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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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7 novembre 2014

Compte rendu du Conseil National des 5 & 6 novembre

Ce conseil national a eu un caractère un peu particulier pour nous, la Haute-Vienne ayant la charge du secrétariat de séances. C’est Laurianne Léon qui a assumé ce rôle, avec beaucoup de talent et de maîtrise !

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Laurianne à la tribune avec les 3 secrétaires généraux du SNUipp-FSU

LE TEXTE ACTION DU CONSEIL NATIONAL DU SNUipp-FSU DES 5 ET 6 NOVEMBRE 2014

Situation générale

La crise et ses conséquences notamment sociales, sont toujours aussi présentes. Les politiques menées à l’échelle de l’Europe avec des baisses massives de dépenses publiques sont lourdes de conséquences : une zone euro au bord de la déflation et une croissance économique à l’arrêt. En France, sans tirer aucune leçon de ce bilan particulièrement négatif, le gouvernement présente un projet de budget 2015 actant 50 milliards d’euros de réductions de dépenses publiques et sociales d’ici 2017, dont 21 milliards dès l’année prochaine. L’État et ses agences contribueraient à hauteur de 7,7 milliards d’euros, la Sécurité sociale à hauteur de 9,6 milliards d’euros et les collectivités territoriales pour 3,7 milliards d’euros.

De tels choix auront des effets dévastateurs sur l’emploi, les investissements, la fonction publique et les services publics et dégraderont la qualité des services rendus aux usager-es, tout en renforçant les inégalités sociales et territoriales.

Au sein de la Fonction publique, le gel du point d’indice se poursuit, l’enveloppe pour les mesures catégorielles se réduit fortement et plus de 1 200 emplois seront supprimés. L’Etat économisera ainsi 1,4 milliard d’euros au détriment de ses fonctionnaires et du service public. Ce plan d’austérité sans précédent est à mettre en regard des allègements fiscaux et sociaux accordés aux entreprises, pour plus de 40 milliards d’euros, via le pacte de responsabilité et le crédit d’impôt CICE, sans que ceux-ci ne garantissent un quelconque effet sur le chômage. Une politique décidemment économiquement inefficace et socialement injuste qui fait le lit des idées d’extrême droite !

La gravité de la situation économique, sociale et politique impose des responsabilités fortes au mouvement social pour populariser des solutions alternatives à cette politique libérale sur la base d’une répartition plus juste des richesses. Le mouvement syndical doit être attentif aux convergences réunissant dans l’unité la plus large, forces syndicales associatives et politiques afin de prendre toute sa place dans une démarche associant débats, informations et mobilisations.

Dans ce cadre, le SNUipp-FSU partage nombre de propositions alternatives à l’austérité qui se développent dans le débat public et notamment dans celles que portera le collectif AAA lors de la journée d’actions du 15 novembre. Sur les questions d’emplois, de salaires et de services publics, le SNUipp avec la FSU et trois autres fédérations de fonctionnaires (CGT, Solidaires, FA-FP) interpellera les député-es le 18 novembre. Il participera à la construction d’une initiative d’envergure la plus large possible en janvier.

Plan d’action

A mi-mandat du quinquennat, la politique éducative qui était affichée comme la grande priorité du gouvernement n’est pas à la hauteur de l’enjeu de la réussite de tous les élèves. En imposant une réforme des rythmes mal pensée, peu financée et largement contestée, qui désorganise le fonctionnement des écoles, le ministère a éludé les sujets prioritaires contre les inégalités scolaires.

Aujourd’hui, le compte n’y est pas. La réforme de la formation initiale au sein des ESPE ne répond pas aux enjeux et la formation continue est en totale déshérence ; les nouveaux dispositifs, mis en place avec des moyens insuffisants, concernent encore trop peu d’écoles ; les effectifs de classe restent chargés et pénalisent d’abord les élèves les plus en difficulté ; les moyens pour l’Education prioritaire sont insuffisants ; le mode de gestion des personnels (inspection, rapport à la hiérarchie, promotions, mutations, temps partiel...) reste insatisfaisant et connait même des dégradations ; la revalorisation salariale des enseignant-es du primaire est au point mort… Transformer l’école, c’est aussi changer tout cela !

Le gouvernement doit apporter des réponses concrètes pour améliorer les conditions de travail, de formation et de rémunérations des enseignants. C’est une condition indispensable pour faire progresser la réussite de tous les élèves et pour redonner de l’attractivité au métier. Tout cela nécessite que l’on y consacre les moyens nécessaires, ce que le gouvernement aujourd’hui refuse. Le SNUipp-FSU continue d’interpeller la ministre pour exiger l’ouverture immédiate de discussions sur la redéfinition des ORS et la revalorisation salariale. Le SNUipp-FSU rappelle sa consigne d’utiliser librement les heures d’APC. Il s’engage à intensifier sa campagne pour la rendre plus visible et il en fera le bilan.

Pour obtenir satisfaction et dans la suite de son alerte sociale, le SNUipp avec la FSU a décidé de faire entendre ses revendications pour l’école et les personnels. Pour ce faire, il met en place un plan d’action afin de créer les conditions de mobilisations massives.

Dans un premier temps, et dans le cadre de l’appel fonction publique de la FSU, le SNUipp appelle à une semaine nationale d’actions à partir du 17 novembre avec en point d’orgue un rassemblement-meeting fédéral, le 22 novembre à Paris. Dans ce cadre national, deux temps forts de mobilisations sont au programme : le 19 novembre, journée d’action dans les ESPE et le 20 novembre, dans le premier degré, journée de grève dans plusieurs départements. Cette semaine ne doit pas rester sans lendemain. Le SNUipp-FSU s’engage dans la construction d’une grève nationale dans le cadre fédéral et l’unité la plus large avant les vacances d’hiver 2015.

AESH-AED-CUI : quinzaine d’actions

Au moment du débat budgétaire, une quinzaine d’actions fédérales (SNUipp-SNES-SNEP-SNUEP) est organisée du 12 au 26 novembre pour obtenir des moyens à la hauteur des besoins afin de pérenniser les missions et lutter contre la précarité subie par plus de 150 000 personnes en contrat AED, AESH et CUI.

Il s’agit notamment d’exiger, dans un premier temps, la transformation de tous les emplois CUI à mission AVS en emploi AESH ouvrant le droit à un CDI. Dans le même temps, il faut rendre effectif le droit au temps plein pour ces emplois AESH et améliorer plus largement les conditions d’emploi, d’exercice et de rémunération de ces personnels.

Il s’agit également de pérenniser les missions des CUI « aide à la direction » et d’assurer l’insertion professionnelle de ces personnels. Il continue de demander la création d’emplois statutaires et pérennes pour ces missions. Cette quinzaine d’actions prend différentes formes dans les départements et académies : audience, rassemblement, réunions syndicales, grève... Le SNUipp-FSU soutient l’appel à la grève lancé par le collectif « AVS en colère » pour le 25 novembre.

Elections professionnelles

Les quatre semaines à venir seront essentielles pour conforter et renforcer la représentativité du SNUipp et de la FSU. Le SNUipp-FSU a déposé 154 listes et ce sont plus de 2000 candidat-es qui s’engagent à promouvoir et mettre en œuvre les principes de transparence et d’équité, à se mettre au service de la reconnaissance professionnelle de nos collègues et la réussite des élèves. Le SNUipp-FSU poursuit sa campagne « voter, c’est facile ». Il appelle les collègues à créer massivement leurs comptes électeurs et à exercer dès le 27 novembre leur droit de vote pour exprimer leurs exigences. Il se donne les moyens de réussir le pari de la participation afin que le vote SNUipp-FSU passe la barre des 50% et que la FSU retrouve la première place dans la Fonction Publique d’Etat. Il exige que le ministère mette tout en œuvre pour assurer la participation du plus grand nombre dans de bonnes conditions.

RIS et exercice du droit syndical

Le SNUipp-FSU s’était opposé à la circulaire qui restreint l’exercice plein et entier du droit syndical des enseignants du premier degré en n’autorisant qu’une seule des 3 réunions d’information sur le temps élèves, et à la condition « que l’accueil , la surveillance et l’enseignement soient organisés en priorité ».

Force est de constater que la mise en œuvre depuis la rentrée donne lieu à des interprétations restrictives dans de nombreux départements : limitation à l’avenant du nombre de participant-es par école, refus du choix de certaines dates, augmentation du délai d’information des IEN, participation soumise à la possibilité de remplacements... Pour le SNUipp-FSU c’est à l’administration qu’incombe la continuité du service public. Il appelle donc les personnels à participer massivement, dans les départements, aux réunions d’information syndicales sur l’ensemble du temps de service, notamment à 3 RIS sur le temps de classe, pour peser dans le rapport de force. Il s’opposera à toute sanction, soutiendra et accompagnera les enseignants qui en seraient victimes.

Le SNUipp-FSU exige la réécriture de la circulaire permettant à l’ensemble des collègues de participer à trois RIS sur le temps de classe. Il interpellera la ministre afin d’obtenir l’ouverture de discussions. Dans ce cadre, il recherchera l’unité la plus large. Par ailleurs, il continue d’étudier les voix de recours juridiques.

Budget de l’éducation

Dans un contexte d’austérité budgétaire, le budget de l’Education nationale est en légère hausse en 2015. Les 2 511 créations de postes annoncées dans le premier degré, serviront, pour l’essentiel, à faire face à la hausse démographique. Après les 35 600 élèves supplémentaires de cette année, une augmentation de 23 600 élèves est prévue pour la rentrée 2015.

L’abaissement des effectifs dans les classes, la reconstruction des RASED ou l’augmentation des moyens de remplacement ainsi que les dispositifs phares du ministère, comme la scolarisation des enfants de moins de 3 ans ou le « plus de maîtres que de classes » hors éducation prioritaire ne sont pas prêts de se concrétiser.

Les 47,13 M€ prévus pour les mesures catégorielles, en baisse de plus de 10 M€ par rapport à 2014, sont largement insuffisants : combinées à une cinquième année de gel du point d’indice, ces mesures ne permettront pas le rattrapage des salaires des enseignant-es du premier degré.

Ce budget ne permettra pas de réelles améliorations des conditions d’apprentissage des élèves et des conditions d’exercice du métier d’enseignant-e à la rentrée 2015. Certains territoires cumulent tant de difficultés qu’ils ne sont plus attractifs et ce sont les enfants qui sont dans les pires situations économiques et sociales qui n’ont plus le droit à une école de qualité. Cette situation doit faire l’objet de mesures spécifiques dès maintenant : dotation spécifique, politique d’accès facilité au logement, bonification permettant une mobilité ultérieure, majoration/bonification indiciaire. Ce sont bien les choix budgétaires nationaux qui permettent de rétablir une école égalitaire sur le territoire.

Le maintien du fonds d’amorçage pour les rythmes constitue une première réponse au financement des communes. Pour autant, le SNUipp-FSU dénonce le financement de ce fonds, à hauteur de 307M d’euros, par le budget de l’Education nationale. Il demande un financement pérenne, par un budget spécifique de l’Etat, permettant la mise en œuvre d’activités périscolaires de qualité sur tout le territoire.

Education prioritaire

La nouvelle carte d’éducation prioritaire pour la rentrée 2015 est en cours d’élaboration et il y a un enjeu fort à ce que les personnels et leurs représentant-es y soient associé-es à tous les niveaux. Elle permettra aux écoles classées en REP et REP+ d’avoir plus de moyens : postes surnuméraires, dispositif moins de trois ans, allègement de service (pour les REP+) et revalorisation de la prime (multipliée par 1,5 pour les REP, et par 2 pour les REP+).

Pour autant, le SNUipp-FSU dénonce le choix fait par le ministère de rester seulement à 1082 réseaux. En effet, comme les besoins ont augmenté et que le périmètre s’est élargi avec l’intégration légitime de Mayotte, des écoles vont sortir de l’éducation prioritaire ou d’autres ne pas y entrer alors que leurs conditions sociales et scolaires nécessitent qu’elles y soient.

Le fait de ne prendre que les collèges pour référence de cette nouvelle carte pose des problèmes importants pour certaines écoles. Les situations particulières d’écoles doivent être prises en compte et aucune école ne doit sortir de l’éducation prioritaire si la situation sociale de ses élèves ne s’est pas améliorée. De la même manière, des écoles doivent pouvoir bénéficier des moyens spécifiques de l’éducation prioritaire, si cela se justifie, lorsque le collège n’est pas labellisé.

De plus, les critères choisis par la DEPP (% d’élèves en ZUS, % de boursiers, % d’enfants avec un an de retard en 6ème, et % de familles à catégories socio-professionnelles défavorisées) risquent de ne pas prendre en compte toutes les réalités de nos écoles et notamment les celles des écoles rurales. Le SNUipp-FSU a interpellé le ministère sur tous ces sujets. Il exigera dans les instances la transparence au niveau de ces critères et l’équité sur le territoire. Le SNUipp-FSU demande un CTM exceptionnel en décembre pour lister le nombre d’écoles ne faisant pas partie à tort de la nouvelle carte d’éducation prioritaire et demande qu’elles y soient intégrées. Cela nécessitera une nouvelle dotation budgétaire. D’ici-là, le SNUipp-FSU informera, réunira les collègues et organisera les mobilisations nécessaires pour que la cartographie se fasse à partir des besoins du terrain et non à partir d’une enveloppe contrainte.

Le SNUipp-FSU se félicite d’un premier allègement de 18 demi-journées en REP+ et sera vigilant sur sa mise en œuvre. Il ne doit pas donner lieu à des contrôles ni des injonctions des IEN. Laissées à la libre appréciation des collègues, ces demi-journées doivent être des temps d’échanges de pratiques, de rencontres avec les parents et les autres personnels et permettre de construire des recherches-actions pour les équipes volontaires. Les moyens nécessaires doivent y être consacrés.

Rythmes scolaires

La généralisation de la réforme des rythmes scolaires ne doit pas clore le débat sur la question. Le SNUipp-FSU reste mobilisé et réaffirme ses analyses et mandats sur cette réforme. Les collègues rencontré-es font état d’un grand mécontentement et d’une dégradation de leurs conditions de travail et de leur vie personnelle. Il a lancé une enquête en ligne qui permettra d’établir un état des lieux et de recueillir la parole des enseignant-es. Les résultats devront permettre de porter auprès du ministère les revendications de réécriture du décret et d’ouverture de négociations pour une tout autre réforme.

À ce jour, 10 000 collègues ont répondu, il est important de continuer à la faire remplir massivement par les collègues pour donner plus de poids aux interventions du SNUipp-FSU.

Les premiers enseignements de cette enquête seront rendus publics et diffusés auprès de la profession la troisième semaine de novembre. Le SNUipp-FSU s’engage à faire des résultats de cette enquête un rapport précis début janvier 2015.

Simplification administrative de la direction d’école

Des groupes de travail doivent se tenir dans les départements pour aboutir à des protocoles départementaux de simplification administrative pour la rentrée 2015. Le SNUipp-FSU doit investir ce chantier et veillera à la tenue partout de ces discussions. Pour ce faire, il décide de réunir les collègues pour construire avec eux des propositions concrètes de tâches à simplifier qui seront portées auprès des DASEN lors des discussions.

Psychologues de l’éducation nationale

Le ministère s’est engagé dans la création d’un corps unique de psychologues de l’Education nationale avec deux valences, 1er et 2nd degré et un recrutement au niveau du master 2 de psychologie. Un schéma directeur du mode de recrutement, du concours, de la formation est en discussion. Le SNUipp-FSU a porté des propositions pour une préparation au concours et une formation professionnelle intégrée au cursus du master. Les missions respectives ayant déjà été arrêtées dans le chantier métier RASED et dans le chantier COPsy et directeurs de CIO. Suivront des groupes de travail sur les obligations réglementaires de service, les salaires et régimes indemnitaires etc.., dans lesquels le SNUipp-FSU interviendra pour obtenir les meilleures conditions statutaires et rémunérations.

Le SNUipp avec la FSU demande l’intégration sans condition des psychologues en poste, sur la base du volontariat ainsi que des mesures d’accompagnement permettant la poursuite d’études pour les enseignant-es qui veulent devenir psychologues.

Au-delà du conseil national technique qui se réunira le 14 novembre, le SNUipp-FSU se donnera les moyens de consulter les personnels sur ces propositions.

Consultation socle et programmes

Le SNUipp-FSU réaffirme qu’il est indispensable que les professionnel-les de l’enseignement puissent travailler ensemble, réfléchir, réinterroger les outils qu’ils devront s’approprier pour la réussite de toutes et tous. Le SNUipp-FSU dénonce les modalités d’organisation de la consultation nationale qui ne s’est pas faite dans de bonnes conditions avec des déclinaisons différentes selon les départements, conduisant, pour certains départements, à être annulé sur le temps de classe, suite à des pressions extérieures. Le SNUipp-FSU reste vigilant pour que l’avis des collègues soit bien pris en compte et participe de l’évolution des textes proposés.

Le SNUipp-FSU rappelle aussi son exigence de contenus de programmes ambitieux et réalistes pour l’école. Leurs mises en œuvre doivent être précédées d’un grand plan de formation pour les enseignants, qui doit démarrer dès cette année. Nous demandons que le ministère prévoit la publication de documents d’accompagnement qui fassent état des travaux de la recherche et développent des pistes pédagogiques. Ces outils doivent être communiqués aux enseignant-es avant la mise en application de ces nouveaux programmes.

Le SNUipp-FSU demande qu’un nouveau temps banalisé, pris sur le temps de classe, soit dédié à la consultation des programmes de l’élémentaire.

Maternelle

Le 20 novembre, dans le cadre de la semaine d’action nationale de la FSU, le SNUipp-FSU organise un colloque national à Rennes « l’école maternelle, une grande école pour les petits ». Le SNUipp-FSU mettra en débat avec l’éclairage de la recherche les premières pistes pour réussir ces premiers temps de scolarisation dans une école qui prenne véritablement en compte les besoins spécifiques de ces jeunes enfants, entre 2 et 6 ans.

A l’issue de ces travaux le SNUipp-FSU lancera un appel, soutenu par des chercheuses et des chercheurs, pour un grand plan de développement.de la recherche sur l’école maternelle afin de renforcer la formation initiale et continue des enseignant-es

SEGPA/EREA

Alors que des discussions sont en cours au niveau ministériel, dans certains départements des IA-DASEN annoncent la fermeture unilatérale des sixièmes SEGPA et passent en force. Le même phénomène a été observé pour les EREA avec le remplacement des PE-éducateurs-trices par des AED dans les internats. Le SNUipp-FSU dénonce ces décisions prises sans concertation des enseignant-es, qui ne tiennent pas compte des besoins spécifiques de ces publics d’élèves en grande difficulté scolaire et qui fragilisent les structures. Il intervient immédiatement auprès du ministère afin de dénoncer ces pratiques et d’y mettre un terme. Le SNUipp-FSU reste vigilant et continue de défendre les personnels et le maintien de leur statut.

Conférence nationale sur l’évaluation des élèves

Une Conférence nationale sur l’évaluation des élèves a été lancée en juin 2014.

Elle débouchera sur un débat public qui aura lieu les 11 et 12 décembre, lors des Journées de l’évaluation des élèves.

Le SNUipp-FSU lors du CSE d’ouverture de cette consultation a dénoncé l’empilement de dispositifs d’évaluation et l’expérience calamiteuse du Livret personnel de compétences, véritable « usine à cases ».

Il attend donc que cette conférence aboutisse à poser un cadre stable et opérant sur les finalités et les usages de l’évaluation au service de la réussite de toutes et tous.

Formation initiale

Les conditions d’entrée dans le métier des stagiaires sont très difficiles. Les PES issu-es du concours 2014 exceptionnel sont à temps plein en classe. Les PES issu-es du concours 2014 rénové ont une charge de travail trop importante, notamment du fait du mi-temps en responsabilité. La formation, que cela soit dans le cadre du master ou de la formation dite « adaptée », ne répond pas à leurs besoins.

Les budgets alloués aux ESPE et les arbitrages ministériels ne permettent pas une formation professionnelle de qualité, adossée à la recherche. Dans certaines ESPE, les stagiaires n’ayant pas à valider un master se sont mobilisé-es sur les problèmes posés par la mise en place de la formation adaptée.

Le SNUipp-FSU a interpellé le ministère sur la situation des stagiaires contraints de suivre des cours pendant les vacances scolaires. Face au refus du ministère d’intervenir auprès des ESPE, le SNUipp-FSU mobilisera les stagiaires et continuera d’intervenir auprès du ministère.

L’administration n’informe pas les stagiaires sur la possibilité de choisir les indemnités de stages et de déplacements à la place de la nouvelle indemnité forfaitaire moins avantageuse.

À compter de la session 2014 rénovée, la prime d’entrée dans le métier n’est plus accessible aux stagiaires ayant été en responsabilité de classe plus de trois mois avant l’obtention du concours. Sur l’ensemble de ces questions, le SNUipp-FSU continue de mener bataille auprès du ministère, des académies et des ESPE.

Le SNUipp-FSU continue d’exiger une remise à plat de la formation. Il porte ses revendications auprès du ministère. Dans le cadre de la semaine d’initiatives et d’actions, il appelle, avec la FSU, à une journée nationale de mobilisation dans les ESPE le 19 novembre, pour réclamer de meilleures conditions de formation pour toutes et tous, un stage ne dépassant pas le tiers-temps, et des moyens suffisants pour garantir une formation de qualité. Il lance avec la FSU une pétition nationale sur ces questions et construira avec les stagiaires les suites de l’action.

PEMF

L’évolution des missions des PEMF doit se traduire en actes sur le terrain. Or le temps de décharge insuffisant et la multiplication des missions ne leur permettent pas de jouer pleinement leur rôle dans les ESPE et font perdre toute cohérence à leur mission de formation. Le SNUipp-FSU organisera un stage à destination des PEMF, dans le premier trimestre 2015, afin de faire un bilan et d’envisager les sujets à traiter et les actions à mener.

Recrutements

Le nombre de contractuel-les enseignant-es augmente faute de recrutements suffisants ou du refus de faire appel aux listes complémentaires. Cette situation n’est pas acceptable. Le SNUipp-FSU rappelle son opposition au recrutement de contractuels. S’il répond à l’urgence, il ne peut en aucun cas se pérenniser. Le SNUipp-FSU demande le recours aux listes complémentaires partout où c’est nécessaire. Dans l’immédiat, le SNUipp-FSU demande les moyens d’un meilleur accompagnement et d’une formation des contractuel-les. Elles et ils doivent également être préparé-es au concours.

11 920 postes sont ouverts à la session 2015 du CRPE, ce qui correspond à une augmentation de 28,6 % par rapport au concours rénové. Mais le nombre d’inscrits aux épreuves n’a pas augmenté de manière substantielle (5000 candidats supplémentaires, soit 6,8 % d’augmentation par rapport au concours rénové). Après trois concours qui n’ont pas fait le plein de recrutement, le ratio ne sera pas amélioré, ce qui aggravera la crise du recrutement en particulier dans les académies les moins attractives. Le SNUipp-FSU dénonce la situation actuelle dans les départements déficitaires qui conduit au recours important de contractuels.

Il y a urgence. Le SNUipp-FSU demande au ministère d’ouvrir au plus vite des discussions pour trouver des solutions immédiates à cette crise de recrutement. Il demande notamment : le décalage des dates de concours dans les académies, la possibilité pour les candidats-tes sur liste complémentaire d’être stagiairisé-es dans les académies déficitaires, l’organisation d’un concours exceptionnel supplémentaire en juin/juillet pour les académies déficitaires. Le SNUipp-FSU continue de réclamer des pré-recrutements pérennes, l’amélioration des conditions de formation et d’entrée dans le métier et une revalorisation salariale.

Syndicalisation

La période pré-électorale est l’occasion de renforcer la campagne de syndicalisation.

Tous les outils de communication, les contacts, l’ensemble des rencontres (RIS, stages, mobilisations, tournées d’écoles, permanences à l’ESPE...) doivent être mis à profit pour proposer de se syndiquer.

Il faut continuer à faire de la syndicalisation une priorité quotidienne. La mise en place du paiement en ligne et sa valorisation par les sections donnent des résultats très encourageants notamment chez les collègues entrant dans le métier.

Droits et libertés

La mort de Rémi Fraisse, ce jeune militant écologiste qui s’opposait au projet de barrage de Sivens, suscite une légitime émotion. Tout doit être fait pour établir les responsabilités de ce drame qui montre une nouvelle fois la disproportion des moyens utilisés par les forces de l’ordre dans ce type de manifestation. Le SNUipp-FSU dénonce ces violences ainsi que le mépris des pouvoirs publics face à celles et ceux qui estiment ne pas être entendu-es.

 

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