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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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16 avril 2015

Compte Rendu Audience Mairie de Limoges du 16/04

Présents : Mr Lafond, adjoint au maire Affaires scolaires et activités périscolaires et Mme Robeix, son assistante, Mme Dalloux, direction de la jeunesse, vie scolaire, Mr Fontarensky, direction des affaires scolaires et les représentants des personnels : Hélène Mazabraud, Laurianne Léon et Arnaud Seguy pour le SNUipp-FSU 87, des représentants du SE-UNSA, SNUDI FO et SGEN-CFDT.

En préambule, il a été dit que ces audiences étaient un moment important qui permettait de dialoguer et d’échanger sereinement. Il est important qu’elles aient lieu assez régulièrement. Le rythme de 4 audiences par an est proposé. La prochaine aura lieu en juin, un ordre du jour sera établi à partir des questions diverses des syndicats.

Concernant la carte scolaire

- Sur le dispositif d’accueil des moins de 3 ans existant avant la loi de refondation de l’école, des éducateurs jeunes enfants étaient présents. La municipalité a décidé de supprimer ces postes ce que nous regrettons fortement. Les EJE étant des personnels formés à la petite enfance, ils apportaient une vraie plus-value au dispositif.

Mr Lafond explique que les finances de la municipalité ne sont pas au beau fixe et qu’il faut absolument faire des économies de frais de fonctionnement. Mr Fontaresky rajoute que sur les dispositifs de moins de 3 ans créés par l’Education Nationale, il n’y a pas d’EJE, il n’est pas possible de fonctionner avec des classes qui bénéficient d’un EJE et d’autres pas. (Alors autant les supprimer tous plutôt que d’en mettre à tout le monde !)

Nous demandons, si, pour compenser, il serait possible de mettre sur ces dispositifs des ATSEM formées et volontaires et de les remplacer systématiquement en cas d’absence.

Il nous ait répondu qu’il y a des difficultés de remplacement des ATSEM car il y a des personnels en congé et beaucoup plus d’absenteisme.

Serait-il possible de faire des recrutements supplémentaires ?

Il n’y aura pas de recrutements supplémentaires, il y a 27 ATSEM remplaçantes qui tournent sur les écoles et ce nombre a déjà augmenté. En réponse à l’absentéisme des ATSEM est aussi évoqué leurs conditions de travail et les horaires très lourds qu’elles effectuent (journée continue)

Il y a un problème de récupération d’heures des ATSEM, serait-il possible de faire récupérer ces heures sur le temps de ménage (en été) plutôt que sur le temps de classe ? Avant 2008, le rattrapage se faisait sur le temps ménagé. Aujourd’hui, elles ne sont pas exclusivement prises sur le temps scolaire mais quand les absences sont validées (formation par exemple) on ne peut pas revenir dessus.

- Concernant l’école de Bellegarde : dans le projet de carte scolaire, l’école de Bellegarde passerait à 1 classe unique. C’est un vrai problème. Il faudrait maintenir au moins 2 classes dans cette école pour lui permettre de fonctionner normalement même si les effectifs sont faibles.

Mr Lafond se félicite d’avoir sauvé l’école de Bellegarde. Dès Toussaint, il s’est rendu à l’école accompagné du maire. C’est une jolie école, sur un joli site, la mairie souhaite qu’elle continue d’exister et est intervenue dans ce sens auprès de l’IADASEN.

Nous nous inquiétons quant à l’organisation pédagogique qui sera proposée l’année prochaine et à la difficulté dans laquelle se trouvera notre collègue seule dans cette école.

Mr Lafond nous répond que l’IADASEN s’était engagé à suivre la démographie du site et à réouvrir dès que celle-ci le justifierait.

- Concernant les autres écoles de la ville

Mr le Maire a envoyé un courrier à l’IADASEN en date du 10 avril, il a fait part de son inquiétude concernant certaines écoles de la ville (Grand Treuil, Montmailler..). Il a demandé l’ouverture d’un dispositif UPE2A (anciennement CLIN) supplémentaire pour permettre d’accueillir dans de bonnes conditions les élèves allophones. En effet, les écoles de la ville qui ont ce dispositif ont des effectifs chargés...

Réponse au CTSD...

Concernant les procédures d’inscription

Lors de notre dernière rencontre, les représentants de la mairie nous avaient informés du souhait de la municipalité d’effectuer les inscriptions selon un protocole défini avec la DSDEN. Les critères retenus par la mairie devaient être : priorité au quartier, aux fratries, aux habitants de Limoges.

- C’est le nombre d’enfants dans l’école qui va réguler la procédure (avec un calcul par classe) global. Qu’en est-il de la pris en compte des niveaux dans l’école ?

Il nous ait répondu que l’organisation pédagogique de l’école est de la responsabilité du directeur d’école. La mairie inscrira en fonction de la capacité d’accueil de l’école. L’Inspection Académique a demandé à la mairie de ne pas s’occuper de ce problème de "cohortes".

Nous regrettons, évidemment, cette consigne donnée par notre administration et insistons sur le fait qu’il est très important de communiquer avec les directeurs, surtout quand les inscriptions se font en cours d’année. La procédure de changement d’école en cours d’année va être durcie : seules des raisons de déménagements ou de changements de situations familiales seront acceptées.

-  Il y a des enfants qui sont sur la liste d’attente alors qu’il y a une fratrie déjà dans le groupe scolaire, qu’en sera-t-il ?

A partir du 11 mai, les dossiers vont être examinés pour "remplir" les écoles au max de leur capacité d’accueil. (Pour l’instant, on n’est qu’à 80%). Le critère de la fratrie sera le critère numéro 1 mais si il ne reste que 22 places dans une école et qu’il y a 25 enfants qui ont un fratrie, il faudra faire une demande exceptionnelle à l’Inspection Académique, si celle-ci refuse, l’enfant ne sera pas inscrit. Il n’y pas de sectorisation à Limoges, il faudra inscrire l’enfant dans une autre école. (quitte à se retrouver à l’autre bout de la ville si toutes les écoles sont saturées !)

-  Justement, qu’en est-il de la sectorisation à Limoges ? Ce n’est pas une volonté de la mairie pour l’instant.

- Quels sont les seuils pris en compte pour les zones d’éducation prioritaire ?

Ce sont ceux de l’administration (25.5 en élémentaire et 26.5 en maternelle)

Nous rappelons que même si les inscriptions sont réalisées par la mairie, il est très important de communiquer avec les directeurs. Mme Dalloux nous assure que pour toutes les inscriptions en cours d’année, elle a joint les directeurs sauf pour 3 cas inscrits pendant les vacances de février, les délais n’ont pas permis de le faire. Elle nous affirme être très vigilante sur ce point et souhaiter garder de bonnes relations avec les directeurs d’école.

Concernant les informations de la mairie aux directeurs

La mairie avait envoyé un mail aux directeurs pour rappeler que les enfants étaient sous la responsabilité des enseignants après 11h30 (suite à la fermeture des garderies dans certaines écoles). Cette information est fausse : les enseignants n’ont pas à "garder" les élèves en dehors de leur service, cette règle est stipulée dans la circulaire n°97-178 du 18 septembre 1997 relative à la surveillance et à la sécurité des élèves dans les écoles maternelles et élémentaires publiques. Les enfants de l’élémentaire sont sous la responsabilité de leurs parents dès la fin de la classe si ils ne sont pas inscrits sur un temps périscolaire.

Le conseil d’école peut agir pour écrire aux familles. La mairie n’a pas à intervenir dans ce domaine. Il faut faire attention aux formulations dans les courriers adressés aux directeurs qui peuvent se sentir "offensés".

Mr Lafond fait part de son désaccord, il est impensable de laisser un enfant seul sur le trottoir, il y va de notre sens morale. Nous partageons cette remarque mais insistons sur le fait que légalement, il n’en ait rien et que de toute façon, ce n’est pas à la mairie de nous demander des comptes sur ce point.

Concernant le périscolaire

L’organisation de l’année prochaine sera la suivante :
- une séquence de 16h15 à 17h15 d’accueil périscolaire (étude, garderie, accompagnement éducatif..) GRATUITE
- une séquence de 17h15 à 18h15 d’ateliers TARIFEE

Le cahier des charges des ateliers periscolaires sera élaboré et diffusé (dans la suite du PEDT), 2 fois 4 mois (debut le 28 septembre et fin le 3 juin), Les tarifs seront simplifiés : le même en fonction du quotient famillial. Le 18 mai : recensement des inscriptions. Dès septembre, pour chaque école, présentation du programme des ateliers : groupes minimum 10.

Nous rappelons notre opposition à la réforme des rythmes scolaires et nous nous inquiétons quant à la pertinence d’un tel dispositif, pourquoi des ateliers si tardifs ? Quelle est la prise en compte du rythme de l’enfant ? Avec ces horaires, les ateliers seront moins fréquentés, est-ce dans le but de faire des économies ?

Il n’y a pas de réponses claires à ces questions.

Pourquoi calquer l’organisation de la maternelle sur celle du primaire, ne serait-il pas possible de mettre des ateliers dès 16h15 pour les enfants de maternelle ? (ce qui permettrait aussi aux intervenants d’assurer 2 créneaux d’ateliers sur 2 écoles)

Mr Lafond s’engage à remonter cette proposition.

Est abordé aussi le problème des règlements des écoles qui ne sont pas forcément connus et respectés pendant les temps periscolaires, comment faire pour qu’il y ait une meilleure harmonisation ?

Mme Dalloux nous répond que le règlement intérieur de chaque école n’est pas le même que celui du temps periscolaire. Mr Lafond intervient pour dire que les animateurs doivent respecter les règles de l’école et qu’il ne faut pas hésiter à leur rappeler et sinon à informer la mairie.

Nous demandons à ce qu’il y ait plus de temps de concertations entre enseignants et animateurs sur ce point mais aussi sur l’organisation des ateliers et du périscolaire en général.

Concernant la nouvelle tarification du restaurant scolaire

Le forfait 4 jours est plus intéressant qu’actuellement mais les parents ont du mal à se positionner à l’avance sur tel ou tel forfait. Pour les familles qui sont dans la précarité, en recherche d’emplois, les situations familiales peuvent très vite évoluer, comment faire ?

Mme Dalloux nous dit que c’est un système complexe mais on peut modifier un forfait en cours d’année, il faut juste terminer le trimestre. Si il y a maladie, accident de parcours dans la vie familliale, des changements seront possibles, à voir au cas par cas.

Concernant l’intervention des MNS sur les piscines

C’est une action saluée par les collègues, l’apprentissage de la natation réalisé par des professionnels sera très appréciable pour les élèves. L’accompagnement par des personnes en service civique est également très appréciée.

C’est expérimental pour cette année mais devrait être généralisé dans toutes les piscines municipales.

Actuellement le MNS n’est pas le même à chaque séance, c’est difficile de travailler en continuité. Mme Dalloux nous informe qu’il y a de gros problèmes de planning car les MNS peuvent donner des cours privés sur leur temps de travail "municipal". Il sera tenu compte de cette remarque dans l’organisation de l’année prochaine.

Concernant les appels de portables

Nous signalons qu’il n’est pas pratique de devoir passer par le standard de la mairie pour pouvoir appeler un portable et qu’il faut souvent renouveller l’opération. Mme Dalloux est consciente du problème mais nous indique que les abonnements pour les professionnels sont très chers, il faudrait voir précisément ce qui serait possible.

L’audience commencée à 14h30 s’achève vers 17h.

Vos représentants du SNUipp-FSU 87, Hélène Mazabraud, Laurianne Léon et Arnaud Séguy

 

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