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3 octobre 2016

Arrêt des APC : le SNUipp-FSU lance la consigne

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Le SNUipp-FSU lance la consigne d’arrêt des APC

Les enseignants des écoles sont déjà 35 000 à s’être engagés à ne plus faire l’APC afin de redonner ce temps aux équipes et compenser une partie du travail invisible. Un premier objectif atteint pour le SNUipp-FSU qui s’adresse à la ministre et lance sa consigne d’arrêt des APC.

Courrier adressé à la Ministre de l’EN

Au niveau départemental, nous avons envoyé à l’IA DASEN le courrier suivant :

Courrier adressé à l’IA DASEN de la DSDEN 87

Nous proposons à tous les collègues cette LETTRE AUX PARENTS expliquant les raisons de notre action. Vous trouverez sur la droite la lettre en version modifiable.

Plus d’infos ICI.

Lire les réponses aux questions que l’on peut se poser sur la mise en place de cette consigne.

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Les 108h, ça déborde !

« Quand les élèves sont partis une autre journée commence »

Les activités invisibles des enseignants

Le métier d’enseignant est en pleine mutation, il est demandé de plus en plus de choses aux enseignants en dehors de l’acte d’enseigner. De multiples tâches relèvent du travail enseignant et demeurent cependant invisibles. Les enseignants en prenant la décision d’arrêter les APC souhaitent voir leur temps de travail reconnu et redéfini.

Voici une liste non exhaustive de ce travail invisible :

– la préparation des cours (progressions, programmations, fiches, cahier journal)

– la recherche documentaire et la conception de support pédagogiques

– l’appropriation des réformes sans formation (programmes...)

– la lecture des documents administratifs (circulaires, rapports, projets...)

– la préparation du matériel et de la classe (découpages, photocopies, mise en place des ateliers ….)

– la préparation et l’accompagnement des sorties

– l’élaboration de projet de classe ou d’école

– la recherche pour mise en place de projet (bibliothèque, canopé, site internet...)

– les classes découvertes, les séjours avec nuitées, les séjours sans nuitée avec temps de repas compris, l’USEP

– les corrections

– les carnets de suivi des apprentissages, l’évaluation formative et positive, les bilans

– la gestion du site de l’école, du matériel informatique

– la coopérative scolaire

GAGNER ENSEMBLE LA FIN DES APC, le 2 pages est à télécharger et diffuser sans modération !

Du temps pour mieux travailler

ENGAGEONS-NOUs !

Depuis 2012 de nombreuses réformes sont mises en œuvre. Les sollicitations institutionnelles sont nombreuses (nouveaux programmes, PEDT, projets d’école, liaison école/collège,…) mais le ministère refuse toujours tout changement dans l’organisation et la répartition horaire du travail des enseignants. Cela a été encore le cas en juin dernier, où la redéfinition de nos obligations de service aurait dû être l’occasion de mettre fin aux activités pédagogiques complémentaires (APC), jugées inefficaces par une très grande partie des enseignants afin de reconnaître tout le travail en dehors de la classe que font les enseignants.

Il y a urgence. Nous avons besoin de moyens et de temps. C’est dans ce cadre que le SNUipp-FSU a lancé sa campagne « GAGNER ENSEMBLE LA FIN DES APC - du temps pour mieux travailler ». Il appelle ainsi les enseignant-es à s’engager massivement à ne plus mettre en œuvre les APC afin de peser sur l’ouverture rapide de nouvelles discussions sur nos obligations de service. En cas de refus ou d’échec des discussions, le SNUipp-FSU appellera à ne plus mettre en œuvre les APC afin de se réapproprier ce temps.

Désireux de s’investir dans cette campagne, des collègues nous questionnent sur le calendrier de mise en œuvre, les risques, les modalités de l’action…Nous répondons ci-dessous à certaines d’entre elles.

A partir de quand ne met-on pas en place les APC ?

Maintenant !!! Les 35 000 engagements sont signés ! Il faut se lancer ! Le SNUipp-FSU a rencontré la ministre et commencé à engager les discussions. Elle reconnait le bien-fondé de notre demande. Elle a laissé entrevoir la possibilité d’engager des discussions sur la question du temps de travail des enseignants. C’est maintenant qu’il faut suivre la consigne, le nombre fait déjà notre force !

Par ailleurs, il n’y a aucune obligation à débuter les APC dès la rentrée, ces 36 heures sont annuelles.

Maintenant que la consigne est lancée, quels sont les « risques » ?

Certain-es inspecteurs-trices et Dasen pourraient exercer des « pressions » auprès des enseignant-es engagé-es dans la consigne syndicale du SNUipp-FSU. Mais la démarche engageant au moins 35 000 collègues à suspendre les APC permet de créer un rapport de force plus élevé qu’un simple face-à-face entre un-e enseignant-e et son IEN.

Ne pas mettre en place les APC, est-ce un « service non fait » ?

En principe, ne pas remplir la totalité de ses obligations de services peut être considéré comme un « service non fait ». Et un « service non fait », comme une journée de grève par exemple, entraine un retrait de salaire. En réalité, le temps des APC est un temps annualisé, il ne pourrait y avoir de sanctions financières avant même que ce temps ne soit écoulé.

C’est pourquoi le rapport de force que nous voulons construire doit être le plus large et le plus collectif possible (voir la question précédente).

Je suis seul-e dans mon école à vouloir m’engager à ne plus mettre en place les APC, est-ce possible ?

L’idéal est d’être le plus nombreux possible mais cela n’empêche pas une partie des enseignant-es de l’école de s’engager dans la consigne syndicale tandis qu’une autre partie continue de mettre en place les APC. Pour autant, la préoccupation du temps de travail est une préoccupation constante pour toutes les équipes.

Bien évidemment, les enseignant-es mettant en place les APC en début d’année pourront ensuite rejoindre en cours d’année la consigne syndicale.

Concrètement si on ne met plus en place les APC, que fera-t-on de ce temps dégagé ?

Cette heure hebdomadaire dégagée permet de travailler autrement, notamment pour se concerter et échanger entre enseignant-es tout en dégageant du temps pour rencontrer les parents. Actuellement, les enseignant-es consacrent en moyenne 2h30 par semaine à ces activités, soit quasiment le double du temps prévu dans les 108 heures.

A cette rentrée, nouveaux programmes, nouveaux cycles, nouveaux parcours, nécessitent du temps de concertation, d’appropriation, de conception collective que l’institution ne fournit pas.

Le SNUipp-FSU mettra à disposition des enseignant-es des outils permettant de montrer que ce temps dégagé est utilisé au service de l’école et des élèves. Cela favorisera également la compréhension des familles.

 

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