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22 novembre 2013

Retraites : interpellons nos députés !

URGENT : N’hésitez pas à populariser l’action proposée ci-dessous.

Le projet de loi sur les retraites avait été adopté à une courte majorité (270 pour dont les trois députés de Haute-Vienne, 249 contre, 49 abstentions) à l’Assemblée Nationale le 15 octobre. Après avoir été amendé, il a été rejeté à l’unanimité au Sénat la semaine dernière. Le texte va donc revenir à l’Assemblée Nationale les 19 et 20 novembre.

Le collectif “Pour nos retraites, on lutte” dont la FSU est membre, propose d’interpeller les députés avant le nouvel examen par l’Assemblée du projet de loi de réforme des retraites.

L’outil d’interpellation a été mis en ligne. Celui-ci permet à quiconque doté d’une adresse mail d’interpeller facilement les députés de sa circonscription en leur envoyant le texte sur leur mail de l’assemblée nationale.

Il est disponible ici : http://www.retraites2013.org/interpellation/

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Ne nous laissons pas faire, d’autres choix que celui de l’austérité sont possibles !

Ci-dessous le courrier envoyé par la FSU 87 aux trois députés de la Haute-Vienne :

Madame la Députée, Messieurs les Députés ,

Le 15 octobre dernier, lors du premier passage à l’Assemblée nationale du projet de loi sur l’avenir des retraites, la réforme n’a obtenu qu’une courte majorité. Depuis, le Sénat a majoritairement rejeté les dispositions essentielles du texte, conduisant à une unanimité contre le texte final. L’Assemblée nationale va donc être de nouveau saisie.

Si cette réforme venait à être adoptée, elle entérinerait du même coup la réforme Fillon qui mettait fin à la retraite à 60 ans. Elle s’inscrirait dans le prolongement des réformes qui ont allongé la durée de cotisation requise pour une retraite au taux plein, provoquant à terme une baisse considérable du niveau des pensions.

S’il fallait se convaincre que l’allongement de la durée de cotisation vaut en effet recul effectif de l’âge de départ à la retraite, il suffit de se reporter aux écrits de François Hollande lui-même.

Dans le document qui retrace la « stratégie de politique économique de la France » envoyé le 1er octobre à Bruxelles, le président de la République reconnaît en effet que l’âge de départ à la retraite va faire un bond suite à l’allongement à 43 annuités de la durée de cotisation en 2035 : « A terme, un assuré qui débute sa carrière à 23 ans (c’est la moyenne en France) ne pourra partir à la retraite au taux plein qu’à partir de 66 ans. Ainsi, l’âge légal de départ est maintenu à 62 ans, mais l’âge effectif de départ à la retraite, qui constitue le critère déterminant au regard de la soutenabilité des finances publiques, devrait augmenter mécaniquement ».

Certes, la Commission européenne avait fait de ce recul une des conditions pour assouplir pendant deux ans la règle d’or budgétaire. Mais au moins chacun, vous-même en particulier, est ainsi prévenu de l’objectif réel de cette réforme.

Enfin, si cette réforme passait, l’actuelle majorité gouvernementale aurait, comme celle qui a permis les réformes Balladur puis Fillon, contribué à augmenter le chômage, à aggraver les conditions de vie et de santé des travailleurs, à baisser le pouvoir d’achat des retraités sans assurer la sauvegarde de notre système puisque refusant de toucher au coût du capital et à la politique d’austérité largement à l’origine des déficits des comptes sociaux.

Elle aurait également contribué à pénaliser plus lourdement les femmes, alors que les inégalités de pension entre les sexes sont déjà très importantes et que le gouvernement affirmait vouloir les réduire. En effet, tout allongement de la durée de cotisation a des effets disproportionnés sur les femmes et entraine une baisse plus forte du montant de leurs pensions, comme le reconnaît la Commission européenne elle-même dans un rapport récent sur les inégalités de pension entre les sexes.

Madame la Députée, Messieurs les Députés , des millions de salarié-e-s, de retraité-e-s ont exigé en 2010 d’autres choix pour les retraites. Leur mobilisation a fortement participé au rejet de la politique conduite par Nicolas Sarkozy et à l’élection de l’actuelle majorité. Il convient de répondre à leurs attentes, exprimées de nouveau cet automne par des manifestations, rassemblements, au cours de débats publics….

Vous avez introduit dans le texte voté en première lecture par l’Assemblée, l’obligation pour le gouvernement de produire plusieurs rapports, indiquant que l’argumentation défendue par les collectifs citoyens et organisations associatives, politiques et syndicales mobilisées contre cette réforme ne peut pas être simplement écartée.

Aussi, nous vous appelons à rejeter ce projet de loi afin d’ouvrir sur d’autres bases le débat sur les alternatives à la baisse programmée des pensions de retraite.

Restant à votre disposition pour échanger sur ce dossier qui préoccupe fortement nos collègues, nous vous prions d’agréer, Madame, Messieurs les Députés, l’expression de nos plus respectueuses salutations.

 

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