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17 septembre 2018

L’éducation nationale doit rendre 1 800 postes

Notre ministre de l’Education Nationale, M. Blanquer, a réservé au Figaro la primeur de cette info qui fleure bon le quinquennat Sarkozy : 1 800 postes seront supprimés à la prochaine rentrée dans son ministère (cf le Communiqué de Presse de la FSU).

Il faut dire que notre ministre était alors le numéro 2 d’un certain Darcos qui avait comme objectif, réalisé de main de maître, la suppression de 80 000 emplois. Il réutilise les mêmes formules pour tenter de faire passer la pilule : 1 800 postes, ce n’est que 0,2% des effectifs du ministère. En 2008, M. Darcos disaient que ce que l’on faisait avec 100% des effectifs, on pouvait bien le faire avec 99%...

Mais que l’on se rassure, nous, dans les écoles, nous ne serons pas touchés. Bien au contraire ! Ces suppressions sont réalisées pour nous et notre pouvoir d’achat ! Alors, qu’est-ce qu’on doit dire ? Merci ! Enfin, non, finalement, pas merci, parce que :

- ces postes supprimés vont l’être pour 1400 d’entre eux dans les collèges et lycées, dans un contexte d’augmentation du nombre des élèves. Comment accepter une telle décision qui concernera dès la rentrée prochaines nos élèves de CM2 de cette année ?

- ces postes supprimés vont l’être pour 400 d’entre eux dans les services administratifs. Chacun a déjà pu mesurer combien notre administration était en souffrance, avec des personnels toujours moins nombreux et qui, depuis plus de 10 ans maintenant, voient leurs conditions de travail se dégrader. La gestion des personnels, du remplacement, nécessite aussi des moyens humains qui sont déjà insuffisants. Plutôt que de supprimer des postes, il serait urgent d’en créer !

- ces postes supprimés ne peuvent pas l’être "pour améliorer le pouvoir d’achat des fonctionnaires". A ce sujet, le gel du point d’indice est à nouveau reconduit pour un an. Pour rappel, la mise en place du PPCR a été reculé d’un an. Le gouvernement n’a donné aucun signe d’une possible revalorisation de nos salaires. Là encore, il y a des paroles et des (non) actes.

Cette annonce arrive après (ou plutôt en même temps que) celle injonctive de faire passer des évaluations aux CP et CE1. On nous dit que ces évaluations ont été conçues pour nous permettre de comprendre et donc remédier aux difficultés de nos élèves, niant au passage notre capacité à bien faire notre travail. Pourquoi alors ne pas proposer des outils de passation, à la libre appréciation et utilisation de chaque collègue ? Se poser la question, c’est déjà entrevoir plusieurs éléments de réponse, en contradiction complète avec la "confiance" invoquée par M. Blanquer, y compris dans son message de rentrée.

C’est dans un contexte fort de méritocratie dont chacun sait bien ce que cela signifie qu’arrivent ces évaluations, ces suppressions de postes programmées, ces rapports sur la direction d’école...

Nous allons tous devoir, collectivement, réagir et ne pas nous laisser faire plus longtemps. Pour se faire, se syndiquer au SNUipp-FSU (comme CECI ou comme CELA) passe de la plus grande évidence à la nécessité absolue. C’est un des leviers principaux pour s’opposer, se battre tout en étant force de propositions.

Le rendez-vous du mardi 9 octobre pourra permettre de lancer à ce gouvernement un premier avertissement. Plus d’infos à ce sujet à venir.

 

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