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21 juin 2018

Compte rendu audience Rectrice 20/06/18

Présents : Christine Gavini-Chevet, Rectrice de l’académie de Limoges, Vincent Denis, Secrétaire général d’académie, Freddy Tarayre, Directeur de cabinet & Fabrice Prémaud du SNUipp-FSU 87 & Fabrice Couégnas du SNUipp-FSU 23

Cette audience a été programmée à l’initiative de Mme la Rectrice ce mercredi 20 juin à partir de 15h30. Elle s’est achevée peu après 17h, laissant donc un temps long nous permettant de faire part de plusieurs problèmes que nous rencontrons dans les départements.

Mme la Rectrice a expliqué qu’elle s’attachait à recevoir toutes les OS représentatives.

Nous avons d’emblée posé la question de la "confiance", mot utilisé à de nombreuses reprises par le ministre de l’EN M. Blanquer. Cette confiance prenant une curieuse tournure vue des écoles. Ses annonces ont provoqué plus de tension qu’elles n’ont incité à la confiance.

Le problème des carrières et des promotions

Nous avons d’abord pointé l’injustice faite aux anciens instituteurs et qui attendent un hypothétique passage à la hors-classe et voient leur AGS (Ancienneté Générale des Services non prise en compte dans le barème d’accès à la hors-classe. Rien qu’en Haute-Vienne et répondant à la question posée par la Rectrice du nombre de collègues concernés, pas moins de 106 ex instituteurs restent promouvables à la hors classe à l’issue de la CAPD du 4 juin dernier (cf ICI). La Rectrice a convenu que cette situation devait être revue. Nous n’aurons de cesse que de dénoncer le sort fait à ces collègues. Nous avons proposé des solutions concrètes permettant une prise en compte (complète) de l’AGS.

Nous avons également parlé des rendez-vous de carrière avec un avis "inscrit dans le marbre". Cet avis, pour l’instant inamovible, doit pouvoir être modifié. Nous sommes avant tout des pédagogues et l’idée même d’évaluer quelqu’un, le plus souvent sans connaître la personne ni même l’avoir autrement vu que par le biais des rapports d’inspection passés, et ce de manière DEFINITIVE est un non sens absolu. Nous avions déjà porté cette demande forte auprès de notre IA DASEN, Mme Orlay. La rectrice, là encore a été sensible a ces arguments.

Nous sommes en attente forte d’une évolution sur ces dossiers.

Le devenir de l’Académie de Limoges

Nous avons posé les problèmes engendrés par la mise en place de la plate-forme, notamment pour la gestion des paies et qui éloignent les usagers de centre de décision. Cette mise en place a aussi eu des conséquences en termes d’emplois. Quant au travail de la CAPD, il est sérieusement compliqué, aucune modification ne pouvant plus se faire en séance pour des raisons techniques.

M. Denis a parlé de professionnalisation accrue (volet juridique...) ayant abouti à ce choix de gestion pris par le Rectorat. Concernant les problèmes rencontrés lors des CAPD, il a émis l’idée de pouvoir dépêcher une personne compétente pour se mettre en capacité technique de pouvoir effectuer les modifications voulues.

Depuis la mise en place de la plate-forme, les collègues remplaçants ne peuvent plus avoir le détail des opérations aboutissant au versement de l’ISSR en Creuse. Cet état de fait est plus ancien en Haute-Vienne et malgré nos demandes répétées, nous n’avons jusque là pas été entendus. Difficile de vérifier si les paiements correspondent bien à la réalité des sommes dues.

M. Denis a dit que cette question allait être posée et devait aboutir.

Nous avons ensuite demandé ce qu’il en était du devenir du Rectorat. La rectrice a voulu se montrer rassurante, expliquant que le rapport Weil n’était qu’un rapport et a précisé qu’il n’y avait pas, à ce jour, eu d’orientation du Ministre. Elle a précisé que 4 grandes régions dont la Nouvelle Aquitaine avaient été mises à part afin d’empêcher un trop grand éloignement des centres de décisions. Mais... le rapport a été commandé par JM Blanquer à l’IGAENR. Il est l’oeuvre de F. Weil, conseiller d’Etat et aussi ancien recteur de Paris, du recteur d’Aquitaine O. Dugrip et des inspecteurs généraux MP Luigi et A Perritaz. A peine remis, il a été publié par le ministère.

La Rectrice a plusieurs fois évoqué le renforcement de la gouvernance.

M. Denis a expliqué qu’un travail avait été mené pendant 1 an par les services des 3 départements (19, 23 et 87) pour mettre en place toutes les procédures, procédures issues en partie de l’administration Creusoise.

Toujours issu du rapport, nous avons posé la question lourde de la gouvernance des écoles en citant un ancien projet, celui des EPLE.

La Rectrice a assuré que rien de tel n’avait jamais été évoqué. Il n’y aurait donc pas de maillon hiérarchique mis en place dans les écoles. C’était pour elle un "non sujet".

La question des moyens

Nous avons ensuite fait un état des lieux de nos départements.

En Haute-Vienne, rappel a été fait de la situation :

1 - la mise en place des CP et CE1 dédoublés aura coûté 39 postes dont 12 auront été récupérés sur les "PDMQDC".

2 - la situation du remplacement est mauvaise avec cette année près de 2 000 jours de classe non remplacés

3 - le nombre des élèves par classe est en augmentation

4 - la formation continue est exsangue et 11 stages ont déjà été annulés eu Haute-Vienne

Nous avons ensuite longuement expliqué chacun des points ci dessus.

Rappel a été fait de la demande récurrente depuis 10 ans maintenant d’un plan de rattrapage pour la Haute-Vienne.

La Rectrice a dit qu’un effort était en cours et allait être poursuivi, mais que l’on ne pouvait pas aller plus vite. Le problème de département est bien connu.

Un échange a ensuite eu lieu sur la question des REP REP+, de la difficulté dans une même école d’avoir, côté enseignant, des situations bien différentes : les CP et CE1 à effectif réduit (c’est très bien) mais les CE2 CM1 CM2 à 25 minimum (c’est moins bien). Quand on connait la problématique du climat scolaire, on sait qu’elle est plus prégnante encore au CM. 

La Rectrice a indiqué qu’elle était très attachée à ce dispositif, qu’il n’était pas acceptable que l’Ecole Française reproduise aussi fortement les inégalités sociales.

Nous sommes évidemment d’accord sur le principe de donner plus à ceux qui ont le moins.

Nous avons faite remarquer, nous appuyant sur des exemples précis, que des écoles hors REP et REP+ en avaient pourtant toutes les caractéristiques sans en avoir les moyens dédiés et qu’un travail plus précuis devait être mené afin de n’oublier personne au bord du chemin.

La Rectrice connaissait certains des exemples cités et s’est dite bien consciente de cette situation.

Nous avons dit que, nous concernant dans le 87, des décisions de carte scolaire avaient été prises en tenant compte de cette réalité. Mais côté collègues, la reconnaissance n’est pas la même (cf conditions d’accès à la classe exceptionnelle entre autres).

Les conventions ruralités

Renouvellements en cours en Creuse et en Corrèze

En gestation en Haute-Vienne...

La Rectrice a dit regretter que plusieurs élus n’arrivent pas à s’entendre.

ASH

Nous avons fait état de fortes distorsions entre les départements.

En Haute-Vienne, rappel a été fait de la situation des psy EN : 14 postes occupés et territoires toujours plus grands dans un contexte de très grande difficulté concernant les frais de déplacement. Un rappel de situation a été fait avec l’hypothèse formulée d’avoir recours au TA (Tribunal Administratif) si pas de solutions trouvées.

La Formation initiale

Nous avons dénoncé la mise en place de la formation initiale sous forme d’un seul stage filé correspondant à un mi-temps. Nous avons rappelé notre demande initiale de voir la formation faite sous la forme d’un stage filé et de stages massés. En expliquant à nouveau les vertus que cela engendrait (stagiaire confronté à différents niveaux de classes, sur des temps différents, moyens de formation continue supplémentaires...). Nous avons rappelé aussi la lourdeur et le grand stress pour les PESA provoqués par cette formation telle qu’elle est.

Fabrice Prémaud, co secrétaire du SNUipp-FSU 87

 

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