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5 octobre 2013

Compte rendu du comité de suivi "Réforme des rythmes scolaires en Haute-Vienne"

Ce jeudi 3 octobre de 14h30 17h15 s’est tenue au rectorat de Limoges la 1ère réunion du comité de suivi de la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires effectuée en Haute-Vienne.

Juste avant la tenue du comité de suivi, le SNUipp-FSU a tenu à demander pourquoi le secrétaire du CHSCT n’avait pas été sollicité pour y participer. La DASEN a répondu que les personnels étaient déjà représentés par les syndicats représentatifs et qu’elle n’y avait par ailleurs pas songé. Elle n’a pas rejeté l’hypothèse de l’inviter pour la prochaine réunion du comité de suivi.

Présents : DASEN, chargé de mission sur la mise en place des rythmes, secrétaire de M. Gainand, représentants des villes de Limoges, Saint-Yrieix-la-Perche, Cheissoux-Bujaleuf, Panazol, Comité de communes des Monts de Châlus, Conseil Général, CAF, FCPE, Ligue de l’enseignement, SNUipp-FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT...

La DASEN a commencé la réunion par un premier bilan chiffré lui permettant de "se réjouir des 22 000 élèves sur 30 000 qui bénéficient de cette réforme en Haute-Vienne".

Le chargé de mission, M Reymbault a ensuite présenté à l’aide d’un Power Point plusieurs statistiques sous formes de tableaux, courbes et autres camemberts (cf article sur le blog dédié à la réforme en Haute-Vienne). Il a indiqué que 100 communes représentant plus de 200 écoles ont décidé de passer dès cette année dans la réforme et que plus de 60 organisations horaires ont été validées.

Les différentes organisations ont été regroupées en 5 formes :
- TAP autour de la pause méridienne
- TAP avec amplitude identique en fin de journée
- TAP avec amplitudes différentes en fin de journée
- TAP alternatives en début et fin d’après-midi
- un seul créneau de TAP

Autres éléments présentés :

- 43 communes ont demandé une dérogation.
- différence très nette entre la ville et le rural.
- les pauses méridiennes.
- les besoins en ateliers périscolaires
- 781 classes ont besoin d’intervenants dans le péri éducatif le vendredi à partir de 15h30. L’explication qui est revenue du terrain est que les parents seraient plus disponibles plus tôt le vendredi après-midi. Selon les circonscriptions, des différences notables sont constatées. Sur Limoges 1, par exemple, le jeudi en début d’après-midi est plus utilisé.

Question SNUipp-FSU : une étude sur ce que proposent les différentes mairies est-elle ou sera-t-elle conduite ?

Un bilan pourra être fait et communiqué, lors de la prochaine réunion par exemple.

Les représentants des mairies présents ont ensuite présenté leurs organisations.

- Saint-Yrieix-la-Perche

Un CEL existait avant et a beaucoup aidé. Il y avait alors, à la pause méridienne, des ateliers municipaux. Maintenant, ils sont placés après, de 15h30 à 16h30. D’autres associations se sont raccrochées et un travail a été mené avec la Communauté de communes. Un envoi à tous les parents d’élèves d’un document pour préciser l’emploi du temps périscolaire a été fait. La piscine est utilisée tous les vendredis dans ce cadre. "Au jour le jour, on adapte, on essaye de rectifier. Les directeurs des écoles ont beaucoup aidé à la mise en place la 1ère semaine. Dès la 2ème semaine, on s’est lancé."

Les ateliers "Temps libre" ont de moins en moins d’élèves. Il a été décidé d’organiser le déjeuner le mercredi midi pour les enfants, qu’ils aillent ou non au centre de loisirs l’après-midi. Il n’y a pas eu de hausses d’effectifs constatées au centre de loisirs. Sans doute parce que les enfants venant des communes voisines de Dordogne, n’ayant toujours pas classe le mercredi matin, n’ont plus été inscrits au centre de loisirs.

Une fois l’enfant inscrit en périscolaire, ce temps devient obligatoire. Si l’enfant veut se reposer, il le pourra, dans le cadre de l’atelier "Temps libre".

Un bilan doit être fait mi novembre avec les bénévoles et les associations.

Un expert en assurances a été sollicité sur demande de la ville pour étudier la situation.

140 élèves sur 164 à Jules Ferry élé et 150 sur 167 à Ravel élé sont concernés par les ateliers périscolaires A La maternelle, c’est 50 sur 77 à Ferry et 50 sur 73 à Ravel.

- Panazol

La réflexion est menée depuis 1 an et demi. Pour le passage dès 2013, tout le monde était d’accord.

Il existe 50 possibilités d’inscriptions dans les ateliers. 2 personnes sont chargées de la coordination.

Un 1er bilan sera fait aux vacances de la Toussaint. 80% des élèves sont inscrits (sur 800 élèves environ au total).

Le "Maître, où je vais ce soir ?" a tendance à déjà s’estomper.

3 personnes supplémentaires ont été embauchées.

Mais la question du financement est posée et représente un réel problème. Panazol est une ville avec des moyens humains et matériels et avait donc toutes les conditions pour pouvoir mener ce projet.

Concernant les lieux, il a fallu en trouver.

Un point avec les gens sur le terrain devra lui aussi être fait.

- Cheissoux-Bujaleuf

Des ateliers ont été mis en place depuis plusieurs années. 61 élèves sur 64 ont demandé un atelier. L’égalité républicaine face aux activités proposées doit être assurée. Un CEL était déjà en place.

Le mercredi, il n’y a que 2h30 de classe, ce qui est "un peu court".

"Profession Sport" devait intervenir mais finalement, c’est non.

3 ateliers sont proposés sur place.

Le surcoût avec la cantine mise en place pour le mercredi midi est évoqué. Il n’y a pas de garderie proposée le mercredi après-midi. Le coût est de 5 000 euros pour les personnels et le CEL.

De grosses difficultés pour recruter des personnels formés ont été constatées.

Les communes souhaitent rencontrer le Conseil Général afin de faire évoluer l’organisation du transport.

- Limoges

Mme Desproges Peyroux remarque qu’on ne parle pas des temps essentiels. Elle demande si, en termes d’apprentissages, en classe, des effets sont constatés.

La DASEN répond que ces questions seront posées aux enseignants, sous forme d’un questionnaire.

Le SE fait les remarques ayant déjà faites lors du comité de suivi organisé par la ville de Limoges. Il juge la réforme nécessaire et constate que la campagne électorale est lancée. Les problèmes remontés par les collègues sur Limoges sont à nouveau soulevés : organisation des temps de ménage, problèmes de locaux. Il note que si tout "est très bien dans les communes rurales", les gens sont plus mécontents à Limoges.

Mme Desproges-Peyroux dit que "les collègues ont pu s’exprimer via les Conseils d’Ecole". Concernant l’heure d’APC, dont 1 h de créneau a été réservé le mercredi matin de 8h30 à 9h30, elle précise qu’il n’y a pas de contrainte de la ville. Après les vacances de la Toussaint, ce sont 400 personnes qui doivent être mobilisées. Les choses devraient aller mieux.

A propos d’un mail de la mairie aux directeurs très mal perçu, Mme Desproges Peyroux dit que depuis déjà plusieurs années, des directeurs sont volontaires pour la gestion des ateliers et qu’ils touchent d’ailleurs des émoluments pour cela. La ville a besoin des directeurs volontaires ; 44 écoles sur 68 ont mis en place des ateliers et les directeurs ont signé ces contrats. Il va par contre falloir mettre en place les ateliers dans les écoles qui n’avaient pas de CT.

Remarque SNUipp : on demande beaucoup, et même toujours plus aux enseignants, et notamment aux directeurs. Au sujet des réunions des conseils d’école, des propositions ont été faites qui n’ont pas été retenues. Le conseil d’école qui souhaitait que le samedi matin soit jour de classe n’a pas pu avoir de dérogation, ce qui est bien dommage.

Mme Desproges Peyroux a à nouveau dit que la mairie était prête pour le samedi matin, qu’elle aurait bien souhaité que cela se fasse comme ça. La ville aurait moins de problèmes d’organisation.

- Communauté de communes des Monts de Châlus

Présentation sous forme d’un Power point.

444 élèves sur 7 communes et 2 RPI.

Plusieurs parties sont exposées : les atouts du territoire dont les infrastructures,

les contraintes du territoire dont son étendue, les locaux disponibles et les moyens humains,

la nécessité de mutualisation, afin de proposer des activités de qualité,

les principes retenus, dont les horaires d’entrée et de sortie de l’école pas modifiés et 2h45 de classe le mercredi matin,

l’organisation des activités périscolaires, devant être annuelle et obligatoire, ayant lieu en début ou en fin d’après midi. L’activité médiathèque avec 2 personnes dont bibliothécaire qualifiée et l’activité ALSH, 2 personnes également.

Un problème de repérage des enfants, notamment en maternelle (la cour, comme lieu d’activités organisées est mal identifiée) a été constaté.

- Intervention SNUipp-FSU

En préambule, constat que les municipalités ici représentées font figure de "bons élèves" en comparaison d’autres.

Les ateliers et autres activités proposées semblent de qualité et fort intéressants. Mais cela pose un problème fondamental : celui de la mise en concurrence des écoles et d’une forme de marchandisation qui ne dirait pas son nom. En effet, les parents peuvent se demander pourquoi ici on propose cela et pas là. Cela introduit la possibilité d’avoir une vision clientéliste de l’école. Ce clientélisme, malheureusement déjà constaté sur le terrain, va ainsi s’en trouver renforcé.

Concernant la convocation des conseils d’école, avant la décision de choisir 2013 ou 2014, ils n’ont pas été systématiques, loin de là. Beaucoup de collègues se sont vus imposer le passage pour 2013. Avec un trajet de plus par semaine et accessoirement le gel de leur point d’indice reconduit par le nouveau gouvernement, les enseignants paient ainsi un lourd tribu à la mise en place de la "réforme".

A partir de l’enquête que nous avons menée auprès des collègues, nous pouvons faire état de la fatigue qui est celle des élèves, mais aussi des enseignants. Cette plus grande fatigue des élèves, remise en cause par certains, soulève quand même question : elle est là et bien constatée sur le terrain, la réforme n’a donc pas les 1ers effets escomptés.

La pause méridienne est un problème, nœud des problèmes générateurs de fatigue et d’énervement pour les élèves (et les adultes surveillant !). Or, avec la mise en place des nouveaux rythmes, dont l’objectif premier est de réduire la fatigue des élèves, des ateliers municipaux qui au préalable avaient été mis en place ont disparu, laissant place à... la cour. Ce recyclage effectué pour répondre aux exigences de la réforme est un des effets négatifs constatés.

La confusion entre les temps scolaires et périscolaires pendant l’amplitude du temps passé à l’école est nocive. Les élèves et leurs parents ne savent plus, quand l’école est l’école et quand celle-ci est centre de loisirs. Cette concomitance des temps n’est pas sans soulever d’autres problèmes : une classe mobile peut être réquisitionnée par une municipalité pendant le temps de classe, un dojo, un gymnase, une BCD, une salle d’arts visuels... aussi. Ou l’art de mettre en concurrence l’école avec les ateliers. L’amplitude du temps passé à l’école n’étant de fait pas diminuée, quels bénéfices les élèves (et les enseignants) peuvent-ils en tirer ?

Une réforme était et est toujours nécessaire et indispensable. Les effets de la régression Darcos se font bien sentir. Mais quelle en est la cause première ? La semaine de 4 jours ou les effectifs de classes plus chargés, la suppression des RASED, bref les massives suppressions de postes, œuvre accomplie par la précédente équipe gouvernementale ?

Le SNUIpp avec la FSU avaient voté contre le décret sur les rythmes scolaires lors du CSE de janvier dernier). Il y a vraiment nécessité à ce qu’il soit réécrit.

Ce Comité de suivi démontre que les choses n’ont pas été faites dans le bon ordre. Il aurait fallu d’abord consulter les collègues, puis rassembler les différents acteurs locaux afin d’imaginer l’école de demain, plus ambitieuse et mieux au service des plus démunis. Pourquoi changer les programmes après avoir "modifié" les rythmes scolaires ? On s’est d’abord occupé du contenant, pour après se pencher sur le contenu !

Mais il n’est pas trop tard pour mieux (bien) faire ! Seulement 20% des élèves sont concernés par le passage à 2013 : il est encore bien temps de réformer la réforme avant qu’elle ne produise ses effets, pas forcément espérés...

- intervention de la CAF

Etat est fait de la circulaire reçue le 27 septembre dernier.

Aide spécifique attribuée sur les 3 h. C’est le gestionnaire qui reçoit la dotation. Les règles d’obtention de l’aide sont pour le moins drastiques. Il y a nécessité de développer les lieux d’accueils de loisirs sans hébergement... Les CEJ voient leur financement maintenu.

Concernant le PEdT, la question à se poser est : qu’est-ce que le péri scolaire ?

Les locaux existants doivent être agréés, ce qui ne va pas toujours de soi.

Il faut de 7 à 300 enfants pour avoir la création d’un centre d’accueil de loisirs.

- intervention de M Fauvet

Tous les maires des communes que j’ai contactés m’ont dit que tout allait bien, que c’était une bonne réforme.

- intervention FCPE

Problème des devoirs donnés aux élèves.

"La journée de travail de 6h d’un enfant, c’est trop"

Les chronobiologistes sont convoqués pour définir les moments d’attention des élèves. Le matin, une mise en route progressive doit être faite puis, petit à petit dans la matinée, les capacités d’attention se renforcent jusque vers midi. Ensuite, la reprise d’attention se situe à partir de 15h30.

Remarque SNUipp : un élève de 3 ans, de 4 ans, n’est pas le même qu’un de 8 ans, qu’un autre de 10 ans. L’étude invoquée semble correspondre à des élèves de fin de cycle 3, voire de collège. La classe doit-elle reprendre pour les élèves concernés à 15h30 jusque vers 18h ? Et la pause méridienne, comment est-elle alors gérée ? Par qui ?

- intervention Conseil Général

Tout s’est bien passé pour l’organisation du mercredi matin. Il n’y a pas eu de difficultés majeures.

- intervention de la DASEN et M Reymbault

Ils ont proposé qu’une nouvelle réunion du Comité de suivi ait lieu avant les vacances de Noël.

M Reymbault a distribué le projet de questionnaire qui sera proposé aux enseignants afin qu’un premier bilan issu des expériences de terrain soit effectué. Ce questionnaire sera garanti respecter l’anonymat des réponses si souhaité.

Fabrice Prémaud, pour le SNUipp-FSU 87

Signez et faites signer la pétition "Rythmes scolaires" !

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