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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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19 janvier 2017

CR de l’audience FORMATION

Le 19 janvier matin, le SNUipp-FSU Académique a été reçu par M. Gratadour, doyen des IEN et conseiller au recteur chargé de la formation. Nous souhaitions faire un bilan de la formation initiale proposée cette année (en complément du bilan réalisé avec la direction de l’ESPE) et faire part de nos réflexions quant à l’organisation de la formation pour l’an prochain.

M. Gratadour nous précise que le protocole de formation de l’an prochain est en phase de construction et que c’est le recteur qui validera au mois de mars. Les échanges et les réponses ne sont donc pas définitifs.

Nous avons abordé plusieurs points :

Les améliorations de cette année seront-elles reconduites ? ( stages en immersion, rentrée tuilée, visites conjointes ESPE / EN et heures d’animations pédagogiques remplacées par de la concertation avec les tuteurs )

Nous avons insisté sur les effets positifs de ces modifications, nous avons été porteurs de ces propositions l’année dernière et nous sommes satisfaits de les avoir vues mises en place.

En effet, le temps d’observation est nécessaire pour tous les étudiants en début d’année et encore plus pour ceux qui n’ont pas été à l’ESPE et n’ont donc pas (ou peu) vu de classes fonctionner. M. Gratadour souhaite qu’à nouveau 1 semaine d’observation ait lieu en septembre et 2 jours en janvier comme cette année.

La rentrée tuilée sera plus difficile à envisager cette année puisqu’elle a lieu le lundi. Le lundi et le mardi sont censés être des jours où les PESA sont en pleine responsabilité et où les directeurs (ou personnes à temps partiels) sont déchargés. M. Gratadour réfléchit à une inversion de jours avec le jeudi / vendredi, elle serait exceptionnelle pour cette semaine de rentrée. Il faut également que l’ESPE accepte que les stagiaires soient en classe jeudi et vendredi.

Les visites conjointes devraient être reconduites. Nous signalons que les problèmes de cohérences soulevés par les stagiaires l’an passé sont inexistants cette année.

Les 9h d’animations pédagogiques que doivent les stagiaires dans leur service resteront des heures d’accompagnement avec les tuteurs.

Les stagiaires ont RDV avec leurs inspecteurs selon un protocole précis. Quel est le but de cet entretien ?

L’entretien durera 30 minutes, le stagiaire prendra la parole en premier pour exprimer son ressenti, ses difficultés, ses projets.. Puis les tuteurs compléteront avec leurs observations. L’IEN terminera l’entretien en donnant des pistes de travail, des encouragements...

Cet entretien ne doit pas être anxiogène pour les stagiaires, il a lieu dans le protocole d’accompagnement, pour permettre aux IEN (qui doivent émettre des avis pour la titularisation) de mieux les connaître. Les échanges porteront principalement sur le stage en responsabilité et sur des éventuels besoins en formation. M. Gratadour renverra une note aux 3 ESPE pour leur demander de dédramatiser cet entretien auprès des PESA.

Un autre entretien aura lieu en fin d’année pour que les IEN fassent part au stagiaire de leur avis concernant le titularisation. M. Gratadour souhaite que les stagiaires sachent ce qui sera envoyé au jury de titularisation. Cela nous semble être une bonne idée et nous pensons que la direction de l’ESPE pourrait aussi signifier aux stagiaires les avis émis et les commentaires inscrits.

Bilan de l’an dernier : 12 licenciements et 2 démissions, comment analyser vous cela ?

M. Gratadour nous formule ses hypothèses :

- Au concours 2015, il y a eu 124 reçus, c’est un nombre très important pour notre académie. Il y avait peu d’admissibles, il n’y a pas eu beaucoup d’émulation entre candidats entre l’écrit et l’oral. La note finale d’admission était très basse (la plus faible depuis 25 ans !). Le vivier fondateur des candidats est celui des étudiants venant de l’ESPE, hors il y a eu moins de lauréats étudiants et plus de reconversions ou personnes ayant déjà un autre master. C’est difficile pour ces personnes d’entrer dans la formation, ils peuvent être en plus grande difficulté.

- L’accompagnement n’a pas été optimal. le fait qu’il y ait 3 personnes sur le suivi (tuteurs EMF / profs d’ESPE et conseiller pédagogique) a amener des problèmes de cohérence, d’interprétation.. Cela a complexifié le suivi.

- Il n’y avait pas de stage en immersion, les animations pédagogiques étaient top éloignées des besoins des stagiaires.

Les situations se sont enlisées, les protocoles de renforcement n’ont pas aboutis.

Nous intervenons pour dire qu’il est très dommageable que des personnes aient fait les frais de cette mauvaise gestion, qu’il faudra être vigilent pour les promos suivantes.

M. Gratadour nous indique que pour fonctionner de manière optimale il ne faudrait pas plus de 70 stagiaires sur l’académie, ça permettrait un meilleure accompagnement, des supports de stage moins variés et l’ESPE forme environ 140 étudiants donc le vivier serait suffisant.

Le nombre de poste au concours n’est pas basé sur les moyens d’accompagnement mais sur le nombre de départ en retraite, la hausse démographique d’élèves... C’est donc à la formation de s’adapter au nombre !

Pourrions-nous avoir des précisions sur les critères de titularisation ?

L’an dernier des stagiaires ayant 2 avis favorables (ESPE et EN) se sont retrouvés convoqués au jury de titularisation pourquoi ?

M. Gratadour nous rappelle que le jury est souverain, il examine les dossiers avec les avis, les commentaires et le rapport final du tuteur.

S’il y a un ou 2 avis défavorables, le candidat sera convoqué. S’il y a disjonction entre les 2 avis favorables et les commentaires du tuteur ou de l’IEN, le stagiaire peut être convoqué.

M. Gratadour reconnaît que ces critères ne sont pas limpides et lisibles pour les stagiaires. Il faut faire confiance aux avis des IEN et de l’ESPE. Les attendus doivent être plus clairs. Cette année, M. Gratadour proposera au jury de ne convoquer que les stagiaires ayant un ou 2 avis défavorables.

Cette proposition nous parait plus cohérente en effet.

Il existe des iniquités entre les supports de stage ? ( multiniveaux ou simples niveaux,2 classes dans le même cycle..) Que faire pour l’an prochain ?

En Corrèze, il y a eu beaucoup de couplages par cycle pour que ce soit plus facile (sûrement pour éviter des licenciements en nombre comme l’an dernier). Nous pensons qu’il est plus formateur d’avoir 2 stages sur 2 cycles différents même si ça nécessite plus de travail au début. En T1, les stagiaires se retrouveront souvent avec plusieurs niveaux, il faut qu’ils aient au minimum une vision des différents cycles. M. Gratadour s’engage à essayer de travailler en amont avec les IEN pour que les "berceaux" de stages soient plus équitables au moins au sein d’un même département.

Concernant l’organisation du mi-temps de stage, nous souhaitons qu’il soit annualisé et non pas hebdomadaire ce qui permettrait d’organiser des stages massés et de faire partir des collègues en formation continue.

Cette organisation est pédagogiquement plus intéressante et permettrait d’avoir une formation de meilleure qualité. Les stagiaires pouvant ainsi découvrir plus de niveaux, plus d’écoles et voir la classe sur la durée de la semaine. D’autre part, c’est un levier qui pourrait permettre de remettre en place des départs en formation continue (qui est quasi inexistante dans nos 3 départements !)

M. Gratadour est catégorique, c’est impossible ! Les stagiaires sont comptés comme des ETP (Equivalents Temps Plein) par l’Education Nationale. Ils doivent 432H de service. Les DASEN doivent optimiser leur service. Il faudrait leur dégager 216h de formation en stage massé soit 9 semaines sur l’année, ça ne passera pas ! On ne pourra pas organiser des stages de formation continue aussi longs.. (Dommage !).

Nous trouvons que ce discours de "management" est vraiment excessif quand on parle de formation. On ne peut pas parler d’ETP quand on parle de jeunes enseignants, on oppose (encore !) la politique des chiffres à celle des humains. Vous comprendrez que nous défendons la politique "des humains" et du long terme.. Un jeune enseignant aura une carrière d’au moins 40 ans, autant qu’il la commence dans de bonnes conditions et sans être dégouté du métier ! Bref, nous continuerons de porter cette revendication du mi-temps annualisé dans les différentes audiences et commissions où nous siégeons.

Quelles seront les dispositions d’accompagnement mis en place pour les néo-titulaires ? les nouvelles modalités d’inspection pour les T2 ?

Les inspecteurs vont être formés d’ici la fin de l’année aux nouvelles modalités d’évaluations liées au PPCR. Les T1 et T2 devraient avoir des retours en formation et un accompagnement pas les conseillers pédagoqiques. C’est en préparation.

Concernant les T2, M. Gratadour confirme qu’il n’y aura pas d’inspection comme les années précédentes, ce sera une visite d’inspecteur. Il y aura un temps d’observation en classe, un entretien et un compte-rendu de visite réalisé (et transmis pour information au DASEN). Tout cela n’amènera pas à une note (fini la méritocratie !). Toutefois, pour permettre aux logiciels de l’IA de fonctionner et jusqu’en septembre 2017, une note "fictive"sera attribuée, ce sera la moyenne de l’échelon.

La réunion s’est terminée après 1H30 d’échanges.

Pour le SNUipp-FSU Académique, Fanny Tissandier (23), Solen Marche (23) et Laurianne Léon (87)

Vous trouverez ICI les mandats du SNUipp-FSU décidés lors du dernier congrès pour une formation initiale solide et ambitieuse.

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