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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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3 avril 2019

Compte-rendu du GT Formation continue

Présents : Mr Gauthier, Mr Reymbaut, Stéphanie Rivoal (représentante SE-UNSA 87), Laurianne Léon et Emilie Vennat-Louveau (représentantes SNUipp-FSU 87)

Nous exprimons notre regret de ne pas voir d’IEN ou de CPC autour de la table pour évoquer la formation continue. Mr Gauthier propose de les associer lors du prochain GT formation continue d’autant plus que certains sont membres du conseil de formation.

Point d’étape sur l’année 2017 / 2018

- 90% des actions prévues ont été réalisées
- 1510 personnes inscrites
- 4694 journées stagiaires réalisées
- 158 modules de formation
- 63% de taux de présence (RIS, annulation, date communiquée tardivement…)

Mr Gauthier reconnaît qu’il y a des progrès à faire sur la communication en amont en ce qui concerne les dates ou les documents à lire… Des efforts seront faits dans ce sens. La grande majorité des actions de formation s’inscrivent dans les priorités nationales (fondamentaux puis arts puis pédagogies). Mr Reymbaut fait le bilan des moyens mobilisés pour assurer la formation continue : 2900 jours stagiaires remplacés, 21 conseillers péda, 16 EMF, 4 DEA, 30 000€ de budget (déplacement, AP) —> 3,2 millions€, 1400€ par enseignant (sur une base de 1700 enseignants). Nous soulevons le fait que les EMF n’interviennent pas dans la formation continue, seulement dans la formation initiale donc nous ne comprenons pas pourquoi les moyens « EMF » sont comptés dans les moyens utilisés pour assurer la formation continue. De plus, nous interrogeons l’administration sur le volume de formation des conseillers pédagogiques : en effet lorsqu’ils sont eux-mêmes en formation, ils ne donnent pas de formation aux enseignants. Les jeunes CPC sont par ailleurs demandeurs d’accompagnement.

Pour l’année 2018 / 2019

Ont été mis en place 37 modules de stages, plus centrés et plus longs que les années précédentes. Ex : en maths, 1 seule formation déployée sur 800 enseignants. Il y a aussi eu des stages pour publics ciblés, remplaçants, enseignants selon le contexte d’exercice. Nous déplorons le manque de choix ou les choix imposés et recentrés sur les fondamentaux, avec des formations dispensées par des CPC spécialisés en arts, musique,… Mr Reymbaut nous répond qu’un CPC spécialiste est avant tout un CPC généraliste. La formation des maths a été déployée sur l’ensemble des CPC. L’inspection dit avoir des retours positifs sur l’organisation : partie théorique + temps d’appropriation. Du côté des organisations syndicales, nous faisons remonter que des collègues ont ressenti le fait d’assister à certaines AP pour répondre à un besoin émanant de l’administration ou que la formation dispensée ne répond pas aux besoins de la classe.

Mr Gauthier nous répond que chacun a raison, qu’effectivement la formation ne correspond pas toujours aux besoins de la classe ; il y a une intention portée par le MEN qui est « nous voulons que l’ensemble des enseignants maitrisent des points précis ». S’ils estiment ne pas en avoir besoin, pas de problème mais on ira vérifier s’ils la maîtrisent réellement en RDV de carrière, en formation.

Le SNUipp-FSU met en garde sur le fait de faire attention à ne pas prendre comme indicateurs les évaluations des élèves ! De plus, si on parle de maîtrise de compétences, on peut parler des entrants dans le métier qui se retrouvent en classe sans jamais n’avoir mis un pied en classe ?!...

Mr Reymbaut reconnaît que le but est la satisfaction des enseignants et Mr Gauthier qu’il y a des marches de progrès à faire de la part de l’IA sur la formation continue. Nous appuyons ces propos car il y a une vraie demande de formation de la part des enseignants. Par ailleurs, les stages école ou de secteur sont très intéressants et sont l’objet d’une vraie demande également, révélateur du souhait des équipes de temps pour travailler ensemble, en équipe. Mr Gauthier dit que le formateur doit pouvoir accompagner en amont l’équipe sur ce que sera cette formation (volume, organisation) et qu’il compte mettre les EMF à contribution pour permettre la mise en place de ces stages école. Proposition et remarque du SNUipp-FSU : Pourquoi ne pas avoir des formateurs sur des secteurs plus petits, plus présents sur le terrain ? Les formateurs sont encore trop éloignés. Mr Gauthier dit que cela est possible, qu’il faut pour cela prendre appui sur les EMF qui suivent les PESA sur les secteurs

Concernant les stages, 290 enseignants étaient candidats, 199 ont bénéficié d’un stage au moins (600 candidatures). L’administration demande comment expliquer qu’il y ait si peu d’inscrits ? Nous répondons que les collègues sont désabusés à cause des non-remplacements récurrents lors de ces stages. Les demandes de stage les plus importantes : éducation à la santé, PAER, TNI, robots, préparation vocale. Sur les AP, il y a une grosse demande sur tout ce qui touche les élèves à besoins particuliers

L’évaluation de la formation continue Il y a eu la mise en place d’un système d’évaluation systématique (15% de taux de réponse ce qui est un taux satisfaisant). Un retour est fait aux formateurs avec les réponses aux questions. Ce n’est pas une demande nationale ou académique. Le formateur en prend connaissance et en font ce qu’ils veulent. Il n’y a pas de fichage individuel. le SNUipp-FSU 87 déplore l’effet « consommation », ceci va à l’encontre de l’idée de formation. On aurait préféré un questionnaire en amont. Mr Gauthier nous répond que l’action de formation est évaluée depuis très longtemps. Nous entendons que des personnes ne veulent pas répondre mais par contre, nous ne cesserons pas de leur envoyer le message d’évaluation des actions de formation. Mr Reymbaut précise qu’il faut voir les résultats de ces évaluations comme des marges de progrès. C’est un outil de travail en interne. On s’assure qu’il n’y a pas de dérive de lynchage sur les formateurs.

Le SNUipp et le SE-UNSA font remarquer qu’il y a des AP obligatoires où il y a 150 personnes, que cela rajoute de la difficulté aux formateurs. Mr Reymbaut répond que non, que c’est un choix des formateurs. Trois modalités ont été utilisées : grand groupe, travail en équipe, échange entre pairs. Les AP qui marchent sont celles où les enseignants sont acteurs, porteurs de solution et qui partent d’une demande des enseignants.

Les points à améliorer (issus des questionnaires d’évaluation) Trop théorique, trop descendant, manque de temps, peu opérationnel, pas de réponse, incomplet, fragmentaire, redondant, déjà connu, manque d’outils et de ressources, éloigné du terrain, des pratiques, la présence de « devoirs », manque d’échanges, manipulation artificielle.

Mr Gauthier nous demande de réfléchir à la manière dont on peut paramétrer les RIS lors des inscriptions aux AP pour l’organisation en terme de salle, jauge, … Le SNUipp-FSU 87 fait la proposition de rajouter une ligne dans le mail type « si vous pensez ne pas être présent pour telle ou telle raison, merci de nous en informer », et de demander en amont les attendus des collègues !

Les besoins de formation suite à PPCR
- Maitriser les savoirs disciplinaires et leur didactique
- Construire de mettre en oeuvre et animer des situations d’apprentissage
- Evaluer les progrès et les acquisitions des savoirs
- Accompagner les élèves dans leurs parcours hors la classe

Le SNUipp-FSU 87 fait remarquer que le problème est que le PPCR prévoyait des temps d’accompagnement. Mr Gauthier consent que le nouveau PPCR doit être lisible pour les collègues étant donné qu’il y a des changements. On est passé à un mode accompagnement / rdv. de carrière. Mais il faut du temps et que ça se voit. L’accompagnement de tous et pour tous. Sur 187 commentaires PPCR émanant des IEN, 24 pointent la gestion de l’hétérogénéité et la différenciation, 20 l’évaluation des élèves, 58 la gestion du temps, de l’espace, des relations entre élèves, des relations aux apprentissages, 19 la production d’écrit + Perspectives de développement professionnel, directeur, formateur, 2nd degré. Quid des collègues qui n’auront plus de RDV de carrière ? Mr Gauthier dit qu’il faut oser dire qu’on souhaite progresser, qu’on est en difficulté, qu’on a besoin d’aide. C’est aux collègues d’en faire la demande. Le SNUipp-FSU 87 fait remarquer que les IEN devraient être plus présents dans les écoles et d’y apporter une parole bienveillante pour réintégrer de la confiance.

Nous terminons en évoquant le PDF prévu pour l’année 2019 / 2020 dont les objectifs sont :
- des stage de proximité : territoriale, de métier, de problématique professionnelle
- un ciblage, une différenciation selon les écoles, les enseignants, (expériences) de l’accompagnement
- réfléchir à la place du disciplinaire
- accompagner les néo (moins de stages pour eux mais prioritaires sur certains stages qui répondent à leurs besoins immédiats)

Laurianne Léon et Emilie Vennat-Louveau, représentantes SNUipp-FSU 87

 

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