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27 septembre 2013

Compte rendu du comité de suivi "Réforme des rythmes scolaires", 26 septembre, mairie de Limoges

Composition du comité

Mme Desproges Peyroux, M Fontaresky, DASEN, IEN adjoint à la DASEN, IEN Limoges 2 et 4, des Membres du conseil municipal, des représentants des adhérents, des représentants des Services mairie, des représentants du SNUipp-FSU, du SE-UNSA et du SGEN-CFDT pour les enseignants, Des représentants de la caisse des écoles, des représentants des DDEN, des représentants de la FCPE...

Un document retraçant les phases qui ont amené à prendre la décision du passage dès 2013 est distribué à chaque personne présente (cf ICI et LA).

Mme Desproges Peyroux fait lecture de ce document et souligne l’effort de la ville pour organiser les 24h sur 9 demi journées. Elle indique que la ville a décidé d’accompagner la réforme au mieux.

Mme Boucheron, ATSEM, dit que les enfants déjeunent plus tard que l’année dernière mais plus tôt que les élémentaires.

Fabrice Prémaud, pour le SNUipp-FSU, porte à la connaissance de tous la synthèse (sous forme de tableau) faite des remontées à l’enquête proposée aux collègues (et qui a connu un vif succès, témoignage de la grande inquiétude des enseignants, mais aussi de nombreux parents).

Plusieurs remontées négatives sont listées et discutées :
- la fatigue des élèves constatée, comme leur excitation plus grande en fin de semaine
- la matinée trop longue
- la pause méridienne trop longue
- pour les PE le moment de sieste retardé dans certaines écoles entraîne un décalage de celle-ci dans le temps, qui empêche tout atelier en fin d’après-midi de classe.
- la disparition de la récré les après-midis peuvent poser problème dans certaines écoles
- beaucoup plus de temps passé dans l’enceinte de l’école chaque jour
- les élèves sont insécurisés par une incompréhension de l’organisation des jours et de la semaine. Certains sont perdus et soumis à des fonctionnements différents dans un même lieu

Toute cette première salve de problèmes soulevés a systématiquement été relativisée voire parfois même niée... le changement de rythme impose de changer ses habitudes. Un deuxième bilan, plus tard devrait démontrer une amélioration sensible des premiers ressentis négatifs... A suivre donc !

Le problème du temps de garderie augmenté a été ensuite discuté et il a été proposé d’évaluer ce temps en terme de volume horaires.

Le manque de lisibilité pour les parents d’élèves a été souligné.

Le décalage des horaires entre élémentaire et maternelle, important, a été très critiqué. Il a été demandé de l’annuler ou de le faire évoluer

Le mercredi matin à 3h de classe à l’école de Jean Zay a suscité un questionnement légitime : pourquoi pas les autres écoles ?. Avoir 5 demi journées pleines pourrait être possible si les collègues le souhaitent. Il y aurait alors une meilleure lisibilité des horaires entre semaine et mercredi.

Mme Desproges-Peyroux a alors rappelé qu’on aurait pu avoir classe le samedi matin mais qu’une seule école s’était prononcée pour.. Le problème du placement du créneau horaire de classe de 9h30 à 11h30 le mercredi matin a été justifié par le fait de réserver l’heure de 8h30 à 9h30 pour l’aide aux élèves en difficulté.

Fabrice Prémaud a alors expliqué que les APC n’étaient pas les APE créées par la précédente majorité.

Mme Desproges-Peyroux a dit qu’une pause jusqu’ à 14h30 serait souhaitable, pour que les élèves soient plus disponibles pour les apprentissages.

La DASEN a dit que l’utilisation des 24h était du ressort de l’Education Nationale.

Les représentants de la ville souhaitent :

- Observer dans les écoles pour améliorer
- Passer au crible de la réforme
- Répartition des temps ds la journée et ds la semaine, par rapport au temps de vigilance
- Avoir les chiffres pour pouvoir tirer des conclusions qui pour l’instant leurs apparaissent prématurées.

Le problème de la sécurité a été posé et ce à plusieurs moments (sieste, accueil, sorties). L’application du plan Vigipirate apparaît comme bien difficile...

Les horaires décalés en ZEP, avec les enfants amenés et/ou récupérés par les frères et sœurs est un véritable problème.

Le problème de l’encadrement a aussi été pointé. M Fontaresky a convenu qu’il y avait eu des tensions mais que la ville avait immédiatement réagi et augmenté les effectifs là où il y avait besoin.

Une représentante de la FCPE a évoqué des remontées à propos de la fatigue des enfants

La pression liée au changement de rythme avec des familles insécurisées a à nouveau été évoquée.

Mme Desproges-Peyroux indique que le quart d’heure de décalage entre maternelle et élémentaire ne concerne que 10% des familles, se basant uniquement sur les fratries. Mais il a été précisé que des voisins, des gardiens, des amis pouvaient aussi être concernés, augmentant de fait ce chiffre.

Cédric Mappa, pour le SNUipp-FSU, a témoigné de la demi-heure compliquée avec des parents obligés d’attendre.

Organisation des personnels de service et des agents d’entretien a ensuite été discutée. Le grand ménage ne pouvant plus être fait le mercredi matin, il a bien fallu trouver d’autres solutions, pas toujours satisfaisantes.

Utilisation des locaux a aussi été débattue.

Le moment de flou sur les sorties a de nouveau été discuté.

Le temps de repos correct est difficile à trouver. Amener les élèves au point de garderie pose problème a nombre d’enseignants.

Mme Desproges-Peyroux a fait un historique du péri scolaire avec comme objectif d’aider les familles dans la scolarisation des enfants.

M Sourdiou, pour la FCPE a dit que la réforme avait été faite pour que les enfants travaillent mieux, qu’il ne fallait pas la combattre et qu’il était bien trop tôt pour faire un bilan. Il a plaidé pour aider les parents et les familles pour que ça marche. Petit à petit, tout devrait aller mieux. Il faut tout faire pour que ça se passe le mieux possible.

Une volonté politique de faire évoluer tout ça a été annoncée par les représentant de la Mairie.

Changement pour la rentrée prochaine ? Sous réserve de toutes les procédures.

Le temps péri scolaire, ce n’est pas le club med, ce n’est pas des activités au choix, mais plutôt de l« éducation populaire », a dit Mme Desproges-Peyroux.

Fabrice Prémaud a expliqué que l’espace scolaire reconnu comme tel par les élèves mais aussi leurs parents était devenu flou, source de trop d’ambigüités.

Mme Perez, IEN à Limoges 2, a dit que les documents de la ville n’étaient pas assez lisibles, qu’il fallait les adapter.

Nous allons être très attentif à la suite, notamment après les vacances d’automne et la mise en place des activités péri éducatives et leur impact sur la vie de classe.

N’hésitez pas à nous contacter pour tout problème ou pour toute précision.

Une prochaine réunion du comité a été programmée au jeudi 19 décembre prochain.

Fabrice Prémaud, Laurianne Léon, Cédric Mappa pour le SNUipp-FSU 87

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