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27 janvier 2015

Audience Formation avec Max Gratadour du 22/01

Suite à l’audience que nous avions eue la semaine dernière (voir compte-rendu ICI) concernant la formation des stagiaires, M. Gratadour (Conseiller du recteur pour le premier degré et doyen des inspecteurs de l’Education nationale de l’académie de Limoges) nous avait proposé de nous rencontrer à nouveau cette semaine pour que nous donnions nos avis sur les propositions d’organisation de stage de l’année 2015-2016.

Nous avions quelques questions d’ordre pratique, auxquelles M. Gratadour a répondu :

- Pourquoi les dates des stages massés 2 et 3 ont-elles été données si tardivement ? Nous avions connaissance des supports dès la CAPD d’octobre.

Réponse : Les dates des stages massés apparaissent dans le synopsis fourni aux stagiaires dès la rentrée.

- Pourquoi les affectations des stagiaires sur ces supports sont-elles données si tard ?

Réponse : Les affectations sont données un mois avant le début du stage massé. Il y a quelques changements entre les informations que l’on a en CAPD et la réalité (certains collègues refusent leur stage, peuvent être en arrêt maladie, les niveaux donnés ne correspondent pas...). Du coup, afin de fournir des informations justes aux stagiaires, il faut que tout soit vérifié.

Nous faisons remarquer que le temps entre la connaissance de l’affectation et la début du stage peut être assez court et mettre les stagiaires en difficulté quant au temps nécessaire à leur préparation. M. Gratadour nous indique que pour le prochain stage (stage massé 3), les affectations seront données avant les vacances de février.

- Quels sont les critères d’affectation sur les stages ?

Réponse : La priorité est donnée au changement de cycle et si ce n’est pas possible au moins de niveau.

Nous faisons remarquer qu’en Haute-Vienne il apparaît une alternance plutôt « économique » des stages, ex : stage filé à Limoges et stage massé à Limoges (pas d’IFF), stage filé hors Limoges et stage massé hors Limoges (seulement IFF).

M. Gratadour nous répond qu’en effet, il a une consigne forte des services qui gèrent les frais de déplacement et qu’il doit éviter au maximum le versement de ceux-ci. Il privilégie donc les stagiaires qui touchent déjà l’IFF sur des supports de stages hors Limoges et ceux qui ne la touchent pas sur des supports sur Limoges ou sur leur commune d’habitation.

Nous faisons remarquer que le respect de cette consigne budgétaire amène à une certaine injustice entre les stagiaires, certains effectuent déjà de longs trajets pour aller en stage filé, doivent également le faire en stages massés et d’autres ont des stages près de chez eux.

Organisation de la formation pour l’année 2015-2016

M. Gratadour a commencé par nous présenter le contexte pour l’année prochaine puis les 2 hypothèses de stages sur lesquelles il réfléchit et qu’il proposera au recteur le 29 janvier puis aux DASEN des 3 départements courant février.

Le contexte : Cette année (2014-2015), les stagiaires ont effectué les décharges de directeurs sur les mardis et mercredis, il y a eu un surcoût de temps de décharge donné aux directeurs qui correspond à une perte d’environ 5 Temps Plein sur l’académie.

L’ESPE a fonctionné avec un seul groupe de stagiaire ne mobilisant à chaque fois qu’un seul prof d’université.

L’année prochaine, il y a 115 postes au concours pour l’académie, si l’alternance stage filé / stage massé est conservée, la perte serait entre 8 et 9 1/2 Temps Plein.

L’ESPE devrait fonctionner avec 2 groupes de stagiaires sur Limoges et nécessiter un dédoublement des interventions des profs d’universités. Les stages massés poseraient un réel problème d’organisation pour les emplois du temps de ces 2 groupes et le volume de formation serait difficilement assuré.

Pour ces raisons, le fonctionnement tel qu’il était proposé cette année paraît difficilement envisageable.

Intervention et commentaires SNUipp-FSU : Nous avons d’emblée déploré la mie en avant de la recherche d’économies. Cette vision a priori des choses rend le discours du Président de la République et de la Ministre de l’EN en complet décalage avec la réalité. Est annoncée la reconstitution de la Formation Initiale, sous forme là encore de "priorité", et dans les faits, la situation à la prochaine rentrée sera dégradée par rapport à celle de cette année. Nous avons rappelé le projet de la FSU en liaison avec la Formation Initiale : pré recrutement à bac +3, mise en place d’une formation professionnelle non parasitée par l’obtention de master, concours, mémoire, brevets... Bref, un retour à une véritable formation !

Dans notre académie, la formation initiale a été pensée au mieux possible dans le cadre des contraintes imposées avec stages massés et stages filés. Ne plus proposer de stages massés est pour nous un recul majeur.

Les 2 hypothèses d’organisation :

- Proposition 1 : Stage filé sur 2 classes différentes : par exemple le lundi dans une classe A, le mardi dans une classe B, un mercredi sur 4 dans la classe A et un mercredi sur 4 dans la classe B. Plus de stage massé.

Cette proposition ne nous convient pas. Nous mettons en avant l’augmentation de la charge de travail pour le stagiaire (préparer les 2 jours et demi de classe, assurer le classe ET valider un master et rédiger un mémoire) et les difficultés de tuilage avec les 2 titulaires sur la semaine.

D’autre part, les personnels titulaires TRS seraient également pénalisés car il faudrait à nouveau reconstituer des blocs (déjà difficilement créés cette année !). Alors que nous avons demandé que plus de stabilité soit recherchée dans la constitution des blocs, ce bouleversement aboutirait à plus de modifications encore...

De plus, des mesures de carte scolaire devraient alors être prises...

- Proposition 2 : Stage filé pour 2 stagiaires en binôme sur une classe : par exemple Paul sur la classe le lundi, mardi et un mercredi sur 2 et Pierre sur la même classe le jeudi, vendredi et un mercredi sur 2. Plus de stage massé.

Cette proposition ne nous convient pas. L’année de formation en master 1 ne prépare pas les étudiants à la responsabilité d’une classe dans sa globalité. Ils ne vivent que 2 stages en pratique accompagnée. Il apparaît très dangereux de les mettre ainsi en binôme dans les classes... la relation aux familles, aux collègues, aux élèves, la progressivité des apprentissages, le tuilage... sont autant d’ éléments qui pourraient les mettre en difficultés rapidement et les faire renoncer au métier.

Nous avons encore rappelé les discours sur la priorité à la formation, bien différents des actes...

En conclusion, nous avons dit que nous souhaitions une organisation avec stages massés et filés, comme cette année. Nous avons dénoncé la vision purement comptable de l’administration, la recherche d’économies au détriment de la qualité. L’Enseignement, l’Ecole, les Enseignants (anciens et futurs) méritent une toute autre vision des choses. Mais on économise aussi sur notre dos, le gel du point d’indice date de 2010 (Sarkozy) et a été prolongé jusqu’en 2017 (Hollande). Dans ces conditions, seule la construction d’un rapport de force pourra faire infléchir ce gouvernement. Rendez-vous le 3 février !

Laurianne Léon et Fabrice Prémaud, représentants du SNUipp-FSU 87

 

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