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10 janvier 2016

RIS fonctionnement d’école (direction, travail en équipe) : mercredi 10 février 9h-12h

Leur direction et la notre : Le statut ? Les EPEP ? Les écoles du socle ? Rôle et place de chacun au sein de l’équipe ?

Pour l’école, pour notre métier : prenons le temps de Débattre et de Réfléchir ensemble !

Quel Fonctionnement d’école ? Réunion d’information organisée sur le temps devant élèves mercredi 10 février 2016 de 9h à 12h Salle JP Timbaud, à Limoges.

Avec la participation de Laurent Cadreils (membre de l’équipe nationale) sur le fonctionnement et la direction d’école, une fonction à la limite de la rupture.

Cette RIS sur le temps de travail est un droit. Elle vient en complément des 6h déduites du temps des animations pédagogiques pour faire justement valoir les 9h dues à chaque enseignant. Pour Participer, il vous suffit de prévenir votre IEN au moins 48h à l’avance. Afin de garantir la continuité de service et donc de faciliter l’organisation du remplacement, nous vous engageons à envoyer le plus tôt possible une autorisation d’absence à votre IEN (et de nous l’envoyer en double). cf modèle de lettre.

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modele lettre ien ris sur temps de travail

Voici un texte pour alimenter la réflexion avant les échanges lors de cette RIS.

Maintien ou fin des circonscriptions ? statut hiérarchique pour le Directeur ?

Un rapport de l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale (IGEN), datant du mois de juin 2015, s’est notamment intéressé à l’échelon qui concerne le 1er degré, les circonscriptions. Une circonscription est un découpage géographique d’un département, elle est placée sous la responsabilité d’un Inspecteur de l’Éducation Nationale (IEN).

Ce rapport commence par constater l’ancienneté et l’inadaptation des circonscriptions actuelles arguant notamment d’un découpage « sans coïncidence avec les territoires éducatifs et administratifs » et un « éparpillement de l’activité des IEN ». C’est à partir de ces constats que le rapport préconise 2 solutions différentes :

• Un maintien de l’échelon des circonscriptions avec des transformations plus ou moins importantes. Le découpage géographique est évoqué avec une mise en cohérence des territoires, notamment éducatifs, par exemple corréler les secteurs de collège, les cantons, les communautés de communes. Les missions des IEN et des conseillers pédagogiques seraient recentrées et les directeurs seraient placés au cœur du système, notamment dans le cadre des inspections et des liens avec les collèges.

• Une disparition des circonscriptions et une transformation du statut de l’école communale avec deux variantes.

La première variante n’est pas une nouveauté puisque le rapport rappelle un projet de loi de 2004 sur la création d’Etablissements Publics du Premier Degré (EPEP). Ces établissements, prévus de tailles variables en fonction des territoires, pourraient regrouper « une dizaine d’écoles de une à trois classes en milieu rural ». Ils disposeraient d’un conseil d’administration, se substituant aux conseils d’écoles, d’une autonomie budgétaire, alimentée par les communes de recrutements, et d’un chef d’établissement, ex-directeur, déchargé à plein temps et implanté dans une école. On peut voir très vite un obstacle sur le budget d’un tel établissement s’il est « partagé » entre plusieurs communes, et la solution « idéale » que pourrait être l’intercommunalité. Le deuxième obstacle se situe au niveau des personnels : un directeur d’école est actuellement un professeur des écoles avec des missions supplémentaires, des points d’indice, une indemnité, et du temps de décharge pour effectuer ces missions. Le texte prévoit ici de modifier le statut de directeur soit en complétant les personnels de direction sur le modèle des directeurs de SEGPA actuel, soit en créant un statut d’emploi fonctionnel réservé aux Professeurs des écoles. Ce changement de rôle au sein de l’école ou du regroupement d’écoles a été combattu par nombre d’organisations syndicales lors des annonces précédentes. Le projet a par ailleurs été refusé par l’association des Maires de France.

La deuxième variante est issue de la modification des cycles d’enseignement et du socle commun. Cela consisterait en la création d’un Etablissement Public du Socle Commun (EPSC). Ces établissements auraient une gestion administrative unique sous la direction d’un chef d’établissement, personnel de direction du second degré. Un EPSC comprendrait un collège et toutes les écoles, maternelles et élémentaires, de recrutement de son secteur. Des adjoints du premier degré pourraient être nommés, avec statut de personnels de direction. Pour les écoles les plus éloignées, un référent serait nommé, sans aucun temps de décharge mais avec une indemnisation.

On peut voir se dégager des objectifs communs dans ces deux variantes : Une autonomie des établissements, avec des budgets propres, alimentés cependant par les collectivités de proximité. Un changement radical de fonctionnement de la direction d’école en intégrant les personnels du premier degré dans les personnels de direction ou en créant de nouveaux concours, entraînant notamment la création d’un échelon hiérarchique au sein de l’établissement.

Toutes ces hypothèses de modification ou suppression des circonscriptions entraîneraient de profonds changements au sein de l’École, tant au niveau des personnels qu’au niveau des usagers. Les périmètres de recrutement, les interlocuteurs risquent de changer pour chaque école en éloignant la décision des usagers par l’empilement de couches de décision. Les personnels verraient leurs référents hiérarchiques changer, leur interlocuteur de proximité (IEN) être remplacé par un personnel de direction, les interlocuteurs quotidiens modifiés radicalement (remplacement de la commune par le conseil d’administration de l’établissement).

Ces changements ne peuvent se faire sans l’avis des personnels et de leurs représentants. Le SNUipp-FSU reste attentif à toute nouvelle proposition qui pourrait impacter le quotidien des enseignants et des élèves.

 

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