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17 juillet 2018

Signature de la convention ruralité

Nous avons reçu en tant que siégeant au CDEN (Conseil Départemental de l’Ediucation Nationale) l’information suivante :

La DSDEN a l’honneur de vous informer que la convention ruralité concernant le département de la Haute-Vienne a été signée, le 10 juillet 2018.

Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne, Christine Gavini-Chevet, rectrice de l’académie de Limoges, Jacqueline Orlay, directrice académique des services de l’éducation nationale de la Haute-Vienne ; Isabelle Briquet, présidente de l’Association départementale des maires et élus de la Haute-Vienne ; Christine De Neuville, représentant l’Association départementale des maires ruraux de la Haute-Vienne ont signé le mardi 10 juillet 2018 une convention pour un aménagement du territoire scolaire de la Haute-Vienne.

Cette convention prévoit les modalités d’aménagement du territoire scolaire sur le département avec comme objectifs :

 accompagner et soutenir la présence d’une école de qualité, attractive, inclusive, permettant un accès aux équipements sportifs, culturels et numériques, en appui sur des équipes pédagogiques stabilisées et accompagnées.

 formaliser une démarche prospective de concertation entre communes et services de l’État pour interroger le tissu scolaire existant, partager les constats (démographiques, éducatifs, pédagogiques) et les projections démographiques, anticiper les évolutions et les travaux, pérenniser et qualifier l’offre éducative.

La loi n°2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la Refondation de l’école de la République et le cadre général sur les fondamentaux (avril 2018) traduisent une ambition éducative qui érige comme objectifs principaux : former l’élève, lui faire acquérir le socle de compétences, de connaissances et de culture, former le futur citoyen, améliorer les résultats scolaires de chacun, offrir à chaque élève, à l’issue d’un parcours encourageant, la possibilité d’atteindre le plus haut niveau de formation et de qualification possible.

L’attachement à la présence d’une école au sein de l’espace communal est fort et légitime. Pour autant, dans un contexte scolaire de fragilité démographique, il doit favoriser une réflexion sur l’évolution du tissu scolaire à court et moyen terme afin de garantir une offre de services de qualité pérenne en lien étroit avec les réflexions sur les nouvelles configurations (communes nouvelles, intercommunalité…).

Il devient donc nécessaire d’agir avec lucidité, transparence et confiance en privilégiant un partenariat de qualité autour des élèves afin de trouver, ensemble, des solutions pertinentes, viables et efficientes.

Cette convention est la traduction du travail de collaboration de l’Éducation nationale avec l’ensemble des acteurs locaux pour soutenir l’école.

Un soutien à l’école rurale

A la rentrée 2017, quarante départements sont couverts par une convention ruralité sur la soixantaine de départements éligibles. Pour les rentrées prochaines, 66 conventions devraient être signées.

Cette signature induit la mise à disposition de 4 ou 5 postes par le ministère. Des écoles sont toujours dans l’espoir d’une ouverture pour la rentrée et la brigade de remplacement a de gros besoins en termes de postes. Nous attendons maintenant de voir comment cette signature de ce point de vue là va se matérialiser.

Concernant le texte signé, et notamment le paragraphe suivant, nous restons très méfiants. L’attachement à la présence d’une école au sein de l’espace communal est fort et légitime. Pour autant, dans un contexte scolaire de fragilité démographique, il doit favoriser une réflexion sur l’évolution du tissu scolaire à court et moyen terme afin de garantir une offre de services de qualité pérenne en lien étroit avec les réflexions sur les nouvelles configurations (communes nouvelles, intercommunalité…). En d’autres termes, nous avons déjà pu constater par le passé que les concepts de réorganisation, de mutualisation et d’évolution avaient débouché sur des suppressions de postes et d’écoles. Nous serons donc très vigilants lors des prochaines cartes scolaires sur la mise en forme de cette convention. Dans les mots de celle-ci, on peut par ailleurs partager certains contenus à commencer par les objectifs énoncés.

Reste maintenant à définir le niveau de confiance dans un contexte tendu en termes de moyens pour notre département et avec un discours sans cesse renouvelé de nécessité d’avoir une répartition des moyens juste et équitable. Ou comment dire sans le dire que chaque classe doit avoir le même nombre d’élèves, à savoir celui s’approchant au plus près des seuils (de fermeture ou d’ouverture). Et lorsque l’on enseigne dans une petite ou toute petite école, on peut avoir moins d’élèves par classe (exemple : dans une école primaire à 3 classes et à 60 élèves, la DASEN ne peut prendre la décision de fermeture. La répartition moyenne dans cette école aboutit donc à 20 élèves par classe, ce qui est impossible dans une école plus importante (à 5 classes et plus). Mutualiser est un joli mot, dans lequel on comprend partage et pas forcément récupération de moyens.

Le SNUipp-FSU continue à promouvoir une école de qualité et est porteur de propositions dont la baisse du nombre des élèves par classe, pour un meilleur suivi individualisé et plus de temps à donner à ceux qui en ont le plus besoin.

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pas plus de 25 élèves par classe

Lire aussi le dossier ci après

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Les effectifs, ça compte

 

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