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4 février 2015

Mobilisation réussie !

prime recteur et caricatures

Le rectorat annonce 30 % de grévistes sur l’académie pour cette journée du 3 Février mais on ne le redira jamais assez : le pourcentage est calculé par rapport au nombre total de collègues en activité (y compris par ex les collègues en congé maladie ou en temps partiel ...)

En Haute-Vienne, sur 100 école contactées hier et donc 652 collègues, (260 écoles et 1600 collègues dans le département) , 30 écoles étaient fermées et 385 collègues en grève (59 %).

Le nombre d’écoles fermées est un bon indicateur de la mobilisation. Au delà des chiffres, on peut donc se féliciter d’une forte mobilisation dans notre département,signe d’un très fort mécontentement des collègues.

Au niveau national, la participation a été inégale non que la colère des collègues et les raisons de se mobiliser soient moindres mais plusieurs facteurs peuvent éclairer une mobilisation en demie-teinte.

D’abord certains départements très fortement touchés par la carte de l’éducation prioritaire se sont fortement mobilisés les semaines passée et sont un peu "épuisés" ; ensuite les propos démobilisateurs des autres syndicats, qui, nationalement, et pour certains localement, non seulement n’ont pas appelé à la grève, mais aussi critiqué cette action avec force. Ils ont sans doute pesé dans la balance aussi, l’Unité Syndicale étant le moyen le plus efficace de lutter. Malheureusement, cette unité n’est depuis 2012 plus possible. Les soutiens sans faille à la Réforme des Rythmes, la validation du plan de promesses des créations de postes sont autant de raisons qui poussent certaines organisations à ne pas lutter et même à défendre ce(s) gouvernement(s).

Pour finir et ce n’est pas la moindre raison, ces chiffres sont basés sur le nombre de déclarations d’intention de participer à la grève alors que certains départements avaient décidé d’appeler à ne pas faire ces déclarations pour s’opposer à ce fonctionnement que nous dénonçons également, dommage qu’aucun média ne relaie cette info...

Localement, les plus courageux se sont retrouvés autour d’un café à partir de 8h30 et ont couvert les grilles du rectorat de banderoles, affiches, caricatures ....

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banderole ça doit cesser
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Rejoints par tous, profs d’école, de collège, de lycée général et professionnel, la manif a rejoint la préfecture.

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lycée st Exupéry

Une trentaine de collègues se sont ensuite rendus salle JP Timbaud à l’invitation du SNUipp-FSU. Les échanges ont été riches et ont tourné principalement autour des moyens d’action pour faire avancer nos revendications :

- Les constats unanimement partagés à propos du remplacement par exemple ont suscité quelques idées à peaufiner

- la nécessité d’informer et de convaincre les parents de nos conditions d’exercice et donc des conditions dans lesquels se trouvent leurs enfants pour apprendre ... par le biais des conseils d’école ?

- la nécessité également de renouer les liens avec la profession (ce que nous avons déjà engagé avec les RIS de secteurs et des visites d’école plus régulières) afin de susciter le débat, expliquer, sortir les collègues de la déploration pour les emmener à reprendre la main. Le syndicat doit informer, donner la légitimité pour agir quand les collègues, souvent, n’osent même pas refuser de se rendre à une "invitation" de l’administration hors temps de travail à des réunions chronophages. Commençons par dire STOP à tout ce qui ne présente pas d’intérêt pour nous ou nos élèves (tableaux divers et variés par ex) ; ne répondons plus aux "invitations", aux consultations qui sont facultatives ou alors par un message : DONNEZ-NOUS LE TEMPS !

- Les limites de la journée de grève ont été pointées : la nécessité de s’engager dans un combat de longue haleine, avec des actions qui amèneront les collègues à se remobiliser, la nécessité d’étendre notre lutte à d’autres secteurs que celui de l’enseignement pour faire aboutir nos revendications s’imposent à tous.

Les points positifs de cette journée de grève ont eux aussi été évoqués : elle était indispensable pour marquer notre colère face au gouvernement et a permis des rencontres, des échanges, suscité des envies, des idées ... Elle s’est achevée par un moment convivial autour des "victuailles" apportées par tous.

La lutte , elle , est à continuer ... sauf à penser que tout va bien.

Certaines organisations syndicales qui avaient lancé une alerte sociale et n’ont pas donné suite sont donc satisfaites par les réponses qu’elles ont obtenues. Nous attendons avec impatience de les connaître !

 

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