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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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19 février 2020

SNUipp-FSU 87 vs SE-Unsa 87 : analyse et faits

SNUipp-FSU 87 vs SE-Unsa 87 : on veut bien Paul et Mickey… mais ni Pinocchio ni mythos !

Depuis quelques semaines, une polémique enfle entre le Se-Unsa 87 et le Snuipp-Fsu 87. C’est un fait et nous ne cachons pas nos responsabilités là-dedans. L’union syndicale n’est pas une religion. On se doit de la tenter, c’est d’ailleurs ce que nous réussissons depuis des mois sur les retraites avec la CGT, FO, la CGC, Solidaires et maintes autres organisations. Une intersyndicale unie et forte puisqu’elle concentre plus de 60 % des salariés selon les scores des dernières élections professionnelles et plus encore si on s’accorde à ce que disent ces même salariés qui, dans chaque sondage, nous disent de ne pas lâcher… Mais lorsque de fortes divergences existent et rendent l’union impossible, pourquoi les cacher ou masquer nos désaccords ? Nous, nous faisons le choix de la transparence. Il nous semble que le débat entre organisations responsables doit rester loyal, sans trahir la vérité, sans manipuler. Nous ne pouvons accepter que le "débat syndical" soit pollué par l’usage de mensonges ou la victimisation. Depuis plus de trois semaines nous subissons de telles manœuvres, le Se-Unsa 87 se présentant comme la pauvre victime de nos « attaques ». Depuis plus de trois semaines nous ne disons rien des falsifications. Depuis plus de trois semaines nous nous taisons. Mais lorsque les violences subies par nos collègues sont récupérées et des faits détournés pour nous salir, nous ne pouvons plus nous taire. Nous allons donc exposer ces faits vérifiables et nous borner à leur commentaire afin de rétablir un débat loyal et sans victime.

Des faits rien que des faits :

* Courant janvier dans de courts passages de nos articles, nous avons eu l’outrecuidance de regretter le fait que la Cfdt et l’Unsa accompagnent la casse des retraites plutôt que s’y opposer réellement comme le font la majorité des organisations syndicales. Nous osions supposer que l’Unsa (lien bulletin), qui présentait déjà partout les annonces blanqueriennes de revalo comme des avancées, se satisfaisait de pas grand-chose. Depuis les 10 milliards de Jean-Mimi sont devenus 200 millions (lien article)… et l’âge pivot est loin d’avoir disparu.

La CFDT, peut-être plus respectueuse de la vérité, n’a soufflé mot.

Le SE-UNSA 87, dans sa publication du 28/01, se dit « la cible d’attaques de la part d’un autre syndicat », et pond un article entier là-dessus... sans nous nommer… ni argumenter face à nos critiques de fond… Mais le SE-UNSA 87 déclare ne pas entrer dans « les polémiques stériles » ! Eux feraient « le choix de l’action » pour défendre les retraites via « l’interpellation des parlementaires » ! Passons sur le fait que cela fait plusieurs journées de grève et d’action que nous organisons, sans l’UNSA malheureusement. Passons sur le fait aussi que quand des actions sont organisées pour interpeller nos ministres ou députés (meeting Djebbari, action devant une permanence parlementaire...), le SE-UNSA 87 est aussi absente.

Nous ne passerons par contre pas sur le fait que le SE-UNSA 87 joue les victimes faute d’argument. Ce syndicat noble et sans pareil, lui, « respecte et n’attaque pas les positions et lignes de conduite syndicales des uns et des autres » ? Pourtant, au hasard évidemment, remontons dix jours plus tôt à leur article sur le Conseil Technique Académique du 17/01 que nous avions boycotté avec FO… ben oui, c’était un jour de grève où NOUS défendions nos collègues ! Et le ministère avait annoncé une solide base de négociation avec la création… d’aucun poste dans l’académie ! Mais l’auteur y explique benoîtement qu’à cause de notre boycott le CTA serait remis au 27/01 où nous « n’aurons pas de marges de discussions avec l’administration » cette fois. La ficelle est grosse mais, il conclut en insistant : « si la séance d’aujourd’hui [le 17…] s’était tenue, nous aurions pu sans aucun doute négocier »… « Sans aucun doute » ? Ah bon, sur quelles bases ? Le 0 poste annoncé ou bien, omniscient comme jamais, l’auteur détient des infos secrètes qu’il se garde bien de révéler ? Mais bref, FO et nous serions responsables de ce qui s’est bien passé au CTA du 27 : le 0 poste (cf compte rendu du CTA). Heureusement que l’Unsa est respectueuse des « positions et des lignes » des autres, sans ça qu’est-ce qu’on prendrait !

* Après l’agression de notre collègue à Séreilhac (cf notre article à ce sujet), le SE-UNSA 87 a pris l’initiative de nous contacter (nous rendons à César…). Après un appel informel, nous recevons, le jeudi 13/02 vers 16h, un courriel nous proposant de nous joindre à eux pour demander conjointement audience à la DASEN, la demande précise que cela pourrait se dérouler « un mardi ou un jeudi » sans donner de date pour autant. Nous répondons le lendemain matin qu’une réunion de notre Conseil Syndical, notre instance démocratique de décision, aura lieu le lundi soir et nous proposons d’attendre cette réunion pour nous prononcer. Pas de réponse le jour même. Ni le lendemain. Quelle n’est pas notre surprise de recevoir le dimanche à 10 h une réponse cinglante , péremptoire et confuse à la fois. Pot-pourri : « Lors de notre échange téléphonique […] je pensais avoir été claire », l’audience nommée ainsi dans le courrier proposé « n’avait pas pour vocation d’être "syndicale" » (alors quoi ? Philatéliste ? La journée des voisins ?), notre réponse arrivant trop tard (au pire nous l’aurions pourtant faite le lendemain, lundi soir…), l’audience se fera sans nous ! Elle avait largement le temps d’être faite « avant les vacances » comme le réclame l’auteure. Enfin, l’auteure qui nous ferme la porte ose un « je déplore qu’une nouvelle fois, vous ne soyez pas en mesure de vous joindre à nous pour porter la parole de notre profession affaiblie en ces temps difficiles ». C’est vrai que c’est bien nous au SNUipp-FSU qui, une nouvelle fois, en ces temps difficiles, restons isolés avec la CFDT, pour ne pas porter la parole d’une profession majoritairement inquiète pour ses retraites et l’évolution de notre métier !!! Il vaut mieux en rire…

Nous avons préféré ne rien dire... et profiter du fait que nous allons être reçus par la Dasen le mercredi 19 pour poser nos questions et porter la parole des collègues. En effet, suite à pas mal de remontées sur le « plan unique mathématiques » (ex plan Villani), nous avions demandé en urgence une entrevue, cela aurait donc bien été possible de le faire tout aussi en urgence et conjointement au sujet de Séreilhac, pour défendre les collègues au sujet de leurs conditions de travail/formation et des injonctions qui sont faites de rattraper ces heures en pénalisant les temps de conseils pourtant indispensables au fonctionnement des équipes. Mais nous avons aussi pu y porter le sujet des violences et ce que révèle Séreilhac de nos conditions d’exercice du métier. Vous trouverez ici le compte-rendu de notre audience (cf Compte Rendu de notre audience de ce mercredi 19 février avec l’IADASEN et l’IENA), et les réponses données par l’administration tant au niveau du plan Villani que de nos conditions de travail. En outre, nos élus porteront ces sujets lors du CHSCT du 24 mars.

Mais le comble du comble de la récup, la cerise sur la tourte de la manip, nous ne l’avons lu que le mardi 18 quand un article sur le site de l’UNSA 87 nous apprend que : « Nos collègues du SNUipp 87 ayant décliné notre proposition (ne serait-on pas plus forts à plusieurs ???), nous avons envoyé notre demande d’audience en fin de semaine ». Qu’avons-nous décliné ? Pour qui cherche t-on à nous faire passer ? Quelle est la logique d’une telle manipulation du ressenti des collègues autour de Séreilhac ?

De Pinocchio à la Reine des Neiges… aidons le SE-UNSA 87 à sortir de cette logique !

Cette logique est nouvelle dans nos rapports avec le SE-UNSA 87, nous la dénonçons car elle est dangereuse et délétère. Que nos désaccords se traduisent en polémiques, cela a toujours existé… mais en accusations fallacieuses cela pourrait avoir des conséquences dans les rapports que les deux principales organisations représentatives des collègues doivent nécessairement entretenir. Être responsable c’est comprendre quand on va trop loin. Nous ne rentrerons pas dans ce jeu.

Nous ne comprenons pas que le débat syndical, souvent vif entre nos organisations, puisse mener aujourd’hui à cela. Nous espérons, à tort peut-être, que cette logique n’est que le fruit d’un désarroi passager. Dans les écoles, les anims pédas, ou les manifs, nous croisons des collègues proches ou syndiqués au SE-UNSA 87 qui nous font part de leurs interrogations vis-à-vis de la stratégie d’accompagnement du gouvernement sur les retraites et d’isolement vis-à-vis d’une intersyndicale large et majoritaire. Semaine après semaine, tout prouve que cette ligne est erronée, que Blanquer et Macron ont baladé ceux qui ont accepté de négocier la casse des retraites. Toutes les annonces, toutes les promesses se sont avérées mensongères. Seul un vrai rapport de force a affaibli ce gouvernement et il doit se renforcer et continuer si nous voulons nous donner une chance de gagner. Et la population, comme nos collègues, continuent à soutenir ce mouvement. Souhaitons que nos camarades du SE-UNSA 87 tournent leur désarroi et leur colère contre ce qui en est vraiment la cause : la politique Macronienne et, puisqu’il vaut mieux en rire, qu’ils adoptent plutôt le leitmotiv de la Reine des Neiges : « Libérée, délivrée, je ne mentirai plus jamais ! »

Antoine Guillaumie pour le bureau du SNUipp-FSU 87

Le SNUipp-FSU 87 ne voudrait pas d’action unitaire… ?

Déroulé des faits menant à notre soi-disant réponse qui aurait décliné leur proposition :

Appel téléphonique reçu ce jeudi matin 13 février du SE-UNSA nous proposant de demander une audience en commun auprès de la DASEN sur le sujet des incivilités dont les enseignants sont les victimes, à commencer par l’agression physique d’une collègue par une parent d’élève le lundi 10 février dernier. Il nous est soumis l’idée de proposer à notre administration une campagne d’information et d’affichage sur ce thème dans les écoles. Nous avons répondu qu’il fallait que nous en parlions afin de nous mettre d’accord sur les propositions à porter lors de cette audience, que nous allions essayer de répondre dès le lendemain.  

Envoyé : Jeudi 13 Février 2020 15:45:38 Objet : Proposition demande d’audience à la DASEN

Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous une proposition de mail à envoyer au cabinet de la DASEN. J’attends votre retour.

La proposition de mail avait pour sujet le nombre grandissant d’incivilités qui se sont produits dans ou aux abords des écoles récemment. Les syndicats SE-Unsa 87 et SNUipp 87 y sollicitaient une audience pour échanger sur les problématiques de plus en plus nombreuses liées à la souffrance au travail de nombreux collègues. (audience plutôt un mardi ou un jeudi.)

Après avoir discuté à quelques uns, nous avons eu l’idée de soumettre cette idée lors de notre Conseil Syndical, justement convoqué le lundi 17 février. D’où notre réponse par mail : 

  Re : Proposition demande d’audience à la DASEN 14 Février 2020 11:29  

87 Snuipp

À : SEUNSA87

Nous mettons ce sujet à l’ordre du jour de notre CS lundi soir. Nous reviendrons vers vous pour vous dire ce qu’il en est.

Gwénaëlle pour le SNUipp FSU

De : "SEUNSA87" <87@se-unsa.org>

À : "87 Snuipp"

Envoyé : Dimanche 16 Février 2020 09:50:59

Objet : Re : Proposition demande d’audience à la DASEN

Bonjour,

Lors de mon échange téléphonique ... un retour me serait fait vendredi 14, je pensais que l’envoi vers le cabinet de la DASEN se ferait ce même jour.

La demande est jugée trop tardive (de vendredi à mardi, donc). Et de déplorer qu’une nouvelle fois ( ?), nous ne soyons pas en mesure de nous joindre à eux pour porter la parole de notre profession...

Suite à la réponse reçue ce dimanche, nous avons parlé de ce sujet lors de notre Conseil Syndical du lundi 17 février. Nous y avons regretté la réponse faite par le SE-UNSA.

Nous découvrons ce mardi 18 février, avec une certaine stupeur, un article sur le site du SE-UNSA nous faisant tenir des propos que nous n’avons à aucun moment tenus :

Nos collègues du SNUipp 87 ayant décliné notre proposition (ne serait-on pas plus forts à plusieurs ???), nous avons envoyé notre demande d’audience en fin de semaine. Nous serons reçus jeudi 20 février à 13 h par Mme l’Inspectrice d’Académie.

Nous n’avons JAMAIS décliné leur proposition. Nous avons juste souhaité décider ensemble de la réponse à donner et surtout décider du fond (analyse, propositions) que nous allions porter lors de cette audience.

La question que pose ces incivilités est : comment faire pour éradiquer de tels comportements ?

Notre Ministère a la plus lourde responsabilité mais dispose aussi des meilleurs leviers pour répondre à cette question.

Localement, au niveau de notre DSDEN 87, nous avons (ENCORE) un CHSCT-D, qui fonctionne et peut traiter de cette question. Ce nous semble être un moyen pour travailler, ENSEMBLE, et sans arrières pensée, sur ce sujet important.

 

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