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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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6 février 2015

Compte rendu de la "concertation" sur le numérique pour l’éducation

Ce jeudi de 13h45 à 17h15 s’est tenue la "concertation" sur le numérique pour l’éducation au lycée Maryse Bastié de Limoges.

Nous avons été invité, au titre du SNUipp-FSU 87, à participer à la "concertation sur le numérique pour l’éducation". Une "rencontre départementale" a été programmée pour ce jeudi 5 février à 13h45 au lycée Maryse Bastié de Limoges. Nous avons décidé de nous y rendre pour y dire ce que nous avons à dire. Il est écrit dans le message d’invitation que cette concertation "permettra, par la diversité des acteurs invités, de susciter des débats, de valoriser des initiatives innovantes et de faire remonter des points de vue divers."

Dans l’amphithéâtre où les participants étaient rassemblés, on trouvait entre autres des proviseurs, chefs d’établissements, professeurs, PE, conseillers pédagogiques, DDEN, élus, IEN, 2 autres représentants syndicaux (1 SE UNSA, 1 SGEN CFDT)...

M. Le Mercier, l’IA DASEN 87, a fait un discours d’ouverture présentant les "enjeux du numérique éducatif et de la concertation". Il était entouré à la tribune de M. Rousseau, IEN chargé de mission sur le numérique et de M. Gratadour, doyen des IEN en charge de la formation dans le 1er degré auprès du Recteur d’Académie.

Dans son discours, l’IA DASEN a dit que :

- le numérique était "une opportunité pour l’école"
- l’école devait être plus inclusive, pour la réussite de tous les élèves, dans un contexte très défavorable et très complexe
- le numérique participe de la contagion médiatique
- il était nécessaire de dépasser la logique d’innovation et d’expérimentation
- cette 1/2 journée n’était qu’un point de départ, qu’elle ne serait pas suffisante et qu’il faudrait donc qu’elle soit suivie d’autres moments
- chacun devait impulser une dynamique constructive et collective
- être capable de s’interroger sur notre professionnalité
- la question du sens était essentielle. Passer de " à quoi ça sert" à "comment ça change" : passer à la dimension culturelle de l’école
- le développement d’internet "bibliothèque à ciel ouvert" abouti à la culture de l’immédiateté, à une forme nouvelle de ségrégation à combattre : le jeunisme
- sur internet, il y a un éclatement en micro-communautés virtuelles qui renforcent les communautarismes
- la dimension politique du vivre ensemble était capitale
- le CNR avait produit alors un espoir d’avenir
- l’école a un rôle capital : son rôle social. Elle doit porter la question du traitement de l’information. Elle doit permettre de comprendre les systèmes et les réseaux

Il a effectué la mise en garde suivante : ne pas réduire le numérique à son instrumentalité.

Il a mis en avant la nécessité d’utiliser les 3 entrées que sont le pédagogique, la didactique et l’épistémologique.

Il a ensuite présenter les 3 ateliers de réflexion suivants :

- Atelier 1 : le numérique, les apprentissages et la réussite de tous les élèves

Remarque : 80% des jeunes se connectent chaque jour à internet

- Atelier 2 : Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives

Remarque : 97% des enseignants pensent que le numérique est incontournable mais que seulement 10% organisent des séances dédiées.

- Atelier 3 : Le numérique et les compétences de demain.

L’environnement numérique est d’une complexité absolue.

S’en est suivi le visionnage d’un petit film montrant des expériences d’utilisation du numérique dans des classes.

Ensuite, les 3 ateliers se sont mis en place.

J’ai participé à l’atelier 2 et ai à plusieurs reprises pris la parole :

- Quelle formation est prévue pour la mise en place du numérique dans l’éducation ?
- Quel matériel ? Comment ne pas dénoncer les diversités de moyens, de dotations entre les écoles. Ceci est une source d’accentuation des inégalités. Un collègue a très bien expliqué qu’en changeant d’école, il passait du tableau numérique à la craie. Un plan de l’Etat est-il prévu pour que chaque élève, dans chaque école, puisse disposer des meilleurs outils, avec des gens correctement formés ?
- Les systèmes d’exploitation sont issus de grandes sociétés, pour certaines en situation de monopole. Les logiciels coûtent horriblement cher. Pourquoi l’Etat n’oeuvre-t-il pas pour développer les systèmes d’exploitation libres de droits ?

A toutes ces questions, aucune réponse, ou alors "ce n’est pas vraiment le sujet". "Il faut aller aux contenus" !

Mais comment parler de contenus quand de nombreux collègues ne disposent même pas des contenants ? Comment faire quand on est aussi mal formé, où la formation continue est quasi inexistante ?

D’autres personnes (Maire de St Brice sur Vienne, ...) dans la salle ont été d’accord avec mes propos et remarques, tandis que d’autres ne voyaient pas la nécessité de mettre en place des formations. Un chef d’établissement allant même jusqu’à dire que tout le monde était maintenant doté des outils performants, y compris dans "la plupart des familles" !

Beaucoup de chemin reste à parcourir et surtout, là encore, la question des moyens au sens large est posée.

Rappelons par ailleurs que le SNUipp revendique :
- une égalité de l’accès à l’informatique et au numérique dans toutes les écoles
- de la formation initiale et continue pour chaque enseignant
- des moyens pour que chaque enseignant soit doté de matériel adapté et de qualité.

Une Concertation nationale sur le numérique pour l’éducation est organisée sur le site du ministère notamment en direction des enseignants.

Fabrice Prémaud, co secrétaire du SNUipp-FSU 87

 

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