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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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2 octobre 2014

Compte- rendu de l’audience avec la mairie de Limoges du 30 septembre 2014

Présents : pour la mairie : Mr Lafond et son assistante, Mr Fontarensky ;

pour le SNUipp-FSU : Mme Mazabraud Hélène (directrice Montalat maternelle), Mr Seguy Arnaud (directeur Homérides élémentaires), Mr Prémaud Fabrice (co secrétaire SNUipp-FSU 87) , Mr Villacampa Nicolas (secrétaire départemental de la FSU)

Mr Lafond a d’abord souhaité s’adresser à Mr Seguy par rapport à son intervention auprès des médias courant juillet pour faire part de son mécontentement. Il rappelle qu’il est disponible à tout moment pour discuter.

M. Séguy a répondu et expliqué qu’il avait prévenu M. Fontarensky dès après l’interview et qu’il n’avait fait que répondre, en son nom propre, aux questions posées.

Nous sommes ensuite rentrés dans le vif du sujet de l’audience.

Nous nous sommes d’abord présentés comme représentants des enseignants, portant leur parole et leurs constructives critiques et autres remarques.

Nous avons rappelé le positionnement du SNUipp-FSU par rapport à la Réforme des Rythmes : nécessité d’avoir un cadrage national et réécriture complète du décret. Pour rappel, le SNUipp-FSU a voté par 2 fois en CONTRE au CSE (Conseil Supérieur de l’Education). Il a alerté sur les dérives inhérentes à ce texte à maintes reprises, lors des CDEN dédiés, lors des Comités de suivi (et bien seul à faire remonter une parole critique...) : remise en cause de la gratuité, du caractère obligatoire de l’école (cf les APC (ex APE), et même de la laïcité dans certaines communes), confusion des temps entre scolaire et péri scolaire, organisation des services rendue impossible (cf remplacement, décharges, emplois du temps), temps pour l’élève certes plus étalé du point de vue scolaire mais malheureusement aussi plus longs et source’ de plus d’énervement et de fatigue pour les enfants (et les adultes !)...

Nous avons dit que même si ce décret était proposé à application dans le respect de la loi, nous allions faire des remarques et des propositions pour que les choses soient améliorées.

Enfin, nous avons rappelé l’ordre du jour de cette audience : la sectorisation et le périscolaire.

SECTORISATION :

Nous avons d’abord rappelé les propos de M. Lombertie peu après son élection disant qu’il fallait revoir la politique de la ville en matière de logement. En effet, le meilleur moyen de lutter pour plus de mixité sociale au niveau d’une ville est bien d’avoir un projet visant à déconcentrer les secteurs comprenant quasi essentiellement des populations en difficulté sociale. Charge à l’Etat d’œuvrer pour que les inégalités sociales reculent, que le chômage et la précarité reculent, que les richesses soient mieux partagées...

Nous avons expliqué la responsabilité des directeurs lors des inscription (acceptation ou refus) des élèves, responsabilité qui doit être celle de la Mairie. Nous avons insisté sur le bien fondé d’une plus grande mixité sociale (et non l’inverse) et demandé si un projet existait. Nous avons enfin signifié qu’avec une sectorisation réfléchie pour que soit mieux mis en pratique le principe de mixité sociale, l’IA devrait avoir une vision de la carte scolaire moins globalisante à l’échelle d’une telle commune et devrait se recentrer sur le nombre des élèves par école.

Mr Lafond a commencé sa réponse en nous détaillant le gâchis budgétaire engendré par les dépenses de repas non consommés par les élèves.

Mr Fontarensky rappelle que l’IA-DASEN, Mr Le Mercier, s’est étonné de voir qu’une ville aussi grande que Limoges ne fonctionnait pas par sectorisation.

Mr Fontarensky précise qu’il ne souhaite plus que les parents choisissent leur école en allant se présenter à plusieurs directeurs pour affiner leur choix. Il prend comme exemple les inscriptions au collège mais également le quartier Sud de la Vienne : les écoles des Portes-Ferrées, de Saint-Lazare, de Jean Zay, du Pont-Neuf.... où au mois de mai « une commission » se réunit pour permettre une meilleure répartition des élèves. Il ajoute qu’un temps d’observation pour permettre une « sectorisation » est nécessaire.

Mr Lafond ajoute qu’une autre audience aura lieu avec le SE-UNSA vendredi prochain et souhaiterait qu’une réunion intersyndicale ait lieu courant novembre si les positions des deux syndicats ne sont pas trop divergentes. Nous faisons savoir que nous sommes d’ores et déjà d’accord sur le principe d’une telle réunion.

PERISCOLAIRE :

Nous avons tenu à dire la grande difficulté et le désarroi dans lesquels sont plongés directrices et directeurs des écoles mais aussi plus largement l’ensemble des collègues lorsque des parents leur posent des questions pratiques sur l’organisation du périscolaire. Mal ou pas informés, comme d’ailleurs les services administratifs de la mairie eux-mêmes, ils ne peuvent pas répondre. Il y a vraiment urgence à remettre de la cohérence dans l’organisation. Nous avons souhaité revenir sur les 2 séquences proposées dans le cadre du périscolaire et dire que les collègues ne pouvaient pas choisir entre qui allait aller à l’étude gratuite et qui à la garderie payante.

Mr Lafond explique que l’Etat s’est presque totalement désengagé financièrement pour la mise en œuvre de la réforme de 2013 et qu’une année de réflexion (l’année scolaire 2013-2014)) aurait été bénéfique avant la mise ne place de la réforme sur les 68 écoles de la ville. Mais ça n’a pas été le cas.

Mr Fontarensky souligne que payer le temps périscolaire suivant le coefficient familiale est une sorte d’équité. Il nous explique que ce soir lors du conseil municipal sera voté les études gratuites dans toutes les écoles élémentaires. Que l’année précédente les enfants des zones d’éducation prioritaire restaient jusqu’au bout de la garderie et que le système actuel peut peut-être remédier à cet abus.

Mr Lafond nous détaille ses discussions avec Mr Le Maire et indique qu’il a pris en considération les remarques faites lors des différentes réunions de directeurs mais également lors de ses visites d’école (par exemple les contrats éducatifs).....

Mr Fontarensky précise que les études surveillées qui deviennent gratuites dans toutes les écoles élémentaires sont bien une continuité de l’école car elles permettent aux enfants de faire leurs devoirs. Les études surveillées passeraient de 9 à 14 enfants voire 15.

Les enseignants qui sont employés pour les études travailleraient de 16h00 jusqu’à 17h15.

En école élémentaire, tout enfant qui ne va pas à un atelier ira en étude surveillée et ses parents pourront aller le chercher quand ils le souhaitent. Cette étude sera gratuite jusqu’à 17h15.

Par contre en maternelle, la garderie sera payante dès 16h30.

Nous nous sommes étonnés de ce "2 poids, 2 mesures" qui sera à coup sûr source de conflits. Nous avons aussi tenu à souligner que les parents dont le 1er enfant était en maternelle étaient par définition les plus jeunes et donc ceux ayant le moins de moyens financiers, que cette décision était tout aussi injuste que curieuse.

Mrs Lafond et Fontarensky nous ont dit qu’il fallait bien trouver des financements, que rien n’était gratuit, que sinon ils allaient être obligés d’augmenter les impôts locaux.

Nous avons dit que nous avions ciblé entre autres problèmes celui du financement mais qu’il y avait un fond d’amorçage, certes pas garanti pérenne mais que pour l’instant il existait. L’Etat a programmé un désengagement financier auprès des collectivités territoriales que nous avons dénoncé et sur lequel il faudrait revenir...

Nous avons aussi fait plusieurs remarques appelant plusieurs réponses :

- les enfants déjà inscrits à un atelier (payant) de la séquence 1 pourraient-ils se désinscrire pour aller à l’étude (gratuite).

réponse : "oui".

- les places en étude seraient-elles limitées et y aurait-il en parallèle une garderie ?

réponse : "non".

- où tous les élèves allaient-ils être accueillis ?

réponse : "il faudra utiliser plus de salles de classe"

Nous avons dit que les enseignants travaillaient aussi hors du temps de classe et notamment dans leur salle de classe (correction, installation, rangement, préparation...

réponse : "il faut bien trouver des solutions"

Nous avons souhaité que les enseignants puissent donner leur avis et être entendus s’ils souhaitent rester dans leur salle après la classe.

Le problème de l’accueil de beaucoup d’enfants après la classe est une des (nombreuses) interrogations que nous avons fait remonter au ministère dès la prise de connaissance de décret de loi.

- pourquoi pas de garderie gratuite en parallèle de l’étude proposée ?

réponse : "la garderie est plus chère que l’étude"

Nous nous sommes étonnés de cette réponse mais Mr Fontenresky nous a dit pouvoir en faire la démonstration quand nous le souhaiterions.

Nous avons alerté sur le fait que de nombreux enfants se verraient contraints à aller en étude et pourrait y avoir une attitude non adéquate en ces fin de journée où les signes d’une moins grande fatigue chez les enfants ne sautent pas aux yeux !

réponse : "il y aura de la souplesse dans la mise en place des études".

Synthèse de la nouvelle organisation :

- Pour les écoles maternelles :

16h00-16h3016h30-17h15 : séquence 117h15-18h00 : séquence 218h00-18h15
Garderie libératoire gratuiteGarderie payante ou ateliers payantsGarderie payante ou ateliers payantsGarderie libératoire

- Pour les écoles élémentaires :

16h00-16h3016h30-17h15 : séquence 117h15-18h00 : séquence 218h00-18h15
Garderie libératoire gratuiteEtudes surveillées gratuites ou ateliers payantsGarderie payante ou ateliers payantsGarderie libératoire

Mr Lafond devant se rendre au conseil municipal, la réunion s’est achevée à 18h45.

Hélène Mazabraud, Fabrice Prémaud, Arnaud Séguy, Nicolas Villacampa

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