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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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16 janvier 2015

Compte rendu Audience Formation au Rectorat

Ce jeudi 15 janvier, le SNUipp-FSU académique a été reçu au rectorat pour parler de la formation initiale et spécifiquement de la formation des fonctionnaires stagiaires.

Membres présents : Max Gratadour, conseiller du recteur pour le 1er degré chargé de la formation, Valérie Benezit secrétaire générale du rectorat, Jacques Migozzi directeur de l’ESPE de Limoges, Anne Precigout représentante du SNUipp-FSU 19, Fanny Tissandier représentante du SNUipp-FSU 23, Laurianne Léon et Fabrice Prémaud représentants du SNUipp-FSU 87.

Lorsque nous avons exposé les points que nous souhaitions aborder, Mr Migozzi nous a indiqué que les maquettes des masters étaient nouvelles depuis cette année. Il est prévu de mettre en place une révision pour l’année prochaine, le Conseil d’Orientation Scientifique et Pédagogique de l’ESPE s’est réuni hier pour travailler sur l’UE de la formation transversale. Il nous invite à prendre contact avec Mr Rouy (président du COSP) et à lui faire part de nos propositions liées aux contenus de formation universitaire qu’il transmettra.

Concernant le calendrier :

Nous avons constaté que les stagiaires dépassent les 24h par semaine. (certaines semaines à 27h, 26h15...), sans compter le travail personnel de préparation du stage filé et des stages massés et les écrits universitaires de type dossier. (Estimation stagiaires 45h/sem minimum)

Pourquoi les stagiaires continuent à avoir des cours à l’ESPE pendant les vacances ?

Mr Gratadour nous répond que le temps de travail des fonctionnaires stagiaires ne correspond pas au temps de service des enseignants titulaires. Ils doivent 12h / sem à l’Education Nationale et la formation dispensée par l’ESPE répond à un volume de 296H par an (décidé académiquement) Cette formation ne peut pas être organisée sur 12h / sem, il y a des semaines plus chargées et d’autres allégées avec, par exemple, des semaines avec 2 jours sans cours.

Le SNUipp-FSU était intervenu l’année dernière pour demander une demi journée libérée par semaine pour préparer la classe. C’est le cas majoritairement pour le lundi après-midi.

Nous signalons qu’en Creuse ce n’est pas toujours respecté.

Mr Migozzi ajoute que pour mettre en place cette formation d’un gros volume, il faut masser ou réduire les temps.

En tenant compte des obligations liées à la titularisation et en faisant remonter le calendrier pour permettre l’organisation des 2 sessions d’examens, les cours à l’ESPE s’arrêtent en mai. Le volume de 296h de formation est donc réparti sur 24 semaines. Les 2 semaines prises pendant les vacances sont indispensables.

Les Stagiaires continueront donc à avoir des cours à l’ESPE pendant une semaine aux vacances d’automne et une semaine aux vacances d’hiver.

Cette année l’emploi du temps correspondant au semestre 4 a été donné tardivement, serait-il possible l’année prochaine de le communiquer plus tôt ?

L’ESPE va essayer.

Trop de modifications d’emplois du temps à la dernière minute, serait-il possible d’en informer les stagiaires ?

L’ESPE va essayer. Ils s’interrogent sur l’utilisation d’un système d’alerte SMS.

Concernant les critères de validation :

On nous avait dit qu’une grille de critères donnant lieu à l’avis de l’ESPE pour la validation serait fournie aux stagiaires, qu’en est-il de cet outil ? Quels critères vont être retenus ?

Mr Migozzi nous indique que la grille de critères (que remplira le référent ESPE) était en cours d’élaboration. Il nous fait part d’un courrier envoyé aux fonctionnaires stagiaires dans lequel il est indiqué qu’il sera tenu compte pour la validation :

- de l’assiduité en cours et du sérieux de l’engagement dans la formation
- de la soutenance effective d’un mémoire de recherche
- de la production d’un portfolio numérique (C2i2e)
- de la qualité du stage en responsabilité

Pour les titulaires d’un master : il n’y a pas d’obligation de passation des examens (partiels et dossiers amenant à une validation d’UE).

Nous interrogeons Mr Migozzi sur l’obligation de production d’un mémoire pour les étudiants ayant un master autre que celui de l’enseignement. Il nous semble qu’ils ont déjà démontré leurs compétences en matière de recherche.

Il nous répond que c’est un choix académique, appuyé par des demandes institutionnelles et qu’ils assument cette exigence.

Il considère que le stagiaire déjà titulaire d’un master a des équivalences qui lui libèrent suffisamment de temps pour se consacrer à la rédaction d’un mémoire.

Nous sommes convaincus de l’importance de la recherche dans la formation des enseignants mais il nous semble qu’une seule année pour préparer un mémoire ne permet pas de faire ce travail correctement, d’aller au bout de la réflexion. Nous craignons que ce ne soit vécu que comme une contrainte nécessaire à la validation.

Nous alertons Mr Migozzi sur la redondance de certains cours comme l’anglais qui s’avère être essentiellement une préparation au CLES.

Il nous répond que les stagiaires titulaires du CLES sont dispensés des cours d’anglais.

Quelle sera la formation adaptée prévue l’année prochaine ?

Un parcours spécifique devrait être mis en place, l’ESPE est en attente de textes d’arbitrage national. Ils s’orienteront plus vers de la recherche action, des apprentissages plus professionnels...

Concernant les stages :

Pourquoi, pour pouvoir bénéficier d’un accompagnement, le stagiaire doit-il être mis en « procédure d’alerte » ?

Mr Gratadour nous informe qu’il faisait très attention à ne pas surcharger les EMF et ne pouvait donc pas proposer des stages d’observation à tous les stagiaires. En Haute-Vienne et en Corrèze, la possibilité a été utilisée et certains ont pu se rendre chez des EMF ou des maîtres "experts". Ce protocole est mis en place pour ceux qui expriment des difficultés ou quand les tuteurs en ont remarqué.

Il n’y a pas assez de formateurs EMF en Haute-Vienne et Corrèze car les postes ne sont pas pourvus.

Nous intervenons pour appuyer la contradiction entre la demande d’aide qui nous paraît être un engagement dans la formation et la procédure d’alerte qui peut être vécue comme un élément négatif intervenant dans la titularisation.

Quelles modalités de stage envisagez-vous l’année prochaine ?

Le crainte du SNUipp-FSU est de voir des stagiaires effectuer leur mi-temps sur 2 jours et demi en binôme sur un support. (voir compte-rendu de l’audience auprès de l’IADASEN du 7 janvier)

Par exemple à Bordeaux : la situation est catastrophique. La charge de travail apparaît énorme, les stagiaires sont épuisés et il y a beaucoup de démissions.

Cette configuration pose de nombreux problèmes :
- Qui a la responsabilité de la classe ?
- Qui gère la relation aux parents, aux élèves, aux collègues ?
- Comment organiser les cours à l’ESPE ?
- Comment travailler en binôme et sur quel temps ?
- Sur quel temps préparer les 2 jours et demi de classe en plus des cours de master ?

Nous pensons que le format actuel d’alternance stage filé / stages massés répond plus à une formation initiale de qualité.

Mr Gratadour nous propose de nous rencontrer d’ici février pour discuter ensemble de différentes hypothèses envisagées pour l’année prochaine. D’emblée, nous disons notre accord.

Anne Precigout représentante du SNUipp-FSU 19, Fanny Tissandier représentante du SNUipp-FSU 23, Laurianne Léon et Fabrice Prémaud représentants du SNUipp-FSU 87

 

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