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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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20 mai 2014

Compte rendu du Conseil National des 13-14 mai 2014

Signez et faites signer l’Appel du Conseil National ! et renvoyez-nous le par courrier postal (SNUipp-FSU 87, 24 bis rue de Nexon 87 000 LIMOGES) ou scanné par mail à snu87@snuipp.fr

Intervention SNUipp-FSU 87 lors des commissions :
- carte scolaire et mouvement des personnels

Nous avons énoncé les éléments propres aux départements (la dotation de 10 postes pour 225 élèves de plus, les résultats du concours 2013-2 avec 51 reçus sur 65 prévus, soit un passif de 14 postes, la mise en place d’un REP+ à moyens constants.

Nous avons déploré l’impossibilité selon l’administration de pouvoir créer des postes étiquetés primaires dans les écoles primaires (la faute au logiciel, comme le report de la pré rentrée prochaine au lundi 2 septembre qui serait à rattraper !). Nous avons aussi annoncé que 24 postes étaient bloqués pour les entrants dans le métier, chiffre qui a été diminuer sur nos interventions. Nous avons aussi évoqué les postes fléchés et les postes à profil. Nous avons aussi fait un point sur le remplacement et l’évolution de la brigade en HV (3000 jours de classes sans enseignants chez nous !). Nous avons pu constater que partout dans les départements existe le problème du manque de remplaçants. Et l’on ne peut que constater que, comme avec les 875 postes non pourvus au concours, l’Etat réalise des économies qui ne se voient pas...

- grève du 15 mai

Nous avons fait le point sur la mobilisation et annoncé les actions prévues. La date de cette grève est déjà compliquée pour notre département (10 jours après la rentrée) mais l’est encore plus pour 1/3 des autres départements dont la rentrée a eu lieu 3 jours avant.

- rythmes : état d’esprit de la profession et perspectives

Nous avons rappelé que notre département s’était singularisé dans le passage à la réforme avec 100 communes (dont Limoges) y étant entré dès 2013 sur 140 communes. Nous avons indiqué qu’1 commune n’avait toujours pas fait de proposition d’organisation et qu’une autre voulait renoncer. A propos de Limoges et de la mise en place qui avait été effectuée, nous avons émis l’hypothèse que l’entrée dans la réforme dès 2013 pouvait être une des explications de la défaite historique du PS aux élections municipales.

Concernant les collègues, nous avons dit que les avis, les vécus, étaient différents d’un endroit à un autre, et fonction de l’organisation choisie. On peut cependant constater que la plupart ne sont pas très satisfaits ; les transports, la restauration et l’organisation du péri scolaire a primé sur l’organisation du temps scolaire : les enseignants ont donc beaucoup subi et ont pu obtenir des "bougés" et autres "avancées", évitant ainsi le pire mais sans obtenir le meilleur (d’où la nécessité réaffirmée de REECRITURE COMPLETE de ce décret).

Intervention SNUipp-FSU 87 lors du débat général : nous sommes intervenus pour dénoncer la mise en avant de l’avis de l’IEN (sur les propositions éventuelles de redoublement entre autres) dans les fiches navettes à destination des parents, avec notamment la possibilité pour celui-ci de dédire les propositions de l’enseignant et du Conseil des Maîtres.

TEXTE ACTION

Contexte

Malgré de fortes attentes sociales et une situation d’aggravation des inégalités dans le pays, le nouveau gouvernement remanié accentue la logique économique libérale qui domine les politiques conduites.

Dans ce cadre, le « programme de stabilité » prévoit une réduction sans précédent des dépenses publiques de 50 milliards sur la période 2015-2017. Ainsi l’Etat et ses agences (Pôle Emploi, Météo France, ONF…) diminueraient leur budget de 18 milliards, 11 milliards pour les collectivités territoriales, 10 milliards pour l’assurance-maladie et 11 milliards pour les prestations sociales. Ces coupes claires auraient des répercussions concrètes (gel du point d’indice, des retraites, des allocations familiales et de logement, suppression d’emplois publics, baisse des investissements...). Les acquis sociaux et la protection sociale, boucliers contre les inégalités, seraient ainsi gravement remis en cause. Le pacte de responsabilité est chiffré aujourd’hui à 41 milliards d’euros de crédits d’impôts pour les entreprises, de baisse des cotisations patronales, de suppression ou de baisse des impôts sur les sociétés. En parallèle, le pacte dit de « solidarité » prévoit une baisse des cotisations salariales sur les bas salaires et des mesures fiscales pour les ménages faiblement imposés de l’ordre de 5 milliards d’euros.

Cette réduction du « coût du travail » ou « politique de l’offre » est inefficace économiquement et injuste socialement. Elle ne permettra pas de relancer l’emploi, au contraire, elle alimentera essentiellement les profits. Ces politiques d’austérité creusent les inégalités, génèrent une désespérance sociale et des replis sur soi qui font le lit des idées d’extrême droite ; elles fragilisent la démocratie.

Face à cela, le SNUipp, avec la FSU, poursuit ses actions, dans une démarche syndicale la plus large possible, pour contraindre le gouvernement à réorienter ses choix en matière économique et sociale.

C’est le sens de la journée d’action et de grève du 15 mai dans la Fonction publique où la politique d’austérité se traduirait par un gel des salaires sans précédent pendant 7 années, de 2010 à 2017 ! Pour le SNUipp-FSU, c’est totalement inacceptable ! Sur ce sujet essentiel et sur l’emploi public, l’unité la plus large a pu être réalisée pour exiger des mesures d’urgences notamment une revalorisation immédiate du point d’indice, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, la création d’emplois statutaires pour faire face aux besoins... afin que les missions de service public puissent s’exercer dans des conditions décentes. Le SNUipp, avec la FSU, fera le bilan des mobilisations et débattra des suites dans l’unité la plus large.

C’est également celui de la journée de mobilisation des retraités le 3 juin, retraités qui sont touchés de plein fouet comme les actifs par ces politiques d’austérité avec un gel des pensions prévu sur un an et demi.

Par ailleurs, le SNUipp-FSU est attentif aux formes et conditions de convergences permettant l’échange et la mobilisation de forces syndicales, associatives et politiques, notamment celles qui s’inscrivent dans la suite de l’appel « Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ».

Préparation de la rentrée scolaire :

Pour la rentrée 2014, le ministère a prévu la création de 2355 postes qui ne suffiront pas à absorber la hausse démographique et à améliorer les conditions d’enseignement pour le plus grand nombre.

L’enquête carte scolaire initiée par le SNUipp-FSU a permis de mettre en lumière les premières tendances. Ces créations ne permettront pas d’abaisser le nombre d’élèves par classe, d’engager un véritable rattrapage des postes RASED et de remplaçants. De plus, le volume de créations de postes pour les nouveaux dispositifs reste insuffisant pour une véritable transformation de l’école. Les 875 postes non pourvus au concours PE vont avoir, par ailleurs, un impact sur les cartes scolaires dans les départements.

Un tout autre investissement budgétaire pour traduire concrètement la priorité au primaire est indispensable.

Le SNUipp-FSU alerte sur les conditions de la rentrée qui ne permettront pas d’améliorer la situation dégradée. Il continue d’intervenir dans les départements sur les opérations de carte scolaire. Il lance un appel national qui sera diffusé à toutes les écoles, qui pourra être signé par les collègues et rendu public notamment lors de rassemblements. Ce sera un outil pour la construction du rapport de force nécessaire et d’interpellation du ministre lors de la prochaine rencontre.

A la rentrée, il mettra en débat auprès de la profession la question d’une grève nationale dans le cadre unitaire le plus large possible. Dans ce cadre, il lancera une alerte sociale.

Rythmes :

Le SNUipp-FSU a voté contre le projet de décret autorisant des assouplissements de la réforme des rythmes présenté au Conseil supérieur de l’éducation et en Comité Technique Ministériel le 5 mai. Les possibilités d’expérimentations apparaissent très réduites et le calendrier est trop serré pour que les collègues puissent s’en emparer. De plus, ce décret complémentaire ne change rien au cadre général de la réforme : demandes des personnels non entendues, insuffisances du financement, inégalités territoriales, poids accru des élus, concurrence du privé, …

Nous sommes toujours loin d’une réforme qui permette aux écoles de construire un projet cohérent pour la réussite des élèves, recueillant l’adhésion de la communauté éducative. C’est pour cette raison que le SNUipp-FSU continue de demander sa non généralisation systématique, la suspension de sa mise en œuvre et la réécriture totale du décret. Une réforme des rythmes scolaires est efficace si elle contribue à la réussite des élèves et améliore les conditions de travail et de vie des personnels. La semaine scolaire doit s’organiser selon un cadrage national, comme c’était le cas avant 2008, avec des possibilités de dérogations émanant des conseils d’école dans l’intérêt du service public d’éducation.

Les contraintes du périscolaire ne doivent pas dicter l’organisation du temps scolaire. Le SNUipp-FSU s’oppose à toute territorialisation de l’école et réaffirme que les conseils d’école, seuls, peuvent être le lieu d’élaboration des propositions d’organisation, notamment sur les horaires des écoles, de la mise en œuvre concrète des projets (d’étude des conventions d’utilisation des locaux, des transitions des temps scolaires et périscolaires…). Aucun aménagement ne peut se faire contre l’avis des conseils d’école. La question des rythmes scolaires, si elle a été largement mise en avant, par le ministère, ne peut être la seule réponse à la lutte contre la difficulté scolaire. Cette réforme ne répond pas aux vrais enjeux de la lutte contre les inégalités scolaires. La priorité au primaire doit être une réalité et doit être articulée avec une amélioration des conditions de travail des collègues.

Conditions de travail :

Notre métier a évolué, la charge de travail a augmenté, les conditions de travail se sont dégradées.

Une amélioration des conditions de travail passe par la baisse des effectifs, l’intervention renforcée des RASED, une formation initiale et continue de qualité, les remplacements assurés, la possibilité de travailler en équipe. Cela passe aussi par une reconnaissance professionnelle et une revalorisation salariale.

Plus que jamais, l’allégement des obligations de service des enseignants est nécessaire. Il faut dès maintenant poser le principe de la déconnexion du temps élève et du temps enseignant pour aller vers un service de 18 h d’enseignement. Une première étape allant vers les 21 + 3, sans diminution du temps de classe pour les élèves, passe par la fin du dispositif APC. Le SNUipp-FSU mettra en débat la consigne de ne pas mettre en œuvre les APC à la rentrée prochaine. Il s’engage par ailleurs à mener une réflexion sur le temps d’accueil des élèves de 2 fois 10 min quotidiens, non reconnus dans le temps de travail. Les enseignants doivent bénéficier de temps pour améliorer le travail en équipe, construire des projets pour l’école, rencontrer les parents ou d’autres membres de la communauté éducative, sans contrôle hiérarchique tatillon.

Mobilité

Les permutations ont de nouveau laissé de nombreux collègues sans solution. Le SNUipp-FSU interviendra dans le groupe de travail ministériel pour que soient examinées les situations individuelles les plus difficiles et que le droit à mobilité soit respecté, tant par la révision du barème que par des possibilités de mutation plus nombreuses, sans exclure les départements limitrophes. La phase d’ineat-exeat devra aussi être l’occasion de débloquer le plus de situations possibles.

La plupart des départements sont confrontés à un blocage du mouvement intra départemental. La nécessité de faciliter l’entrée dans le métier des PES ne doit pas avoir pour conséquence de réduire ce droit des personnels. Pour le SNUipp-FSU, cette situation qui réduit les possibilités d’affectation, y compris pour les victimes de la carte scolaire, n’est pas acceptable.

Le SNUipp-FSU, par une enquête en ligne auprès des sections, identifiera les freins à la mobilité départementale. Cet état des lieux permettra de renforcer nos interventions auprès du ministère et de mener une campagne pour porter nos revendications sur les droits à mutation. Pour le SNUipp-FSU le mouvement doit évoluer pour permettre une plus grande adaptabilité aux spécificités départementales en mettant fin aux contraintes de la circulaire nationale.

Formation initiale :

875 postes sont non pourvus à l’issue des épreuves d’admission soit 10 % des postes ouverts au concours. 22 académies sur 30 sont touchées. Le risque est grand de voir, à la rentrée, des postes sans enseignants. Le recours à des vacataires contractuels, sans formation n’est pas acceptable. Le SNUipp-FSU s’est adressé au ministre pour qu’il prenne les mesures nécessaires afin que ces postes non pourvus soient reportés sur le concours rénové 2014. D’une manière générale, cette situation doit alerter le ministère sur les conditions de recrutement, de formation et d’attractivité du métier de professeur des écoles. Le SNUipp-FSU exigera une analyse fine des résultats des concours 2014. Une remise à plat de la réforme de la formation s’impose et des mesures concrètes doivent voir le jour : prérecrutements, aides aux étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement, refonte de la formation avec un cadrage national. Les projets d’arrêtés qui fixent les conditions de formation et de mise en stage prévoient que les lauréats du concours 2014 exceptionnel seront, l’année prochaine, à temps-plein en responsabilité de classe. Le SNUipp-FSU exige qu’aucun stagiaire ne se retrouve sans formation et qu’il bénéficie d’une décharge de temps de service. Le SNUipp-FSU réclame que le stage en responsabilité ne dépasse pas le tiers-temps pour l’ensemble des stagiaires (2014 exceptionnel et 2014 rénové). Il demande à ce que l’ensemble des stagiaires soient dispensés de certaines obligations de service (animations pédagogiques, APC). Il informera et réunira les stagiaires pour porter avec eux ces revendications.

LE SNUipp-FSU interviendra pour que soient garantis les droits des candidats, en particulier pour ceux ayant eu un zéro éliminatoire, à avoir accès aux rapports de jury les concernant.

L’arrêté du 20 décembre 2013 fixe les conditions d’attribution des indemnités de stage et de déplacement pour les agents de l’Education Nationale. Dans nombre de départements, les IA-DASEN ne mettent pas en paiement ces indemnités aux stagiaires et contractuels. Le SNUipp-FSU intervient auprès du ministère et des recteurs pour débloquer cette situation. Il propose des modèles de recours aux stagiaires et contractuels concernés.

RASED

Le chantier métier RASED doit déboucher sur l’élaboration d’une nouvelle circulaire. Après une première copie rejetée par l’ensemble des syndicats, un nouveau projet est en cours. Le SNUipp-FSU y porte le renforcement des missions des différents personnels du RASED, la clarification du rôle du "Pôle ressource de circonscription", du pilotage du RASED et le maintien des trois spécialités au plus près des écoles et des élèves.

Le SNUipp-FSU s’opposera à toute dérive consistant à cantonner l’action du RASED aux seules situations d’urgence.

Pour que le dispositif se trouve conforté dans ses missions, il est nécessaire que cela se traduise par la création de postes et de nouveaux départs en formation, passant par un cadrage national. Le SNUipp-FSU continue, pour cela, d’agir à tous les niveaux (national, académique et départemental).

SEGPA/EREA

L’écriture d’une nouvelle circulaire définissant le fonctionnement des SEGPA pour la rentrée 2015 est prévue.

La prochaine rentrée en SEGPA et EREA se fera dans de mauvaises conditions pour nombre de départements : fermetures de divisions et de structure, augmentation des classes à doubles niveaux, fermetures de 6ème et volonté de certains DASEN de remettre en cause des orientations, directions de SEGPA vacantes voire regroupées, absence de départs en formation F ou en DDEEAS. De même les projets affirmés de remplacer les éducateurs d’EREA par des AED remettent en cause la qualité et la sécurité du service public d’éducation et les conditions de travail des éducateurs.

Le SNUipp-FSU a demandé une audience ministérielle afin de faire remonter les préoccupations. Il appelle les enseignants de SEGPA et EREA à participer aux initiatives qu’il organise le 10 juin partout en France.

Initiatives du SNUipp-FSU

Mardi 27 mai 2014, le SNUipp-FSU organise un colloque national « Pour que l’inclusion fasse école : Situations du handicap », réunissant chercheurs, des responsables associatifs, des acteurs de terrain (parents, enseignants, personnels spécialisés). Ce sera l’occasion pour le syndicat de faire des propositions concrètes sur la question et de rendre public les résultats d’une enquête réalisée auprès des enseignants sur la mise en place d’une école inclusive. Les sections départementales s’engagent à faire remplir l’enquête et à informer largement les collègues de cette initiative.

Le SNUipp-FSU organise une journée nationale de réflexion Plus de maîtres que de classes : à l’épreuve de la pratique … le mardi 10 juin 2014. Elle a pour objectif de rassembler des enseignants de toute la France, engagés dans le dispositif afin de récolter leur parole, mutualiser les pratiques et pointer les axes d’amélioration notamment autour du travail en équipe, de la formation et de la construction d’une école plus égalitaire. Les sections départementales s’adresseront aux collègues concernés pour les engager à y participer.

AVS : CDisation

Après les annonces du mois d’août, le SNUipp et la FSU n’ont cessé d’intervenir pour une véritable professionnalisation des AVS.

Le projet de décret sur les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), s’il peut être considéré comme une étape dans ce processus, est loin d’être un aboutissement. Les personnels assistants d’éducation (AED) sur mission AVS pourront ainsi être CDisés au bout de 6 années de CDD, mais en dehors du cadre général de la fonction publique, et les questions du temps partiel imposé, ou de la faiblesse des rémunérations restent entières.

Si les CUI pourront finalement être recrutés comme AESH à l’issue de leur contrat de 2 ans, ces recrutements ne pourront se faire que sur des postes budgétaires d’AED vacants, ce qui en exclut de fait la grande majorité.

Le SNUipp et la FSU se sont abstenus sur le projet de décret créant les AESH et ont voté contre le projet d’arrêté qui fixe une échelle de rémunération qui ne va que de 550 euros à 750 euros mensuels pour un contrat de 24 heures hebdomadaires...

Ils poursuivront, avec d’autres organisations syndicales et les associations du handicap avec lesquelles ils collaborent régulièrement, leur combat pour aboutir à un véritable métier, pérenne et statutaire, de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Droits syndicaux

Les enseignants doivent retrouver l’intégralité de leurs droits syndicaux. Le SMA représente une entrave au droit de grève. Le SNUipp-FSU poursuivra son action et ses interventions pour obtenir sa suppression et appelle la profession à abandonner la procédure de déclaration préalable lors des prochaines journées de grève.

Les enseignants doivent également pouvoir participer à des réunions d’information syndicale sur l’intégralité du temps de service, comme l’ensemble des fonctionnaires. Le SNUipp-FSU les invite à participer massivement aux RIS qu’il organise sur le temps de travail, y compris devant élèves, et s’opposera à toute interprétation restrictive du droit syndical, ainsi qu’aux menaces de sanctions, de la part de la hiérarchie.

Retraités

Le SNUipp-FSU apporte son total soutien à la manifestation nationale unitaire des retraités du 3 juin 2014. Ce jour, la FSU, la FGR-FP, la CGT, Solidaires, FO, la CFTC appellent l’ensemble des retraités à se mobiliser pour l’amélioration de leur pouvoir d’achat, pour le développement de services publics de qualité accessibles à tous, pour une prise en charge solidaire et par la Sécurité Sociale de la perte d’autonomie. Il appelle ses sections départementales à favoriser une participation nombreuse des instituteurs, institutrices et professeurs des écoles retraités.

Lutte contre l’extrême-droite :

Les municipalités gérées par l’extrême-droite pourraient prendre des mesures impactant fortement les écoles et les personnels. Pour y faire face, il est nécessaire d’impulser un travail d’observation et de mutualisation, à tous les échelons, que ce soit dans un cadre fédéral, intersyndical ou unitaire plus large. Le SNUipp-FSU y prendra une part active.

Marches des Fiertés LGBT :

L’ouverture du mariage à tous les couples il y a un an a permis de nouveaux droits, mais force est de constater que la dynamique engagée pour atteindre une véritable égalité a subi un coup d’arrêt. Nombreux sont les points sur lesquels les inégalités persistent pour les personnes LGBT : PMA, protection juridique des enfants, coparentalité, changement d’état civil libre et gratuit pour les personnes transgenres... De même, nos revendications concernant la lutte contre les LGBTphobies dans le système éducatif sont loin d’aboutir. Le SNUipp, avec la FSU sera présent dans les Marches des fiertés LGBT partout en France et notamment à Paris le 28 juin, pour revendiquer l’égalité pleine et entière des droits et réaffirmer son refus de toutes les discriminations.

RESF a 10 ans :

Le 24 juin 2014, RESF aura 10 ans. Le SNUipp-FSU appelle ses militants à participer aux mobilisations qui s’organisent un peu partout en France pour rappeler que les jeunes migrants en situation administrative délicate ou les enfants de familles reconnues sans papiers sont des élèves, qui doivent pouvoir poursuivre leur scolarité le plus sereinement possible. Pour cela, il est indispensable qu’eux-mêmes et leurs familles obtiennent l’autorisation administrative de continuer leur vie en France.

Enlèvements de lycéennes au Nigéria :

Le SNUipp avec la FSU condamne avec force ce rapt odieux qui porte gravement atteinte aux droits des femmes et au droit à l’éducation pour toutes et tous. Le gouvernement français doit tout mettre en œuvre, aux côtés de l’aide internationale, pour que ces lycéennes recouvrent au plus vite leur liberté et le chemin de l’école.

Appel du Conseil national du SNUipp-FSU

Faire réussir tous les élèves constitue notre engagement quotidien et la mission qui nous est confiée par la nation. Depuis deux ans, nous attendons les moyens concrets pour répondre à cette ambition. Or, le ministère a choisi de donner la priorité à une réforme des rythmes comme levier principal de la lutte contre l’échec scolaire et de la réduction des inégalités. Tout a été fait à l’envers. En étant soumise à la volonté des municipalités guidées par les contraintes du périscolaire et de leurs capacités inégales de financement, cette réforme relègue au second plan le temps de l’école pour les élèves et la prise en compte des demandes des enseignants. Il est incompréhensible que la révision des temps et celle des programmes scolaires (repoussée à 2015 pour la maternelle et 2016 pour l’élémentaire) n’aient pas été traitées ensemble. 
 On reste donc encore loin d’une réforme qui permette de construire un projet cohérent pour la réussite des élèves, recueillant l’adhésion de la communauté éducative. Les difficultés rencontrées cette année (inégalités territoriales, non gratuité, partage des locaux, confusion des rôles…) vont s’étendre. L’Éducation nationale doit reprendre la main. La semaine scolaire doit s’organiser selon un cadrage national avec des possibilités de dérogations émanant des conseils d’école dans l’intérêt du service public d’éducation et non selon le bon vouloir des collectivités locales. Il n’est pas acceptable que la liberté de choisir ses horaires laissée à l’enseignement privé puisse, localement, mettre l’école publique en difficulté.

C’est pour cette raison que nous continuons de demander la « non généralisation » de cette réforme, la suspension de sa mise en œuvre partout où les équipes enseignantes l’estiment nécessaire et une réécriture complète du décret Peillon.

La réforme des rythmes n’était pas la priorité. Pour nous, les priorités sont ailleurs. Il est plus que temps de traiter des vrais enjeux de l’école publique : les conditions d’apprentissages des élèves et les conditions de travail des personnels avec des créations de postes à la hauteur des ambitions. Il y a des urgences. La diminution des effectifs par classe, le renforcement conséquent des moyens de remplacement et de l’aide aux élèves présentant des difficultés sont aujourd’hui des nécessités incontournables. La réussite des élèves, l’amélioration des conditions de travail passent aussi par du temps dégagé pour les enseignants pour les travaux pédagogiques, la rencontre avec les parents… Pour cela, l’organisation des 108 heures doit être totalement revue avec la fin des APC.

Le ministère doit rétablir une formation continue répondant aux besoins professionnels des enseignants qui a quasiment disparu.

Notre école a besoin d’enseignants formés, reconnus, exerçant leur métier dans des conditions satisfaisantes et sereines et rémunérés à la hauteur de leur niveau de qualification. Dans un premier temps, les rémunérations et perspectives de carrière doivent être alignées sur celles des enseignants du second degré.

D’ores et déjà, la prochaine rentrée se prépare dans des conditions qui ne permettront pas d’améliorations pour l’école et ses personnels. C’est une alerte sociale que nous lançons dès à présent pour la rentrée prochaine. Nous construirons les actions nécessaires. Pour nous, la question d’une grève nationale est posée.

Moyens pour l’école, conditions de travail, salaires, le ministre doit maintenant répondre aux préoccupations et aux exigences des enseignants des écoles.

 

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