www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

Vous êtes actuellement : AE-AVS-EVS... 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
4 juillet 2018

Groupe de travail AESH du 3 Juillet 2018

Compte -rendu du groupe de travail AESH du 3 Juillet. Pour la FSU, étaient présents : Liliane Raynaud, Pascaline Bon (SNUIpp-FSU), Cécile Dupuis, Stéphane Lajaumont (SNES-FSU), et Béatrice Gauthier (SNUEP FSU) Pour l’administration, Mr Vincent Denis( secrétaire général du rectorat), Mme Lacombe (responsable ASH), Mme Bénézit (secrétaire adjointe), Mme Monteil ainsi que 3 représentants de l’UNSA . Pas de représentants du SGEN CFDT ni de FO.

Enfin ! Nous avons pu tenir un groupe de travail sur le seul sujet des accompagnants d’enfants en situation de handicap. Ce GT maintes fois réclamé,reporté, avorté, s’est tenu ce mardi 3 juillet 2018 à même pas une semaine des vacances …alors que nombre d’accompagnants et notamment ceux qui sont en contrat CUI ont de fortes inquiétudes sur leur avenir.

Lors du précédent CTA , les annonces avaient été alarmantes sur la forte diminution des contrats aidés actuels (CUI) en accord avec la politique gouvernementale de suppression de ce type de contrat : alors qu’ils sont actuellement 607 au niveau de l’académie, ils ne seront en effet plus que 285 à la rentrée 2018.

Le passage de contrats aidés, qui sont budgétisés seulement en moyens financiers, qui sont de droit privé, à des créations de postes d’AESH, qui sont de droit public, est certes un progrès mais c’est seulement une centaine de postes d’AESH supplémentaires qui sera créée en Septembre …. Le compte n’y est pas !

Quid des personnels ? Et quid des enfants qui risquent se retrouver sans accompagnement ?

Mr Denis nous a dit ne pas vouloir revenir sur la question des moyens déjà évoquée en CTA ( à ce sujet une enquête sur les moyens nécessaires va remonter au ministère) ; ce GT a vocation à discuter des problèmes de gestion des personnels.

Il apparait pourtant que les 2 sont souvent liés et nous y sommes revenus à plusieurs reprises au cours du GT.

En préambule, une discussion sur les termes utilisés et notamment dans le document proposé par l’administration ; le terme d’AVS ne devrait plus avoir cours puisque remplacé par AESH ; toutefois dans cet article, nous utiliserons "accompagnants" pour désigner l’ensemble des personnels qui ont des missions d’accompagnement des enfants en situation de handicap ; et les termes AESH ( CDD ou en CDI)d’une part, et contrats aidés ou CUI d’autre part selon le type de contrat des accompagnants

De nombreux points ont été abordés lors de ce GT :

- Problème de communication :

Les AESH sont peu informés sur leurs droits, l’étendue de leur mission ... ils ont du mal à avoir accès à leur messagerie professionnelle. L’administration reconnait un déficit d’information, un travail important a pourtant été mené : un document finalisé par Mme Lacombe est en effet à disposition sur le site du rectorat mais c’est un document dont la lecture nécessite un accompagnement ( il fait 70 pages et pour des novices , ça reste compliqué ! ) ; Mr Denis dit qu’il faudrait qu’il soit maîtrisé par tous les chefs d’établissement et les directeurs. Nous rappelons que dans le 1er degré, ce sont les IEN qui sont responsables des AESH et des CUI ; les directeurs ne sont pas des supérieurs hiérarchiques ! Même si une information lors de la formation pour les directeurs nous semble tout à fait souhaitable et nécessaire.

- Sorties :

L’objectif est bien de faire en sorte que les enfants en situation d’inclusion puissent participer aux voyages scolaires mais il y a un problème de droit du travail pour les contrats aidés qui ne peuvent légalement accompagner en dehors de leur temps de travail. Les AESH , eux, peuvent accompagner les sorties avec nuités.

Nous intervenons car il est dit dans le document de l’administration que l’AESH doit renoncer à toute contrepartie en cas d’accompagnement. Le rectorat explique qu’il ne peut pas apporter de contrepartie financière. Nous demandons donc qu’il y ait une compensation sur le temps de travail.

Cette compensation est due même en cas d’accompagnement à une sortie à la journée dont le temps excède le temps habituel de l’accompagnant (qu’il soit CUI ou AESH)

Nous demandons que soient établies des « fiches méthode » qui précisent les démarches à effectuer, quelle récupération, sur quel temps .... afin qu’aussi bien les accompagnants que les organisateurs des sorties scolaires soient informés.

- Frais de déplacement et mouvement :

Nous demandons que les accompagnants puissent percevoir des frais entre leur domicile et leur lieu de travail. Mr Denis nous répond que c’est impossible. Il dit que les services administratifs essaient de nommer les personnels au plus près de leur domicile et que les personnels sont très globalement satisfaits.

Nous évoquons l’affectation des personnels (au cours d’un mouvement équivalent à celui des enseignants), sur une zone délimitée ce qui permettrait une indemnisation si les déplacements sont hors de cette zone.

Mr Denis dit qu’un mouvement est impossible parce que les postes ne sont pas affectés à un établissement et que par la nature même du métier, les affectations sont très mouvantes. Il pense qu’un mouvement ne serait pas forcément plus favorable aux personnels mais dit qu’il serait intéressant de mener une étude pour connaître la proportion des personnels nommés à plus de 15, 20, 30 … km de leur domicile.

Mr Denis invoque la nécessaire suppression que pourrait subir certains s’il n’y avait pas d’affectation possible dans leur secteur … le débat reste donc ouvert !

Par contre, nous reprécisons que des frais de déplacements sont dus en cas de déplacement entre le rattachement administratif et une commune non limitrophe que ce soit pour accompagner des enfants dans des établissemnts différents ou pour se rendre en formation.

Faites valoir vos droits !

- Recrutement

Nous demandons à ce que tous les personnels soient recrutés par l’IA et non par les chefs d’établissement dans un souci de neutralité.

De même, l’évaluation devrait être menée par des personnes extérieures aux établissements ; la proximité peut mettre en difficulté tant les accompagnants, qui pourraient être victimes de pressions, que les enseignants pour qui il est difficile de faire abstraction du côté relation humaine.

A propos de recrutement , nous soulignons que rien n’empêche de faire des contrats de 3 ans , ni de CDiser avt 6 ans de précarité pour fidéliser les AESH et leur rendre la vie un peu plus facile ( ex louer un appartement est impossible avec un contrat 1 an)

Mr Denis partage cette analyse mais nous répond que c’est actuellement trop compliqué, il y a des éléments de contexte à prendre en compte ; il est en attente d’échange avec Bordeaux et Poitier (grande académie , quand tu pointes ton nez …). Pour l’évaluation, il n’avance pas de nouvelles pistes mais a entendu nos arguments sur le recrutement ... A suivre !

- Aide mutualisée :

Rappel : les AESH comme les CUI peuvent être appelés à apporter des aides mutualisées.

Nous alertons sur la difficulté à gérer les emplois du temps en cas de mutualisation (cela peut être source de conflit au sein des équipes et compliquer les inclusions) ; d’autre part, certains enfants ont vraiment besoin d’une aide individualisée … La mutualisation ne peut pas être la seule réponse au manque de personnels.

Mme Lacombe rappelle que l’objectif de l’accompagnement est bien de favoriser l’autonomie des enfants en inclusion, ce qu’on constate c’est souvent une très grande dépendance de l’accompagné avec son accompagnant.

Certes nous sommes d’accord sur le principe mais certains enfants ne peuvent absolument pas se passer d’aide ( ne serait-ce par exemple , que pour la prise de note …) ce qui nous amène à évoquer le point suivant.

- Remplacement :

Nous renouvelons notre demande que les accompagnants soient remplacés notamment en cas d’absence régulière ou longue afin qu’il n’y ait pas d’interruption de la scolarisation ou que les enseignants ne se retrouvent pas dans des difficultés trop importantes. Il faudrait pour cela une brigade de remplaçants.

Là encore la mutualisation devrait apporter des solutions répond l’administration … On ne peut s’empêcher d’en douter !

- Fin de contrat CUI, contrat PEC :

Il y a une réduction très forte des CUI ; Mr Denis dit qu’il travaille avec pôle emploi , on ne sait pas encore si tous les personnels en fin de contrats aidés pourront bénéficier des créations de postes AESH. Ils ont une réunion la semaine prochaine ….

Nous alertons sur le fait que 2 ans d’expérience étaient nécessaires pour accéder à un contrat d’AESH ; si certains contrats sont interrompus, y aura-t-il possibilité de basculer vers un contrat PEC afin d’aller jusqu’au 2 ans ?

Pas de réponse encore sur cette question par contre , un décret, qui devrait paraître prochainement, indique la possibilité d’obtenir un CDD d’AESH si on posséde le bAC et 9 mois d’expérience. C’est une bonne nouvelle mais ne résoud pas le problème de ceux qui n’ont pas le BAC ….

Pour la FSU bien évidemment, 2 ans d’expérience même si contrats différents (CUI ou PEC) doivent permettre l’accès au CDD même pour ceux qui n’ont pas le Bac.

Nous demandons également sur quels critères se fait le choix de ceux à qui on propose un CDD ? Mr Denis indique qu’il faut se retourner sur les personnes qui gèrent au niveau des DSDEN ; le dossier des personnels est bien évidemment étudié.

- Formations diplomantes

DEAES : La seule habilitation pour la région est Polaris ; le rectorat est assez critique sur cette formation, de plus elle coûte 6000 euros ! 2 demandes d’habilitation sont en cours pour l’année prochaine : Valadon et Polaris. Rectorat préférerait Valadon, il est en attente de la réponse du ministère.

Les crédits formation alloués au rectorat pour les contrats aidés sont attribués au GIP ( ce qui permet de les conserver et de gérer sur plusieurs années) ; ils doivent permettre un accompagnement des personnels.

Nous demandons que le PAF (plan académique de formation) soit ouvert aux AESH ; là aussi des fiches méthode doivent être établies afin de permettre aux personnels de connaître et d’obtenir des formations qui peuvent être proposées à travers différents dispositifs.

- Salaire :

Depuis janvier et suite à l’augmentation du SMIC, le recrutement doit se faire au minimum à l’indice plancher 320. Nous bataillons sur la grille des salaires pour obtenir que les indices soient gravis plus rapidement et que le passage en CDI se traduise par une augmentation de salaire.

Mr Denis fait finalement la proposition de passer à l’indice 325 au bout de 2 ans, 330 au bout de 3 ans et 334 lors de la CDisation. C’est un progrès, nous resterons vigilants sur sa mise en place .

D’autre part, nous soulignons qu’actuellement, des collègues embauchés précédemmentavec l’ancienne grille sont toujours à l’indice 320 après plus de 3 ans d’exercice et se retrouve à égalité de traitement avec ceux qui démarrent … Pas de réponse apportée sur ce point.

- Temps de travail :

Les ½ temps sont quasi systématiques : difficile de vivre avec un demi SMIC ! Nous demandons à ce que ce temps soit étendu aux temps autour de l’école.

C’est déjà le cas pour les temps de cantine mais le périscolaire nécessite des avenants. Le rectorat pense travailler dans un 1er tps avec les grosses agglo puis associations des maires pour étudier les possibilités.

A terme, une modification de la législation sera nécessaire pour que la prise en charge globale de l’enfant soit prise en compte et que les accompagnants puissent intervenir sur les différents temps de l’enfant .

Enfin nous revenons avec force sur le calcul du temps de travail pour les CUI , 24 heures hebdomadaires dans le 87 alors que 20 heures pour les autres départements : c’est illégal !

Comme est illégal le calcul du temps de travail des AESH sur 36 semaines et non sur 39 !

Mr Denis pense qu’une information a été envoyée aux IA pour ce dernier point ; pour le 1er, il refuse d’entendre nos arguments et laissent ce point en suspens …

Nous sommes déjà intervenus sur ces points lors du précédent GT, auprès de l’inspectrice d’académie, auprès de la rectrice, une réponse doit maintenant être apportée. Mr Denis dit qu’il nous répondra prochainement par courrier sur ces points .

Le GT se clôt après 3 heures de discussion ; nous demandons la tenue d’un GT dans la 1ère partie de l’année et également que la CCP se tienne chaque année afin que les représentants des AESH puissent siéger et faire évoluer leurs conditions de travail.

Pour la FSU, Liliane Raynaud, Pascaline Bon (SNUIpp-FSU), Cécile Dupuis, Stéphane Lajaumont (SNES-FSU), et Béatrice Gauthier (SNUEP FSU)

 

4 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp-FSU87 - 24 bis, route de Nexon 87000 Limoges - 05 55 43 27 30 - portable 06 71 64 13 33 - snu87@snuipp.fr
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne, tous droits réservés.