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14 septembre 2018

Audience avec l’IA DASEN du 13 septembre 2018

Mme l’Inspectrice avait invité toutes les organisations syndicales représentatives pour une réunion de rentrée et d’actualité. Etaient présents Mme Orlay, IA DASEN, Mme Grison Secrétaire générale de l’Inspection, Mr Gauthier IEN Adjoint, Laurianne Léon pour le SNUIpp-FSU 87, 1 représentant du SE UNSA, 1 représentant du SNUDI FO, pas de représentant pour le SGEN CFDT.

L’échange commence autour du CTSD et du GT sur la convention ruralité prévus le lendemain. Un syndicat souhaitait inverser ces deux commissions. La DASEN précise tout de suite qu’elle ne veut pas qu’il y ait de "faux espoirs", elle ne souhaite pas utiliser les 5 postes donnés par le ministère au titre de la convention ruralité pour ouvrir des classes en réajustement de rentrée, même hors Limoges. La convention qui a été présentée aux élus avait pour objectif d’accompagner les écoles en milieu rural sans forcement ouvrir de classes mais plutôt en essayant de travailler avec tous les partenaires et de façon nouvelle. Je précise qu’il faudra quand même que l’utilisation de ces moyens soient lisibles pour les collègues, que les actions envisagées soient concrètes sinon on aurait l’impression que les postes de la convention ruralité servent à mettre en place les CP et CE1 dédoublés en REP. La DASEN souhaite être cohérente à l’endroit des élus et ne veut pas tronquer le débat. Je questionne sur " comment assurer l’utilisation de ces moyens et qui sera affecté sur ces postes étiquetés". L’échange s’arrête sur ces questions pour ne pas anticiper le travail des commissions du lendemain.

Le sujet de la formation des équipes est ensuite abordé, les membres de l’inspection étant en réunion avec les CPC, EMF et DEA l’après-midi même. 5 jours de formation seront organisés pour les formateurs, l’objectif étant de rendre plus lisibles et cohérentes les actions de chacun et que cela puisse servir à tous les collègues. Mr Gauthier explique qu’il faut retrouver de l’horizontalité entre tous les acteurs et que la formation professionnelle des enseignants est une priorité. Il croit en la compétence collective, en la force des équipes et pense les choses sur le long terme. Le Projet d’école est la colonne vertébrale de nos actes envers les élèves, il faut que les équipes de formateurs puissent accompagner les équipes d’école en dehors des RDV carrière.

Rappel pour ceux qui auraient un RDV carrière cette année ( et pour tous ceux intéressés ) RIS sur la journée avec Paul Devin, Inspecteur FSU, nouvelles carrières, politique de Blanquer ,le mercredi 26 septembre, toutes les infos ICI)

Je précise que nous sommes tout à fait d’accord avec cette vision des choses et avec le pouvoir redonné aux équipes au coeur du système mais que cela s’oppose aux techniques de management proposées par notre ministère notamment par le biais de la prime REP avec une part variable attribuée en fonction du mérite et individuellement. Quid du travail d’équipe et du collectif ? Mme Orlay me répond qu’il faut remettre les réformes en parallèle du code de l’Education, revenir au coeur de notre métier pour le consolider et que ce n’est pas le ministère qui le fera. Elle insiste plusieurs fois sur la seule chose qui lui tient vraiment à coeur et lui semble importante : Quelle organisation au service des élèves ? J’interviens pour rappeler que des projets sont déjà mis en place dans les écoles, que les collègues travaillent pour les élèves, qu’ils sont souvent fiers de ce qu’ils mettent en place, qu’il faut nous encourager dans ce sens ! Mr Gauthier acquiesce et rajoute qu’il faut oser faire et oser montrer, que le partage n’est pas vécu pour stigmatiser ou mettre en compétition les enseignants mais pour ajouter des éléments au collectif, le renforcer de manière unique et positive.

Je questionne ensuite Mme Grison sur les AVS : des contrats CUI ne se voient pas renouvelés alors qu’ils pourraient l’être, des enfants se retrouvent non accompagnés. Pourquoi ? Mme Grison me répond que la dotation en CUI a été divisée par deux par rapport à la dernière rentrée, l’inspection essaie de proposer des contrats AESH à celles et ceux qui peuvent en bénéficier mais la dotation en AESH est moindre. La priorité reste l’élève et la continuité de l’accompagnement. Je demande aussi ou nous en sommes par rapport à la trentaine d’élèves sans accompagnement à la rentrée. Mme Grison répond que les services travaillent, il reste des supports à recruter, les enseignants référents évaluent encore les besoins... donc à suivre ! Je rappelle que dans les écoles, le sujet des inclusions reste très tendu et le manque d’AESH est une réelle difficulté. Mme Orlay explique que l’inclusion est un sujet sur lequel beaucoup d’acteurs travaillent, un nouveau dispositif est en train de se mettre en place : le PIAL ( Pole Inclusion Accompagnement Localisé ). Elle n’est pas convaincue par les réponses venant des dispositifs. Pour elle, il faut réfléchir sur l’humain, revenir au niveau de chacun pour que les personnes s’organisent. Globalement, rien ne bouge. Je rappelle qu’en effet nous sommes tous d’accord avec la philosophie de l’école inclusive mais qu’il ne faut pas oublier que certaines situations peuvent être très difficiles, les conditions de travail des collègues sérieusement dégradées ( en CHSCT, l’inclusion scolaire a été un sujet de questionnement l’an dernier ) et que les moyens humains, la formation spécialisée ne doivent pas être négligés.

La réunion se termine à 18h30 après 1h30 d’échanges riches …

et constructifs ?

Laurianne Léon, élue en CAPD pour le SNUIpp-FSU 87

 

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