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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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22 juin 2018

Compte rendu du CTSD du 23 juin 2018

Présents : Mme Orlay (IA-DASEN), Mme Grizon SG, Mme Meuleman et M Czekala (administration), les IEN M Hugon HV 1, M Rouy HV 4, M Biret HV 5, M Lévêque ASH , M Rousseau HV 6, 1 collègue du Snudi-FO, 1 du SGEN-CFDT, 3 du SE-UNSA et 5 FSU : Marie-Mélanie Dumas, Franck Lenoir, Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud du SNUipp-FSU et Cécile Dupuis du SNES-FSU.

2 déclarations liminaires : 1 du SGEN et lire ICI notre déclaration liminaire FSU.

Mme Orlay propose l’approbation des CR des CTSD précédents

SNUipp-FSU : Ajustements de la carte scolaire : situations de fermeture à la maternelle de Léon Berland à Limoges qui n’est ni en REP ou REP+, ni en politique de la ville, avec des effectifs qui seraient proches de 27 par classes selon les derniers chiffres. Donner plus de moyens aux écoles qui en ont le plus besoin est un objectif que l’on partage. Aussi, comme c’est le cas ailleurs qu’en REP et REP+, à Limoges mais aussi à la campagne, des écoles sont dans des situations similaires en termes de difficultés et doivent aussi être observées avec la plus grande finesse.

Concernant les demandes d’ouvertures, toutes n’apparaissent pas dans les documents envoyés ce mardi matin : quid de celles oubliées Saint-Priest- Taurion élémentaire, Ambazac maternelle entre autres ?

A minima, on aurait bien aimé avoir un document plus complet avec chiffres à l’appui. Les retours dont nous disposons sont éloquents. Nous renvoyons à notre déclaration liminaire :

A propos de la carte scolaire, la situation de notre département reste très compliquée. Huit écoles au moins demandent une ouverture : RPI Vaulry / Chamborêt, Veyrac, Saint-Priest-Taurion élémentaire, Ambazac maternelle, Cognac, Isle élémentaire, RPI Châteauneuf / Neuvic, Madoumier Limoges maternelle. Les écoles de REP et REP+ voient leurs effectifs en CE2, CM1 et CM2 très élevés alors que la gestion des élèves dans ces grandes classes est difficile… La situation du remplacement est problématique et s’est même détériorée cette année. Poursuivre l’effort de création de postes de brigades reste indispensable. Sinon, nous travaillons sur des effectifs réels faussés car pour certaines écoles, ce sont 4-5-6 élèves qui viennent s’ajouter quotidiennement quand un enseignant n’est pas remplacé.

Nous persistons dans notre demande d’un plan de rattrapage en postes pour notre département et ce, sans prendre aux autres départements comme la Corrèze par exemple. Sans cela, la situation du remplacement ne pourra être réglée. Sans cela, la Formation Continue ne pourra être revitalisée. Sans cela, les cartes scolaires se suivront et se ressembleront, décourageant et écœurant les enseignants, mais aussi les parents d’élèves, soucieux que leurs enfants aient un enseignement de qualité réalisé dans les meilleures conditions.

Mme Orlay explique que le département dispose de sept postes potentiels mais qu’elle ne peut ouvrir partout, que ce ne serait que reporter le problème. Elle revient à la Convention rurale : un travail est mené avec les maires pour signer les conventions : la convention permettrait d’avoir des postes pour un projet pour l’école (étape préalable) il faut penser réorganisation scolaire pour optimiser les moyens. Signatures possibles jusqu’au 20 juillet.

Mme Orlay rappelle la méthode : on a regardé plus que ces écoles présentées ici mais on n’a que trois moyens.

Le P/e est effectivement inférieur au national, d’où l’intérêt d’avoir la signature pour la convention rurale qui est départementale. On en est à la troisième version mais les maires se montrent réticents par rapport à la convention.

Le but est de récupérer 5 postes pour la brigade. Les écoles sont classées en P1 (ouverture effective), P2 (ouverture si moyens arrivent en plus) et P3 (demandes d’ouverture non satisfaites).

Orlay : il faut alimenter la qualité d’enseignement sur le territoire rural. La Convention est un moyen de travailler sur l’école rurale.

Le collègue de SGEN-CFDT propose de ne pas augmenter les volumes de décharge des collègues en charge de la direction en REP et REP+, qui précise-t-il, bénéficiaient déjà d’un bonus. Cela permettrait de récupérer des moyens pour ouvrir. Il s’appuie sur le témoignage d’une collègue ne souhaitant pas bénéficier de plus de décharge et qui aurait aimé savoir cela pour une éventuelle participation au mouvement.

Nous ne pouvons, tout comme nos collègues du SE-UNSA, aller dans ce sens tant leur charge de travail est déjà lourde, dans un contexte de poursuite de la diminution de l’aide administrative.

Mme Orlay répond qu’elle s’attache surtout aux faits : les infos qui parviennent à la DSDEN ne sont pas prise en compte si elles ne viennent pas de la personne elle-même. Pour cette année, il n’y aura pas de modification au sujet des volumes de décharges. On verra pour l’année prochaine.

Mme Orlay : Quel projet on a pour l’école ? Question d’ordre politique ! On n’en débattra pas ici.

On a rappelé le problème des psy scolaires, de leur secteur d’intervention très vaste et donc de leur charge de travail énorme.

Mme Orlay : on a fait le boulot (cv demandés etc..) pour les psy EN. On espère des recrutements, on y travaille.

Mme Grison présente un examen des situations d’ouverture

Ecole mat L Berland et Madoumier sont suivies régulièrement avec la mairie. Mais il manque 40 élèves sur L Berland

SNUipp-FSU : Les étiquettes posées sur les écoles (politique ville, rep…) doivent inciter à une analyse plus fine école par école non étiquetée.

Mme Grison explique que sur Limoges, début juin, environ 608 places restaient disponibles en élémentaire et 504 en maternelle. Donc, impossible d’ouvrir autrement que sous forme de "switch", comme cela est présenté : fermeture à Léon Berland maternelle pour ouvrir à la maternelle de Madoumier (victime d’une fermeture en février, fermeture que l’on avait combattue alors).

Remarque hors compte rendu : on pourrait optimiser en ne faisant plus qu’école, type gratte-ciel, pour être dans une rationalisation parfaite.

Mme Grison poursuit sur les situations d’ouverture : Les situations de Veyrac (priorité au regard des chiffres), d’Isle (sous surveillance pas tranché aujourd’hui), Rpi Chateauneuf (priorité pour EN), Cognac et Chamboret (besoins importants, relayés par les 2 IEN concernés).

Ambazac maternelle , Isle , Limoges Landouge maternelle, RPI Bersac sur Rivalier/ Laurière, Verneuil, Eymoutiers, seront sous surveillance...

Bilan :

Fermeture

- Léon Berland maternelle

Ouvertures

- EP Cognac la Forêt

- EP Veyrac

- RPI Châteauneuf la Forêt / Neuvic-Entier

- RPI Chamborêt / Vaulry

La rectrice souhaite que les CE1 soient proches de 12 !

SNUipp-FSU : Problème de comptabilité des logiciels de gestion base élève entre mairie et DSDEN

Mme Orlay : l’inspection a dégagé un moyen pour gérer les inscriptions et radiation à la place des directeurs.

Cas de la transformation du poste d’accueil des - de 3 ans en poste adjoint maternelle.

Pourquoi la transformation du poste moins de trois ans au Vigenal Limoges ?

Mme Grison explique que les élèves ne correspondaient pas au profil attendu pour être dans ce dispositif. D’où la nécessité d’effectuer cette modification.

SNUipp-FSU : on défend les dispo moins de trois ans, comme les PDMQDC qui vont dans le sens du travail en équipe et du bon accueil des petits et de leurs parents. Ces dispositifs ont pour vocation à être étendus plutôt que fermés. Lors de la carte scolaire de février, Le Vigenal avait déjà été menacé d’une fermeture du dispositif, au prétexte que les enfants qui y étaient inscrits n’étaient pas du quartier. Nous avions alors fait la démonstration permettant de démystifier cette justification. Nous avons demandé que le dispositif soit maintenu.

SE-UNSA : souhaite que pour les trois années à venir cette école soit sous mesure de protection, hors risque de fermeture. On s’oppose à cette fermeture (nous aussi bien-sûr). On souhaite que le dispositif soit maintenu.

Les 4 organisations syndicales s’accordent à porter une motion pour, dans le cas du maintien de la transformation du dispositif, garantir que les enfants de moins de 3 ans seront bien pris en compte das les effectifs lors des prochaines opérations de carte scolaire.

Nous resterons très vigilants quant au devenir de cette école.

Troisième point : Les rythmes

SE-UNSA : mécontentement quand les votes locaux sont brimés par le conseil régional qui met son véto pour problème de transport.

SNUipp-FSU : rappel de la déclaration liminaire.

Les problématiques liées au transport ou à la cantine ne sauraient imposer une organisation à visée pédagogique à l’encontre des votes des Conseils d’Ecole et des Conseils Municipaux.

Bilan : à la rentrée prochaine :

142 communes du département ont au moins 1 école

71 communes seront à 4 jours

69 communes seront à 4,5 jours

2 communes restent non stabilisées

19 809 élèves auront classe à 4 jours,

7 770 élèves auront classe à 4,5 jours non dérogatoires,

1850 élèves auront classe à 4,5 jours dérogatoires

265 élèves auront classe mais sur une organisation encore à définir.

Sur les 18 situations non tranchées en avril pour des problèmes de transport, 6 se sont retrouvées à 4,5 jours. 10 situations ont été rendues possibles avec les "5 minutes" trouvées pour caler les transports. Dans ce cas, l’amplitude de transport des collégiens a été augmentée. et 2 situations restent non réglées (RPI Gorre/Saint Laurent sur Gorre et La Jonchère).

La mairie de Limoges a biaisé les résultats en envoyant dès janvier les horaires de l’année prochaine.

Encore non stabilisée : La Jonchère et le RPI Gorre / St Laurent sur Gorre.

Problème de Condat : remise en cause des décisions du CDEN d’avril pour le transport.

Mme Orlay : on regrette que les transports prennent le pouvoir. En Haute Vienne le marché se décide un an avant. Dialogue bon avec le responsable local des transports.

SNUipp-FSU : Est-ce que chaque année les transports pourront impacter les horaires de l’école ? Les organisations seront-elles modifiables si besoin ?

Mme Orlay : Les organisations ne peuvent pas être pérennes, elles doivent être évaluées et revues.

SNUipp-FSU : nous sommes revenus sur le cas de Saint Genest sur Roselle / Saint Priest Ligoure et de maintien de l’organisation à 4,5 jours alors qu’initialement, et dans le respect des dates de retour des dossiers, le passage à 4 jours avaient été actés. Jusqu’à ce qu’un Conseil Municipal ne se rétracte et change son positionnement. D’où l’organisation prévue à la rentrée.

Nous avons rappelé que plusieurs cas n’avaient pas été sans poser de gros problèmes mais que celui-ci restait singulier.

M. Reymbault et Rousseau ont expliqué qu’ils avaient voulu ne pas s’immiscer dans les débats aux seins des conseils municipaux. Ils ont voulu que les choses puissent s’apaiser, d’où la prise en compte du vote tardif et contradictoire de ce conseil municipal.

SNUipp-FSU : nous entendons la volonté d’apaisement, apaisement nécessaire dans plusieurs autres communes également. Mais une date dépassée de presque 1 mois reste pour nous un problème. Depuis 2013, on ne peut que constater les dégâts dans les rapports humains engendrés par cette "réforme" des rythmes.

Rappel sémantique : la réforme est définie comme un changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement.

PEDT : 2 communes doivent en faire

3 communes se sont inscrites au PEDT : Limoges, Ladignac le Long et Ambazac. Elles pourront s’inscrire dans le tout nouveau dispositif annoncé par le Ministère "Le plan mercredi".

12 communes restent à 4.5 j mais ne font pas de pedt donc vont perdre les fonds de soutien si elles n’en font pas. Il n’est pas trop tard.

Mme Orlay conclusion : Les maires donnent du travail au directeur d’école, mais les Organisations Syndicales aussi.

SNUipp-FSU : mais nous ils viennent de leur plein gré !

Pour tout renseignement concernant l’organisation de votre école à la rentrée, appeler au 06 71 64 13 33 !

Marie-Mélanie Dumas, Franck Lenoir, Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud du SNUipp-FSU et Cécile Dupuis du SNES-FSU.

 

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