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25 septembre 2014

Compte rendu audience IA-DASEN du mardi 23 sept 14

Nous avons été reçus en audience par M. Le Mercier, IA DASEN, ce mardi 23 septembre 14 de 10h30 à 11h40. Nous avons souhaité le rencontrer afin de lui parler de plusieurs sujets problématiques.

- 1 - CLD et promotion

Nous avons demandé que soit revu un particularisme propre à notre département et source d’iniquité voire de double injustice, celui du sort fait aux collègues en CLD (Congé Longue Durée). Leur avancement au grand choix lorsqu’il devrait avoir lieu est effectivement bloqué par l’administration, ce qui représente une double peine pour des personnels qui sont dans des situations souvent extrèmement difficiles.

M. Le Mercier nous a dit qu’il était de sa compétence de trancher sur ce point. Il devrait demander leur point de vue à nos partenaires syndicaux.

- 2 - Hiérarchie

Nous avons voulu reparler des problèmes rencontrés par des collègues dans leurs relations avec leurs IEN.

Nous avons fait part des nombreuses remontées de collègues, plus particulièrement de ceux de la circonscription de Limoges 2.

Nous avons (à nouveau !) parlé de la surenchère dans les demandes de papiers administratifs, notamment pour les collègues en charge de la direction.

Nous avons fait état de retours négatifs de nombreux collègues (notamment de zone prioritaire) s’étant adressés à nous pour nous alerter sur la liaison collège- école et des grilles à remplir. Ces dernières ont pu laisser apparaître qu’ils devaient faire un rapport, pouvant être de type inspection, sur les collègues professeurs de collèges observés. Nous avons souligné que nous trouvions positive l’idée de rencontre entre collègues du premier et du second degré mais que la méthode était à revoir. Ces fiches peuvent aussi apparaître comme des éléments de contrôle du travail : la nécessaire confiance de la hiérarchie vis-à-vis de nous, personnels de terrain, n’étant de fait pas mise en avant.

Nous avons témoigné de l’impossibilité de décider de la répartition de son temps d’APC librement : en effet, pourquoi, par exemple, refuser une organisation au prétexte que toutes les semaines, voire une période, seraient sans APC ? Les projets d’organisation faits par les collègues reposent sur une réflexion, une expertise au plus prêt des réalités du terrain et ne sauraient être remis en cause sans justification argumentée. Des problèmes similaires ont aussi été constatés sur l’utilisation des 108 heures.

Nous avons dénoncé les menaces à l’inspection qui perdurent ("Vous savez que je vais venir vous inspecter…"). Alors que ce moment, déjà fortement anxiogène, devrait être repensé pour en faire un réel moment de retours sur nos pratiques, d’échange, il est rendu encore plus dur avec de tels agissements. Nous avons rappelé nos mandats en la matière : la note devrait être abandonnée (ou au moins déconnectée du déroulement de la carrière), de façon à laisser place à un autre rapport à l’inspection. Quant à la note elle-même, nous avons rappelé que tous les collègues n’avaient pas un rythme d’inspection identique, bien loin s’en faut et que les IEN croisés lors des inspections n’étaient pas les mêmes : de fait, la note obtenue n’a rien à voir avec une quelconque mesure mathématique du "mérite", notamment lorsque celle-ci est jugée comme juste moyenne ou insuffisante.

Nous avons également relaté des propos tenus sur le soi-disant manque d’implication dont feraient preuve des collègues parce qu’ils ne font pas d’heures d’accompagnement éducatif par exemple ... Nous avons dit que chacun s’implique à la hauteur de ce qu’il peut et désire faire et que cela ne préjuge en rien de son investissement dans le travail.

Il y a vraiment urgence à mettre en place des éléments de la CONFIANCE.

M. Le Mercier nous a dit tenir un discours clair aux IEN sur ce sujet. Il a parlé de la nécessité d’avoir entre IEN et collègues des relations de respect mutuel ... Nous espérons que ses recommandations se traduiront sur le terrain.

- 3 - Consultation sur les programmes

Annonce faite leur de la réunion des directeurs à l’ENSIL pour la journée du 14 octobre a été passée au mercredi matin 15 octobre. Une journée est ainsi devenue 1/2 journée.

L’IA a dit que la modification de la date avait été décidée après cette réunion.

- 4 - Cas UPE2A

Nous avons également évoqué les conditions d’exercice des brigades UPE2A et les indemnités auxquelles elles ont droit.

Nous avons expliqué que la mission de ces personnels ( il en reste 3 pour le département !) avait été complètement modifiée sans qu’elles soient consultées. Nous avons dit que le secteur d’Eymoutiers, avec l’ouverture du CADA, devait être doté d’un poste d’UPE2A.

Enlever aux 3 écoles disposant d’un poste d’UPE2A (Grand Treuil élé, Bénédictins élé et Joliot Curie élé à Limoges) des moyens alors même que les élèves fréquentant ces classes les matins étaient inscrits dans ces écoles pour cette raison n’est pas acceptable. Les collègues, dans leurs classes respectives, ont ainsi une surcharge de travail allant même jusqu’à se substituer à ce dispositif. D’autre part, dans toutes les autres écoles du département ayant des élèves allophones, les moyens UPE2A restants ont cette fois complètement disparus. Pour rappel, il y a encore 3 ans, il y avait 5 postes CLIN contre 3 maintenant...

Enfin, se déplacer tous les après-midis à Eymoutiers (53 minutes de trajet aller) pour des après-midis raccourcis (réforme des rythmes oblige) et où les élèves concernés auront peut-être plus de difficultés à se concentrer nous semble une fausse bonne solution. Par contre, un moyen supplémentaire dédié serait beaucoup plus à même de pouvoir répondre aux besoins constatés.

M. Le Mercier a dit que lors des opérations de carte scolaire en avril dernier, il n’avait pas eu d’informations permettant d’anticiper l’actuelle situation. Les élèves susceptibles d’être scolarisés alors étant annoncés plus âgés et dépendant donc du collège ou du lycée.

Nous lui avons répondu que nous avions alors développé un autre argumentaire faisant état du risque d’afflux d’élèves supplémentaires primo arrivants à l’école. Nous avons regretté que les moyens étaient tellement contraints qu’il n’y avait pas de possibilité de souplesse.

M. Le Mercier a aussi dit que les collègues UPE2A toucheraient les frais de déplacement ainsi que l’indemnité au titre du repas. Nous avons tenu à dire que cette demande, nous l’avions déjà faite depuis plusieurs années déjà. Les ex brigades CLIN touchaient il y a encore 4 ans l’ISSR, de même d’ailleurs que les TRS Limoges 3 & 4, ce qui pouvait être considéré comme représentant un juste défraiement. Depuis, seuls les frais de déplacement, bien moins importants que l’ISSR et surtout bien plus restrictifs, étaient versés. Sans les indemnités de restauration, dont nous avons rappelé qu’elles étaient encadrées par la loi (cf JORF n°0301 du 28 décembre 2013 / texte n° 14)

M. Le Mercier nous a assuré que l’administration mènerait un travail afin que tous les personnels ayant droit à ces indemnités puissent y avoir accès. Si vous pensez être dans ce cas , n’hésitez pas à nous appeler.

- 5 - Elections professionnelles

Nous avons souhaité savoir comment l’IA vérifierait la progression de la création des espaces électeur et s’il en serait rendu compte de façon régulière (chaque semaine par exemple). Y aurait-il une information aux collègues ? Un référent élection IA ou rectorat qu’on puisse contacter pour toute question ou tout problème était-il envisager ?

Compte tenu de l’heure, il a été convenu que nous enverrions un mail à l’administration afin que celle-ci puisse traiter ces questions et nous faire part des réponses apportées.

Fabrice Prémaud & Liliane Raynaud, co secrétaires du SNUipp-FSU 87

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