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29 novembre 2014

Enfance en danger, on continue vendredi 5 Déc à 12h

Le 6 octobre 2014, le Conseil Général a voté, en commission permanente, des changements très importants concernant l’admission des enfants au service de l’Aide Sociale à l’Enfance, à savoir :

• L’arrêt de toute prise en charge des jeunes majeurs, dès l’âge de 18 ans, s’ ils n’ont pas été placés durant trois ans consécutifs durant leurs minorité.(à l’exception des enfants handicapés). Les autres doivent quitter leur lieu d’accueil le jour de leur 18 ans (famille d’accueil, établissement). • Les enfants qui ont été placés durant trois ans consécutifs pourront éventuellement bénéficier d’une aide financière (après avis d’une commission).pour payer en partie leur hébergement autonome ; c’est à dire qu’ils sont contraints également de quitter leur lieu de vie. • Le ou les parents en difficultés, dont les enfants seront placés, à leur demande où à celle du juge, devront participer financièrement au placement de leur enfant, si leur quotient familial mensuel est supérieur à 400 euros.

Cette régression sociale est considérable vis à vis d’enfants aux parcours souvent dramatiques et fragilisés. Elle annule un dispositif d’aide légale qui a permis à des centaines de jeunes de poursuivre des études, d’acquérir une qualification, de « finir de se construire », leur permettant ainsi de vivre de manière réellement autonome.

Cette décision légitimée par le Conseil général, essentiellement pour des motifs économiques, frappent les plus fragiles. C’est une vision à court terme qui, loin de faire des économies, va précipiter des jeunes dans la marginalité sociale.

C’est une vision comptable et inhumaine qui aura également des incidences sur l’ensemble des services d’accompagnement des jeunes, que ce soit sur le plan social, scolaire, professionnel, médical.

Le 24 novembre à 21H, à la demande de la Présidente du Conseil Général, les forces de police sont intervenues pour évacuer les travailleurs sociaux présents dans les locaux.

Suite à la mobilisation générale du lundi 24 novembre des travailleuses et travailleurs sociaux du Conseil Général avec leur Intersyndicale FSU-CGT, soutenue par SUD , une délégation représentant l’ensemble des grévistes a été reçue par le Directeur Général des Services dans l’après-midi.

La Présidente du conseil Général maintient son refus d’abroger la délibération de la Commission Permanente du 6 octobre 2014 qui conduit à la rupture de la prise en charge de jeunes majeurs entre 18 et 21 ans. Elle propose un début de négociations à partir de la semaine prochaine sur la mise en place de critères dérogatoires, ce que nous ne pouvons accepter. Il est inadmissible pour nous de cautionner des décisions politiques qui laissent sur le bord de la route des jeunes en souffrance jusque là protégés et accompagnés par le Conseil Général.

A l’issue de cette rencontre l’Administration a exigé que nous quittions les locaux, en contre partie de quoi elle s’engageait à ouvrir les négociations. Dans le cas contraire, la Présidente solliciterait l’intervention des forces de l’ordre pour nous évacuer. L’assemblée générale des travailleurs sociaux n’a pas cédé à ce chantage inacceptable. Sachez que la Présidente du Conseil Général tient ses promesses : la police est intervenue !!!!

Depuis, la mobilisation se poursuit , lundi elle a rassemblé de nombreux manifestants, elle continuera encore ce vendredi :

Venez soutenir leur action vendredi 5 décembre à 12 h sur le parvis de l’Hôtel du département.

Pour que des jeunes ne soient pas abandonnés le jour de leur 18 ans

Signez la pétition en ligne ICI

Communiqué de presse de la FSU (extrait) :

La FSU Limousin et la FSU 87 ne peuvent pas laisser sans réponse une attaque aussi sérieuse envers les salarié-es et leurs représentants syndicaux. Elles apportent leur soutien aux revendications des personnels et de l’ensemble des travailleurs sociaux. De plus, elles s’insurgent une nouvelle fois contre les méthodes utilisées par le Conseil Général et des propos indignes tenus contre les professionnels du travail social et leurs syndicats par Madame la Présidente lors d’une interwiew télévisée.

C’est pour cela que nous avons demandé à notre Secrétaire Générale, Bernadette Groison, d’intervenir auprès du ministère des affaires sociales afin qu’une médiation soit mise en place sous la responsabilité de Monsieur le Préfet de Région. Il est urgent, pour les jeunes, pour les personnels ainsi que pour les élu-es que ce conflit se termine au plus vite et que cette décision inhumaine et injuste soit revue.

 

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