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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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24 janvier 2019

CR rencontre avec la DASEN suite a notre alerte sociale (maj 31 01)

En pièce jointe le relevé de conclusions rédigé par l’administration.

Nous avons été reçues par Mme Orlay, IADASEN et Mme Grison, SG de l’IA suite à notre alerte sociale déposée le 22 janvier dernier.

Notre alerte sociale est déposée en plus du préavis de grève déposé par le SNUipp-FSU au plan national qui court du 1er février 2019 au 20 avril 2019, afin d’expliquer, à nouveau, à l’IA DASEN, la nécessité d’avoir réellement un plan de rattrapage en termes de postes pour notre département.

L’objet de l’entretien est d’entamer des négociations suite à nos revendications.

Mme Orlay nous rappelle le protocole dans lequel nous entrons et le cadre de discussion : une réponse orale est apportée à nos demandes, suivra un relevé de conclusions signé puis publié.

SNUipp-FSU : Sur un plan académique, la dotation ministérielle de 0 postes ne permet pas de répondre aux besoins. Depuis plusieurs années, nous demandons un plan de rattrapage national. La proposition du CTA de retirer 5 postes à la Corrèze et 3 postes à la Creuse ne nous satisfait pas ; ces départements ruraux ont aussi des besoins à couvrir.

Une dotation de 8 postes pour la Haute-Vienne ne suffira pas à ouvrir des classes où cela est nécessaire et il faudra nécessairement fermer d’un côté pour ouvrir de l’autre. La liste des écoles étudiées dans le cadre de la carte scolaire, découverte en GT le mercredi 23 janvier nous inquiète au vu du nombre d’écoles potentiellement concernées par une fermeture de classe (24 en priorité 1) !

IA DASEN : L’objectif n’est pas de récupérer des moyens, le département a les moyens de fonctionner si on fait la conjonction de tous les éléments : allocation des moyens depuis 2013 + Baisse démographique. L’écart entre 2008- 2012 et 2019 se réduit. Il ne faut pas perdre de vue que l’objectif final est d’atteindre le plus grand nombre d’élèves en réussite.

SNUipp-FSU : L’an dernier, le département a obtenu 5 postes supplémentaires avec la signature de la convention ruralité. L’administration avait décidé de positionner ces postes dans la brigade de remplacement afin qu’un maximum d’écoles rurales puisse bénéficier de formation ou de dispositifs " innovants".

Nous ne contestons pas le besoin de formation des équipes mais nous pensons qu’il est important que le monde rural bénéficie de ces postes pour éviter 5 fermetures. Nous savons l’impact d’une fermeture de classe sur les communes et la désertification des territoires qui peut en découler.

IADASEN : Les convention ruralités ont été signées pour avoir des moyens pour le département et plus spécifiquement pour le rural. Il faut garder une école attractive, intéressante au service des élèves. Quelle réponse apporter ? Les ouvertures / fermetures de classes sont une modalité de réponse, la formation en est une aussi. On parle beaucoup des classes à effectifs chargés mais seulement 3% des classes du département ont plus de 30 élèves. Les effectifs ne sont pas la seule variable qu’il faut considérer pour atteindre nos objectifs. Si la question est de passer de 16 à 14 élèves, ça ne changera pas grand chose.

Quel est le dispositif qui répond le mieux à la technique posée ? Comment garder là où on pourrait fermer ? En GT toutes les situations sont travaillées, on regarde précisément le taux d’encadrement par territoire.

Il faudra faire attention aux effets de seuil. ( si une fermeture est prononcée sur une école, sa moyenne peut remonter fortement et basculer avec sur une moyenne qui nécessiterait une ouverture ), nous devons jongler avec du macro et du micro. Il faut aussi faire jouer la solidarité.

SNUipp-FSU : Malheureusement dans les cas que nous discutons la problématique n’est pas de passer de 14 à 16 élèves mais de 24 à 28. Il faut envisager des politiques nationales budgétaires en faveur de l’Education Nationale.

( Nous ne savons pas si notre proposition de garder les 5 postes de la convention ruralité sur des postes " classes " a été entendue..)

SNUipp-FSU : Nous nous interrogeons sur la proposition exposée en GT sur les postes de PDMQDC ( voir compte-rendu ICI). Nous ne comprenons pas pourquoi vous voulez changer leurs missions, leurs affectations alors que le dispositif fonctionne et est plébiscité localement et nationalement sur le terrain par les collègues. Nous avons peur qu’en demandant aux collègues de se rendre sur plusieurs écoles, leur travail soit bien moins efficace et apparaisse comme du "saupoudrage" de moyens.

La spécificité des PDMQDC est de travailler en équipe pour porter et coordonner des projets, cela demande du temps et de l’investissement, une bonne connaissance des publics, des parents, du temps de concertation.. Tout cela sera impossible avec cette proposition et nous n’y voyons aucun intérêt sinon de faire disparaître "en douceur" ces dispositifs.

IADASEN : La carte scolaire est liée au CNE, il faut justifier dans le base informatique de chaque fonction / mission / support. Il y a une enveloppe pour faire fonctionner l’école, les modalités se construisent. Il faut construire un modèle transitionnel pour garder les moyens. Il n’est pas question de "morceler" les collègues mais l’idée et de mutualiser, transférer, s’interroger sur chacune des situations pour les faire évoluer.

Les collègues PDMQDC seront reçus pour évaluer leurs actions, il pourra y avoir un collègue surnuméraire par école, par secteur, par réseau.. L’état d’esprit sera gardé. Les projets d’écoles ont été réécris, les IEN s’appuieront dessus pour mettre les moyens sur des projets innovants, expérimentaux. Les compétences des PDMQDC doivent être mises à disposition d’autres écoles pour apporter une plus value, nous ne voulons pas perdre cette compétence ni les moyens alloués.

SNUipp-FSU : L’existant fonctionne très bien, pourquoi vouloir modifier quelque chose qui fonctionne ? Attention aux projets innovants, expérimentaux.. Certains collègues font un travail incroyable mais ne rédigent pas de projets, ils ne se mettent pas en avant. Les PDMQDC interviennent beaucoup au cycle 2 sur la lecture, apprendre à lire est un véritable projet ! Sera-t-il "innovant" ?

IADASEN : En effet, ce ne sont pas toujours ceux qui se mettent en avant qui travaillent le plus.

SNUipp-FSU : Au GT d’hier, nous avons demandé à ce que les écoles qui subiront des fermetures puissent conserver leur volume de décharge de direction pour un an. Mme Grison et Mr Gauthier ne le souhaitaient pas alors que le volume récupéré sera minime. Il nous semble que subir une fermeture de classe, c’est compliqué pour les directeurs et que laisser le volume de décharge inchangé serait un signal fort de l’administration quant à la prise en compte de la charge de travail de ces derniers. Sachant que les 3H de réunion de direction qui étaient compensées par 3h en moins d’animation pédagogique ont été annulées cette année ( alors que nous avions demandé en audience en novembre à faire un geste..)

IADASEN : Une ERR ( groupe de recherche ? ) sur la question de la direction a été créé pour réfléchir sur comment travailler ensemble. Le ministère a demandé à ce que les animations pédagogiques soient organisées avec 9h français et 9h maths y compris pour les directeurs. Les 3h de réunion de direction seront rendues mais il faut trouver un format, journée de solidarité ? 2ème journée de prérentrée ? Ce sont des malentendus, il faut être transparent. L’ERR nous aidera dans la réflexion sur ces objets. Ca prend du temps de compter le temps de travail.

Une réunion avec les enseignants sera organisée comme l’an dernier pour recueillir les témoignages et idées des collègues.

L’entrevue a duré 1h.

Nous restons dubitatives quant aux réponses apportées à notre alerte sociale, si l’administration reste sans réponse à nos revendications, un mouvement prendra forme sur la journée du 5 février ( jour du CTSD et du CDEN ) pour faire entendre notre mécontentement ( dans la rue !).

Dans un contexte de dialogue social déficient, de suppressions de postes annoncées durant la suite et fin du quinquennat en cours, de suppression du paritarisme, il y a plus que jamais nécessité de te syndiquer au SNUipp-FSU (comme CECI ou comme CELA). Il y a plus que jamais nécessité à disposer d’un outil collectif efficace.

Le SNUipp-FSU est le premier syndicat du premier degré. Il est un des leviers principaux pour s’opposer, se battre tout en étant force de propositions.

Laurianne Léon et Marie Mélanie Dumas pour le SNUipp-FSU 87

 

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