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10 février 2016

FORMATION INITIALE : CR Audience avec M. Gratadour du 4/02

Le 4 février dernier, le SNUipp-FSU académique a été reçu par M. Gratadour, doyen des IEN et conseiller au recteur chargé de la formation. Nous souhaitions faire un bilan de la formation initiale proposée cette année (en complément du bilan réalisé avec le direction de l’ESPE) et faire part de nos réflexions quant à l’organisation de la formation pour l’an prochain.

Nous avons remercié M. Gratadour de nous recevoir. Nous apprecions les réels échanges possibles concernant la formation initiale avec l’ESPE ou l’Education Nationale. Les interlocuteurs sont à l’écoute, ce n’est pas ce que l’on retrouve malheureusement sur d’autres dossiers.. ou l’administration ne souhaite pas écouter nos arguments ( voir compte-rendu CTSD et CDEN du 9/02)

Nous avons donc abordé plusieurs points :

Le Suivi des stagiaires

Nous sommes plutôt satisfaits du nombre de visites, il est important d’avoir un suivi régulier et un réel accompagnement. Le problème n’est pas le nombre de visites mais le contenu : les exigences ESPE et EN ne sont pas les mêmes (les stagiaires se sentent perdus). Il faut absolument dégager du temps pour les CPC, EMF et profs d’ESPE pour un temps de concertation et d’harmonisation. La visite conjointe pourrait aussi être un dispositif intéressant..

M. Gratadour reconnaît qu’il y a des carences de 2 côtés (ESPE et EN), il faut tempérer les exigences et combler ce manque de cohérence. 2 jours de régulation entre tuteurs existent mais ce n’est pas suffisant. Il propose que les tuteurs travaillent ensemble dès le début d’année pour s’harmoniser : inventorier les outils, lister les préconisations.. Il souhaite aussi que les stagiaires de l’an prochain soient reçus par les 2 tuteurs (sous forme d’entretien hors de classe) pour discuter et recréer du lien.

M. Gratadour nous indique aussi que les CPC ne feront plus partie du dispositif d’accompagnement des stagiaires l’an prochain. Les missions des CPC seront recentrées sur les néo-titulaires (T1 et T2).

M. Gratadour n’est pas opposé à mettre en place des visites conjointes ESPE/EN l’an prochain. Le nombre et la fréquence sont à discuter.

Nous insistons également sur le fait que les visites ne doivent pas être toutes évaluatives, il est important de garder de la bienveillance et un regard rassurant sur le travail des stagiaires (surtout en début d’année). Ce qui a été discuté et accepté l’an dernier (1ère visite du CPC hors la classe, sans bulletin pour une prise de contact est très intéressante, il faut la garder).

M. Gratadour admet que le rapport entre tuteurs et stagiaires n’est pas toujours celui qui est attendu. Les stagiaires ne voient pas leurs tuteurs comme une aide ou une ressource mais bien comme un évaluateur. Le stress engendré par les visites ne devraient pas autant se manifester. L’an prochain, il faudra travailler sur ce point pour créer un réel lien entre les tuteurs et le stagiaire suivi.

Le Choix des supports de stages

Nous manifestons notre fort mécontentement quant au choix des supports de stage. De la manière dont cela s’est fait au groupe de travail notamment et sur le fait que notre connaissance des écoles et notre expertise n’a pas été entendue à ce moment. Il est inadmissible d’avoir autant d’iniquité entre les supports de stage.

Nous en avons parlé dans d’autres compte-rendu mais certains stagiaires se retrouvent en multi-niveaux, avec des publics difficiles, très éloignés de Limoges... quand d’autres ont un simple niveau en centre ville de Limoges par exemple. Nous ne souhaitons pas accabler le stagiaire qui travaille en simple niveau à Limoges, bien au contraire, nous souhaiterions que tous les stagiaires puissent bénéficier de ce genre de support de stage ou au moins de classes similaires. Cette année, ce n’est pas du tout le cas, il y a trop de différences entre les classes choisies.

Les supports sont trop nombreux et c’est cela qui engendre une telle inégalité.

D’autre part, les directeurs et les équipes d’école n’ont pas été informées.Ils l’ont appris au moment de la constitution des blocs : ce n’est pas normal.

M. Gratadour reconnaît que le nombre de stagiaires a mis en difficulté l’académie pour trouver des supports.(l’an prochain, il y aura moins de stagiaires : seulement 80 pour l’académie) Il pense qu’il faut revoir le protocole de choix des supports et prendre le temps de les choisir.

Il entend également notre remarque concernant les équipes d’écoles et propose d’envoyer 2 courriers d’information : le premier pour informer que l’école serait pressentie pour accueillir un stagiaire (pour recueillir des informations sur les écoles, des difficultés...) et le deuxième pour informer que le stagiaire sera affecté dans l’école.

Un temps d’observation en classe à la rentrée

Nous alertons sur le fait que la rentrée est très mal vécue par les stagiaires (et les titulaires de classe !) depuis 3 ans. Il faut que les stagiaires voient des classes fonctionner dès la rentrée (pour se faire une image mentale !). Certains sont détenteurs d’un master qui n’a rien à voir avec l’éducation et se retrouvent en classe sans aucune expérience ! D’autres ont le M1 de master PE mais n’ont fait que 2 stages de 15 jours en observation ! L’ESPE accepterait de dégager 2 semaines de cours (voir compte-rendu ICI) : les stagiaires pourraient aller dans des classes d’EMF par exemple. Qu’en pensez-vous ?

M. Gratadour avait pensé à cela également, ce temps d’observation dégagé à la rentrée pourrait permettre aux stagiaires d’identifier quelques gestes professionnels, de voir les classes fonctionner, de créer du lien avec les tuteurs... Cette proposition est à l’étude, il faudra organiser les remplacements des décharges de direction sur ces temps.

La formation de l’an prochain

Nous avons, à nouveau, développé les inconvénients de la formation proposée cette année avec la lourdeur de 2 jours ou 2 jours et demi en classe sur 2 classes différentes. Cette alternance n’apporte pas grand chose en terme de formation par contre l’Education Nationale récupère clairement des moyens (sur les postes de décharges). Nous sommes en train de construire une génération de jeunes enseignants qui entrent dans le métier par la fatigue, le stress, le dégoût.. et beaucoup se demandent déjà s’ils sont fait pour le métier !

M. Gratadour partage notre inquiétude et il nous assure qu’en discutant avec tous les partenaires (l’ESPE, les IEN, les syndicats..), il retrouve la même volonté d’amélioration et la même certitude sur le fait que cette 1ère année d’enseignement est primordiale et influera sur le suite de la carrière de ces jeunes enseignants.

Il est toutefois très contraint par les moyens et le cadre institutionnel du mi-temps de stage.

Nous réinsistons sur l’importance des stages massés complémentaires des stages filés et qu’il faudrait réussir à en proposer l’an prochain.

M. Gratadour nous rappelle qu’il était très favorable à cela, le problème va se situer au niveau du budget des frais de déplacement (pour les stagiaires et pour les collègues venant en stage) et de l’offre de la formation continue (manque de formateurs pour assurer des stages).

Il réfléchit aussi à la possibilité d’un mi-temps sur une seule classe.

Nous demandons s’il y aura assez de support ? (c’est ce qui avait coincé l’an dernier)

M. Gratadour répond que des temps partiels pourraient être accordés pour compenser. (Incroyable ! L’acceptation des temps partiels devient une variable d’ajustement ! Je vous rappelle que l’an dernier des temps partiels avaient été refusés par manque de moyens justement...)

L’audience se termine après 1h30 d’échanges. M. Gratadour nous présentera le protocole académique de la formation initiale en intersyndicale le 24 mars prochain donc.... Dossier à suivre !

Anne Precigout, SNUIpp-FSU 19 et Laurianne Léon, SNUIpp-FSU 87

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