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9 septembre 2014

Communiqué de presse du SNUipp-FSU 87

Une rentrée toujours… sous tension !

Les effets d’annonces positifs supportent mal la confrontation avec la réalité. 60 000 postes sur le quinquennat sont prévus dont 54 000 dans l’Education Nationale. Pour le 1er degré, il s’agit de 14 000 postes, dont 3 000 pour l’accueil des moins de trois ans en maternelle en zones défavorisées et 7 000 affectés au principe du "plus de maîtres que de classes" dans le primaire. Restent donc 4 000 postes qui doivent faire face à l’augmentation du nombre des élèves attendus (la France, contrairement aux autres pays de l’UE et des Etats Unis, se porte bien du point de vue de la natalité). Les collègues qui partent à la retraite doivent aussi être remplacés. Le rattrapage des années de suppressions massives n’est donc pas d’actualité.

Dans beaucoup d’écoles, les effectifs maximaux sont atteints, voire dépassés, au regard des seuils d’ouverture de classe. Les RASED décomposés le sont toujours dans les mêmes proportions. Les effectifs par classe ne cessent d’augmenter. Les intégrations des élèves en situation de handicap se font à grands coups de postes précaires et de notifications partiellement suivies. Dans les écoles, les collègues ne voient pas le changement promis, en tout cas, pas en positif. Afin de lutter contre l’échec scolaire et de lutter contre le creusement des inégalités (sociales), le Ministère a trouvé LA solution : la Réforme des Rythmes Scolaires. Celle-ci doit tout résoudre et ce, sans mettre en œuvre LA véritable Réforme de l’Ecole, une vraie Refondation, où l’Etat devrait investir dans l’avenir, son avenir. Se décharger sur les collectivités locales et adapter l’ancienne « réforme » Darcos, avec son temps scolaire non obligatoire n’est pas une solution. La généralisation de la mise en place de la Réforme des Rythmes soulève toujours les mêmes problèmes : inégalités accrues entre les écoles, gratuité des activités périscolaires sur les anciens créneaux scolaires non garanties, organisations des emplois du temps faites avec les contraintes liées au périscolaire et aux transports notamment.

La situation de notre département n’est pas bonne et les moyens sont insuffisants. Nous avions alerté lors de la carte scolaire d’avril dernier l’administration sur cette insuffisance de moyens. Puisque les éléments de la Refondation de l’école n’avaient pas été prévus au budget, nous avions proposé de ne pas les mettre en place. Cela aurait permis de donner un signal fort au Ministère qui, en n’allouant que 10 postes à notre département pour 225 élèves supplémentaires attendus, n’a fait que répondre aux prévisions d’augmentation des effectifs. Certaines fermetures prononcées auraient pu être évitées et des ouvertures supplémentaires faites.

Des collègues très inquiets quant à leur devenir mais aussi celui de leur école nous ont alertés. Lors du CTSD et du CDEN d’ajustements de rentrée, cette inquiétude s’est révélée malheureusement justifiée concernant l’équipe de l’école Jean Giraudoux au Palais sur Vienne où une fermeture a été prononcée après la rentrée sans qu’aucun des partenaires n’ait été prévenu en amont. Alors que l’organisation de cette école avait été pensée et organisée, que chaque collègue avait préparé sa classe, tout a été remis en cause. De nombreux élèves ont du changer de classe et d’enseignant, dans de plus mauvaises conditions, et ce après la rentrée. Alors qu’est souhaitée une amélioration des rapports entre enseignants et parents d’élèves, une telle mesure est incompréhensible. Cette décision peut créer un climat de tension permanente, d’insécurité dans chaque école qui peut donc se sentir menacée de fermeture à tout moment. Nous avons demandé que soit revu cet arbitrage et renouvelé notre proposition d’utiliser un moyen de surnombre pour donner à Jules Ferry un moyen supplémentaire sans avoir à le prendre à Jean Giraudoux.

Dans de nombreuses écoles, dont plusieurs ont subi une fermeture de classe lors de la carte scolaire de 2014, les conditions d’enseignement sont dégradées. Le pseudo allègement de la semaine de classe ne pèse pas lourd lorsque les classes sont surchargées et les moyens de lutter contre l’échec scolaire amoindris. Le Ministère de l’EN, qui ne cesse de communiquer en « tout se passe bien, tout va bien » s’est curieusement doté d’un moyen de communication pour le moins coûteux en ces temps dits « de crise », la publicité. Qui n’a pas entendu sur les ondes vantés les mérites et les bienfaits de la Réformes des Rythmes scolaires ? Ce focus sur cet élément de la Refondation de l’Ecole a un intérêt supérieur : occulter les vraies solutions et propositions que propose le SNUipp-FSU.

La SNUipp-FSU demande le retour à un cadrage national de la semaine scolaire avec des possibilités de dérogations émanant des conseils d’école dans l’intérêt du service public d’éducation et non selon la volonté, les contraintes ou les moyens des collectivités locales. Nous souhaitons tous une école plus ouverte et plus à même de relever les défis à venir.

La SNUipp-FSU considère qu’il est grand temps de redonner à l’école la sérénité et la cohérence dont elle a besoin pour assurer la réussite de tous les élèves.

 

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