large possible. Croire qu’en imposant les choses, en fonctionnant sur l’injonction, on va créer les conditions de sa réussite est purement illusoire.

Les chiffres de notre département, comme ceux de Corrèze, sont singulièrement à l’inverse de ceux du pays où moins de 30% des élèves seraient concernés dès 2013...

En Haute-Vienne

- Nombre de communes ayant une école : 154

- Nombre total d’écoles : 262

- Nombre total d’élèves : 30 177

- 1 - Mise en place en 2013 de la réforme des rythmes

• Nombre de communes concernées : 65

• Nombre d’écoles concernées : 141

76% des élèves seraient concernés (- de 30% au plan national !).

- 2 – Report en 2014 de la réforme des rythmes

• Nombre de communes concernées : 18

• Nombre d’écoles concernées : 29

En France

La réforme des rythmes arrive au terme de son premier épisode avec la communication des décisions des communes. Le résultat est loin de l’affichage escompté par le ministère. Les remontées actuelles font état de moins de 30 % des élèves qui seront concernés. Pour tous les autres, ce sera 2014. Ces chiffres montrent bien qu’il y a un vrai problème de fond et que la précipitation sans réelle concertation amène à un blocage et au final à un échec. Le SNUipp-FSU avait alerté le ministre sur la nécessité de recueillir l’aval de tous les partenaires (collectivités, parents, partenaires de l’école, enseignants), pour qu’une réforme soit réussie et appliquée.

Problèmes de financement, d’organisation, de recrutement et de qualification des personnels chargés des activités périscolaires, de prise en compte des revendications des enseignants, tant au niveau des conditions de travail, de la reconnaissance de la charge de travail que des rémunérations, … La contestation s’est développée et la grève nationale du 12 février appelé par le SNUipp-FSU a vu une majorité de collègues (60 %) se mobiliser pour une autre réforme des rythmes, pour demander une réécriture du décret qui prenne réellement en compte les besoins et revendications de tous, pour demander que la réforme ne soit pas appliquée s’il n’y avait pas l’accord de tous les partenaires. Avec les différentes réunions de concertation imposées à tous les niveaux, la parole des enseignants est majoritairement entendue avec des décisions de report. Il faut aller plus loin.

Le SNUipp-FSU exige que l’avis des enseignants soit pris en compte dans les modalités d’organisation, pour les écoles passant en 2013 comme pour celles qui préparent dès maintenant 2014.

Ces avis doivent être des points d’appui pour que le SNUipp continue de porter ses revendications, notamment en ce qui concerne la réécriture du décret. Au-delà du cadrage national, des possibilités d’organisation diverses et de dérogations doivent être offertes en fonction des territoires, y compris après 2014. Une réécriture doit permettre plus de souplesse en donnant notamment la possibilité de 5 journées de classe plutôt que les 9 demi-journées, pouvant libérer des temps conséquents, pour les enseignants, et la mise en place d’activités périscolaires.

Le SNUipp-FSU se dotera de modalités pratiques (consultation, pétition,…) afin de porter avec la profession ses revendications.

Un espace de mutualisation des expériences sera créé par le SNUipp-FSU afin de partager les expériences et alimenter la réflexion commune. Le syndicat demande également la mise en place de recherches indépendantes afin d’évaluer les effets de la réforme sur le bien-être des élèves et l’amélioration des résultats scolaires.

Les freins matériels et logistiques mis en avant par les communes ne seront pas résolus pour autant : difficultés financières, crainte quant aux ressources humaines, problème des normes d’encadrement perdureront d’autant que les ressources des collectivités sont amputées de plusieurs milliards et que la CAF n’imagine pas financer plus qu’elle ne le fait déjà les activités périscolaires. Tout cela risque d’engendrer de nouvelles inégalités territoriales inacceptables. La circulaire concernant les PEDT est parue. Un certain nombre de questions reste en suspens quant à leur élaboration notamment le partenariat entre les différents acteurs. Les missions relevant de l’éducation nationale et celles à la charge des collectivités devront être respectées. L’organisation matérielle ne devra pas mettre en difficulté les enseignants dans l’organisation de leur travail. Il est primordial que les enseignants et le conseil d’école restent maitres de l’organisation du temps scolaire. Le PEDT ne doit pas en être la contrainte organisationnelle, il doit s’articuler en complément du temps scolaire. Nous devrons être vigilants sur son application afin de préserver notamment les conditions de travail matérielles de nos collègues dans les écoles. Parallèlement, le SNUipp-FSU revendique la réécriture du décret concernant les obligations de service des enseignants afin d’obtenir trois heures de concertation pour une meilleure reconnaissance de l’ensemble des dimensions du travail invisible dans le cadre d’une baisse du temps de service.

 

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