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23 janvier 2019

Compte rendu de GT carte scolaire du 23/01/19

Ce mercredi matin s’est tenu le groupe de travail carte scolaire préparant le CTSD et CDEN du 5 février prochain.

Mme Orlay IA-DASEN excusée présents : M Gauthier IA-adjoint, Mme Grizon SG, M Hugon IEN, M Sacher IEN, M Maupomé IEN, M Baduel IEN, M Lévêque IEN, M Rousseau IEN, Mme Deburghraeve, Mme Meuleman M Czekala administratifs , 1 représentant du SGEN-CFDT, 4 du SE-UNSA et vos représentants du SNUipp-FSU87 Fabrice Prémaud, Pascal Lavigerie, Franck Lenoir & Marie-Mélanie Dumas

Mme Grison, secrétaire générale de la DSDEN, a présenté le contexte de la rentrée 2019 :
- perte de 131 élèves prévue pour 2019 (1 165 élèves perdus depuis 2016)
- obligation de scolarité des moins de trois ans
- CP/CE1 rep et rep+ : le dispositif étant déjà déployé en Haute-Vienne, il n’est prévu que des ajustements liés au suivi des cohortes
- suivi de la politique ruralité : rencontres avec les maires (les cinq etp (équivalent temps plein) dédiés à la formation continue en ruralité restent). Le problème est que nous ne voyons pas de trace de ces 5 postes sur les documents du CTA. Mme Grizon en convient tout en soulignant qu’ils ont pourtant bien été affectés. Il serait bien quand même que l’on puisse le constater !
- souhait du renforcement de la brigade de remplacement (même si la situation est, pour elle, meilleure que l’an dernier avec "seulement" 140 jours non remplacés jusqu’en décembre) Elle est consciente que le contexte épidémique par exemple est favorable pour l’instant...) Monsieur Gauthier (adj IA) ajoute qu’aucun de stage de formation continue n’a été annulé ! Nous faisons remarquer que cette formation continue ne répond pas à la demande des collègues et que de nombreux stages sont morcelés au point de n’occuper qu’une demi-journée !
- enfin l’administration souhaite une étude qualitative sur les postes de PDMQDC (nous en reparlerons en fin de GT !)

C’est donc dans ce contexte que nous apparaissent les documents administratifs présentant les situations à étudier (ouvertures et fermetures) : à ce propos, tous les chiffres que vous nous avez transmis nous ont été de la plus grande utilité durant l’étude de tous les cas présentés par l’administration. Nous avons donc pu faire remonter tous les derniers éléments lors de ce GT. M. Gauthier s’est étonné que nous ayons des informations que n’avaient pas les IEN. Nous nous en étonnons car dès que des modifications nous ont été signalées, nous avons bien conseillé les collègues d’en informer également leur IEN. Un nouveau travail de vérification doit être mené par l’administration afin de s’assurer que ce sont les bons chiffres qui sont utilisés.

Remarque : durant tous les échanges sur cette carte scolaire, nous n’avons eu de cesse de pointer certaines contradictions :

- la prise en compte des spécificités liées à la ruralité vs les fermetures de postes envisagées dans le rural
- les 5 postes issus de la signature de la convention ruralité vs les 3 ouvertures pour les dédoublements en REP REP+ à la rentrée 18
- la primarisation d’école aboutissant à une fermeture de classe : si celle-ci ne s’était pas faite, celle-là n’aurait pu avoir lieu. Il est donc logique que les équipes et les maires soient prudents et même méfiants.
- les PDMQDC : pourquoi défaire un dispositif qui devait se mettre en place année après année ?
- Nous avons rappelé à plusieurs reprises que toute fermeture ne devrait pas se faire si après celle-ci l’école devait se retrouver chargée, et donc basculer mécaniquement dans le panier des écoles susceptibles d’avoir une ouverture !

Fermetures :

- ce sont 34 écoles maternelles, élémentaires ou primaire dont 7 RPI qui sont sur cette liste ! Seules deux écoles sont de Limoges les autres étant par conséquent en zone rurale ou proche banlieue. Au final, après avoir avancé nos arguments, vérifié les chiffres avancés avec les IEN concernés, les écoles sont classées en trois groupes :

Les plus menacées sont classées P1, c’est le cas pour : - 6 écoles maternelles - 13 élémentaires ou primaires - 4 RPI

Le classement P2, suggère une très grosse surveillance de l’évolution des effectifs : - 1 maternelle - 1 élémentaire - 1 RPI

Le classement P3 éloigne un peu du risque fermeture mais... - 2 maternelles - 3 élémentaires ou primaires

Enfin 1 école primaire et 2 RPI sortent de la liste.

Au titre des ouvertures programmées apparaissent 1 maternelle et et 7 élémentaires ou primaires. (Nous demandons que soient rajoutées quelques écoles passées sous les radars administratifs !)

Pour l’éducation prioritaire REP/REP+, nous aurons des documents plus précis avec les chiffres des CP/CE1 et les autres séparés.

Il est envisagé la création de 2 etp (équivalent temps plein) pour l’ASH 0.5 + 0.5 + 1). Nous ne pouvons que soutenir ces créations !

Nous faisons remarquer qu’encore une fois le rural va payer un lourd tribu pendant cette carte scolaire, que cela risque encore de marquer l’opposition avec l’urbain. Mais on nous rétorque que l’évolution démographique est ce qu’elle est ! Nous rappelons pour la énième fois que la Haute-Vienne a un faible P/E que l’on ne parvient pas à rattraper (manque de 60 postes !) la moyenne nationale. Mme Grison donne le chiffre de la moyenne départementale qui est de 23.3 élèves par classes.

Nous évoquons aussi le cas des SEGPA qui vont perdre en moyenne un peu plus de 8 heures d’enseignement ! Suivant l’organisation propre à chaque collège les situations vont être différentes mais globalement les collègues concernés pensent que ce sont les heures dédoublées en atelier( donc la partie la plus professionnelle) qui va en pâtir !*

Encore une fois, la politique ministérielle tape sur les élèves les plus fragiles ! Les enseignants de SEGPA sont appelés à manifester massivement demain : Rendez-vous 10h devant le rectorat, vêtus des blouses bleues ou blanches d’atelier et éventuellement de charlottes, pour accompagner le cortège des grévistes du secondaire.

Enfin est abordé le thème de "l’étude qualitative" des postes de PDMQDC ! Mr. Gauthier faisant remarquer que ces postes n’ont pas pour vocation à rester dans les mêmes écoles, il est envisagé de les redéployer sur d’autres écoles ou groupements d’écoles. Ce projet est à l’étude et nous n’obtiendrons pas d’autres certitudes sur leur devenir, si ce n’est l’engagement qu’ils ne seront pas reversés dans le pot commun.

Nous faisons remarquer que ce type de postes avait à l’origine vocation à se développer en nombre sur les territoires et non à être simplement redéployés. Pensons aux écoles qui en bénéficiait avec à priori un grand degré de satisfaction et qui vont être sorties de ce système ! Pourtant, il a bien été question d’"évaluation" du dispositif. Décidément, lorsque l’on entend évaluation, il faut entendre décision déjà prise se base sur une analyse déjà effectuée ou plutôt déjà conclue...

Ce groupe de travail se termine tardivement (13h40) mais avec deux points restant en suspend :

- l’avenir des 8.5 etp de PDMQDC (nous devrions avoir des infos avant le CTSD/CDEN du 5 février. Nous intervenons longuement pour défendre ce dispositif avec force d’arguments. Mais la volonté d’y mettre fin semble bien réelle...

- l’avenir des décharges de direction en cas de suppression de classe et d’effet de seuil ! En clair et par exemple, suite à une mesure de carte, une école passe de 4 à trois classes, il existait jusqu’à présent un moratoire sur la perte de décharge de direction pendant une année. Ce moratoire, notre DSDEN souhaite le remettre en cause, il n’y a pas de petits bénéfices !! A coup de 0.25 etp de décharge économisée, on arrive vite à récupérer des ETP (équivalents temps plein) !!! Nous nous élevons bien sûr contre cette mesure qui fera l’objet d’un groupe de travail spécial. Nous allons batailler pour que notre IA DASEN nous entende. Les conditions de travail comme les conditions d’apprentissage sont forcément dégradées après une fermeture de classe. Dégrader également les moyens de fonctionnement de l’école dans le même temps rajoute à cette double difficulté.

- Brigades : 128 postes actuellement ; soit elle reste en l’état, soit les postes ruralités en sortent et il faudra conforter celle-ci.

Nous contacterons demain les écoles les plus menacées pour les en informer et recueillir éventuellement de nouveaux éléments pouvant venir étayer la défense de leurs classes.

Notre alerte sociale déposée risque bien, en l’absence d’amélioration tangible, de se traduire par un appel à la grève le jour de la tenue du CTSD (5 février) par exemple... Nous sommes reçus demain matin dans le bureau de l’IA DASEN à ce sujet dans le cadre du protocole de déclenchement de l’alerte sociale. A suivre...

Vos élus SNUipp-FSU 87 au CTSD et CDEN, Marie-Mélanie Dumas, Pascal Lavigerie, Franck Lenoir, Fabrice Prémaud

 

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