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3 avril 2020

Compte rendu du CHSCTD du 3 avril 2020

Ce CHSCTD exceptionnel s’est déroulé par vidéo-conférence.

Ont participé : Mme Orlay (IA-DASEN), Mme Grizon (Secrétaire Générale), M. Gauthier (IA Adjoint), M Leclerc (ISST), Mme Morellet (Conseillère technique Assistante Sociale), M. Faugeras (Conseiller Académique de Prévention) M Maurange (Conseiller départemental de Prévention).

La représentation des personnels a été limitée au seul nombre de sièges de titulaires « pour ne pas saturer le réseau » … sic !

Pour la FSU (4 sièges de titulaires), étaient présents Pascal Lavigerie (SNUipp-FSU), Nicolas Villacampa (SNUipp-FSU et Secrétaire CHSCTD), Valérie Jacobée (SNICS-FSU infirmières), Philippe Duthoit (SNES-FSU). L’UNSA (3 sièges de titulaires) avait 3 représentantes.

*Point sur l’accueil dans les établissements scolaires :

L’accueil fluctue au fil des jours. M Gauthier note une légère augmentation du nombre d’enfants (autour de 140, soit environ 25 de plus que la semaine passée). Cette augmentation ne semble pas en lien avec l’élargissement des familles éligibles à la garde de leur enfant (personnels affectés aux missions d’aide sociale à l’enfance et dernièrement personnels participant aux forces de sécurité intérieure).

Ces élèves sont accueillis (sur la base exclusive du volontariat) en groupes maximum de 6 élèves en maternelle, 8 à 10 en élémentaire/collège. L’accueil en collège est marginal et regroupé sur Donzelot (5 enfants concernés). Au niveau des écoles, 58 sites sont concernés, mais de manière fluctuante au fil des jours. Pour Limoges, 5 sites étaient prévus (Landouge, Jules Ferry, Léon Berland, J Montalat, L Blum). Les sites de Montalat et Blum n’ouvrent pas tous les jours, au gré des demandes. Un appel à volontariat a été lancé pour Limoges, qui concerne les collègues de Limoges ou hors Limoges ; 90 collègues se sont portés volontaires pour épauler les collègues de Limoges. L’articulation entre temps scolaire et péri-scolaire se fait en bonne entente au plus près du terrain.

Selon M Gauthier, la fluctuation des élèves indique que les personnes concernées par l’accueil « n’abusent pas ». Une de nos préoccupations majeures était justement que cet élargissement crée un « appel d’air » allant à l’encontre de la consigne générale de confinement.A suivre.

Modalités d’inscription : l’employeur tient informées les familles de cette possibilité de garde qui s’offre désormais à elles. Ensuite, chaque famille souhaitant utiliser ce mode de garde doit le faire savoir via la plateforme monenfant.fr « ou en prenant contact avec le directeur ou la directrice de l’école ». Ce dernier point nous posait problème. C’est pourquoi le SNUipp-FSU a conseillé aux directeurs-trices de ne pas diffuser de courriers allant dans ce sens… au risque de faire croître le nombre d’enfants à accueillir …. la plupart du temps sans masques* … et de mettre par là-même la santé des personnels volontaires en danger.

Dans la pratique, les demandes passent par l’application monenfant.fr et l’IA adjoint, M Gauthier, joue le rôle de filtre en étant en contact avec la Préfecture ; ce qui répond à nos inquiétudes. De fait, le nombre d’enfants à accueillir a peu évolué pour l’instant. Sollicitez-nous si problème. Au moment où le confinement doit s’appliquer le plus strictement possible, ces élargissements pourraient aller à l’encontre de l’intérêt de TOUTES et TOUS. Plus d’élèves à garder, c’est rendre plus difficile, et ce de manière exponentielle, la surveillance, dans le respect des règles sanitaires. Et ce souvent, sans avoir de masques, de matériel adéquat.

*Conditions d’accueil.

La FSU (dont le SNUipp-FSU) est intervenue à multiples reprises et à tous les échelons pour exiger que, pour les personnels de l’EN qui assument l’accueil des enfants des personnels soignants, le Rectorat s’assure qu’il y ait du matériel à disposition et en quantité suffisante (masques, gel hydroalcoolique, gants, savon, ...) et que le nettoyage et la désinfection des locaux soient réalisés quotidiennement et deux fois par jour par du personnel lui-même bénéficiant des mêmes moyens de protection.

Masques : enfin ? une livraison de masques va arriver prochainement (début de semaine prochaine ?) à la DSDEN. Les masques seront distribués « dans les délais les plus contraints possibles » sur les sites qui accueillent des enfants. Cette livraison devrait être effectuée directement sur l’école lorsque celle-ci est ouverte ou en mairie si l’école n’est pas ouverte mais peut être amenée à réouvrir dans les jours à venir. L’IEN se chargera sans doute de prendre contact avec les maires dans ce cas.

Un mensonge d’Etat ? Fin février, le directeur général de la santé préconisait un masque pour toute personne en contact avec un porteur du Covid 19. Le gouvernement a tenté de cacher la pénurie pendant près de deux mois et, en fonction des stocks, a adapté ses consignes sanitaires sur le port du masque. Ainsi, au CHSCTA de la semaine dernière, la parole du Ministère de l’Education Nationale, était relayée par la Rectrice « les masques sont inutiles si l’on respecte les gestes barrières » … nos collègues du CHSCTA d’Orléans- Tours nous avaient pourtant informés de la fermeture d’une école d’accueil près de Montargis, pour cause de contamination de tous les enseignants … La dotation en masques des personnels accueillant les élèves est une bonne nouvelle, et le changement de positionnement du Ministère est aussi à mettre au crédit de nos multiples interventions syndicales. Si vous participez à l’accueil, faites-nous remonter toute difficulté liée à l’entretien/désinfection des locaux : absence de nettoyage régulier, de savon, de gel …

*Personnels touchés par le Covid 19

La DASEN n’a pas de remontées à ce sujet, nous non plus.

Si vous êtes dans ce cas (ce que nous ne souhaitons à personne), vous pouvez faire remonter via Mme Conchard (médecin de Prévention). Et nous en informer bien évidemment ! Nous avons exigé que cela soit pris en compte comme maladie professionnelle ...(ci-dessous)

Classement en accident de service ou de maladie professionnelle ?

La FSU a demandé que soit apportée une réponse claire aux personnels volontaires sur la question de la prise en charge administrative en cas de contamination : il nous semble évident que les personnels, s’ils contractaient le virus avec des conséquences sur leur santé les conduisant à être placé en congé maladie, devraient être reconnus en maladie professionnelle ou en accident de service.

Réponse : pour l’heure, cette maladie n’est pas reconnue en maladie professionnelle (par la CPAM qui a en charge d’établir cette liste) … cela prendra du temps ...

*Continuité pédagogique … ou maintien du lien ?

Maintenir le lien avec les élèves et les familles ? oui ! ...Entretenir les connaissances des élèves, oui ! Si c’est possible ! … envisager l’acquisition de nouveaux savoirs, là …..

A notre sens, il ne peut y a avoir de réelle « continuité pédagogique » ! La « continuité » suppose que tout se poursuit -activités, apprentissages, évaluations- comme à l’ordinaire... Mais on ne peut plus « faire classe/faire cours », s’il n’y a plus de lieu, de temps, d’outils communs aux groupes-classes ! Nous sommes donc face à une « rupture pédagogique ». Ceci dit, les personnels assurent depuis chez elles.eux et/ou depuis les écoles ouvertes, leur activité professionnelle pour maintenir un lien entre les usagers et l’Ecole (échange avec les parents, maintien du lien avec les collègues, l’administration et les familles) et parfois la garde de leur(s) propre(s) enfant(s). Certain.e.s nous ont déjà fait connaître leurs difficultés à mener de front l’ensemble de ces tâches et à clairement marquer une coupure entre la vie professionnelle et personnelle. Parallèlement, l’attente sociale en direction de l’Ecole peut être accrue dans certaines familles par la communication du ministère sur la question conduisant à des demandes importantes et à tout moment de la part des familles.

Nous avons demandé qu’une communication soit envoyée aux personnels, pour les rassurer sur ces points.

Réponse de Mme l’IA-DASEN : nous travaillons en toute confiance avec les personnels, ce sont les enseignants des écoles les mieux placés pour juger ce qu’ils sont en capacité de faire. La FSU est preneuse de ce type de réponse ! Car dans le second degré, il semble y avoir quelques soucis de « flicage-injonctions » de la part de certains chefs d’établissement, c’est ce qui remonte via le canal du très représentatif SNES-FSU. Pas de retours de ce type des écoles via le SNUipp-FSU … et c’est tant mieux !

Si pas de connexion internet ? Une plateforme numérique d’envoi et de consultation des devoirs des élèves va être mise en place avec La Poste, pour acheminer aux familles sous forme papier les travaux donnés aux élèves et qui n’ont pas de connexion internet. Un courrier a été envoyé aux directeurs et directrices le 1er avril (ce n’est pas un poisson).

Pour la FSU, les problèmes ne sont pas exclusivement dus qu’à des problèmes de connexion !

* Communication/DSDEN/Protocoles

Nous avons demandé qu’une note soit envoyée sur les modalités du travail à distance …. à suivre.

*Soutien pendant les vacances de Printemps ?

Voir par ailleurs le communiqué unitaire (signé par la FSU) en fin de CR Pour les écoles de Haute-Vienne, c’est à l’étude. En tout état de cause, cela se ferait la deuxième semaine des vacances, sur la base du volontariat, avec des petits groupes d’élèves (6), identifiés comme ayant des besoins particuliers, à distance et à raison de 6h/semaine.

* Accueil pendant les vacances

Des centres de loisirs seront ouverts, selon les besoins, et l’accueil sera limité aux ayant droit, via l’application monenfant.fr. Il y aura un appel à volontariat lancé auprès de tous les personnels (enseignants aussi !).

*Suivi/Ecoute des personnels

Mme Morellet poursuit ses entretiens téléphoniques. Si des personnels sont en difficultés financières, n’hésitez pas à la contacter. Par ailleurs, des aides exceptionnelles peuvent être accordées par la MGEN (pour les adhérents)

*Violences familiales

Si des élèves remontent des problèmes de ce type via un message, ne pas hésiter à transmettre un mail à Mme Lalleman, qui est en lien constant avec le Conseil Départemental. Des Informations Préoccupantes continuent d’être envoyées, même en période de confinement.

*Annulation des voyages scolaires

Les voyages scolaires doivent être annulés, les parents remboursés. Oui, mais que vont devenir les coopératives scolaires dans ce cadre, alors que les arrhes versées (transport, hébergement, sites) devront être rendues aux familles ? La DSDEN est en attente d’une ordonnance nationale. Un accompagnement sera fait pour les écoles concernées par M Maurange et Mme Lagarigue.

*Sortie du confinement :

La FSU est la seule organisation a avoir posé au CHSCTM la question du déconfinement. Nous avons relayé cette demande au CHSCTD, afin que les OS soient associées à la réflexion. Même si la fin du confinement n’est pas programmée encore et est peut-être lointaine, vu les temps de réaction de nos administrations, nous préférons anticiper ! quel protocole ? gestes barrières et masques ? dépistage ? pour les collègues et/les enfants ? Quid d’une désinfection des locaux, par qui, comment ? (même si c’est en cours normalement dans les écoles qui accueillent déjà) … faites nous remonter toutes vos questions !

L’avantage du déconfinement par rapport au confinement, c’est que le ministre de l’EN (ou d’autres) ne peut pas dire qu’il ne se fera jamais !!!

Un prochain CHSCTA est convoqué mardi 7 avril

Un autre CHSCTD le sera sous 15 jours.

Qui a décidé la disparition des CHSCT ?

FAITES NOUS REMONTER TOUTE DIFFICULTÉ OU INQUIÉTUDE ! 

* Courrier adressé à M Blanquer par toutes les organisations syndicales de l’Education Nationale.

Alors que les vacances de printemps démarreront ce samedi dans la zone C, vous avez annoncé la mise en place, pendant cette période, d’un programme de soutien scolaire divisant ainsi les élèves en deux catégories, celles et ceux qui auraient besoin de se reposer et celles et ceux qui auraient besoin de remédiation.

Tous les élèves, parents d’élèves et personnels ont droit aux vacances et en ont besoin. Les parents d’élèves demandent à ce que s’arrête la pression qui s’exerce sur eux et leurs enfants.

Continuer à marteler qu’il faut faire de la remise à niveau à distance pour certains élèves, c’est d’entretenir l’idée que l’objectif reste d’avancer vers l’acquisition de nouvelles notions sans qu’il n’y ait de freins importants voire insurmontables par certains. Des élèves ont des difficultés qui ne peuvent être dépassées que par un accompagnement spécifique et en présentiel sur du long terme, d’autres n’ont pas les conditions matérielles et enfin des familles sont plongées dans les plus grandes difficultés pour soutenir leurs enfants. Certaines ne le peuvent pas par manque de connaissances, de matériel, d’espace ou de disponibilité. Ce faisant, vous demandez aux parents d’endosser un rôle qui n’est pas le leur. Face à l’ampleur de la tâche, se développent culpabilité parentale, stress, situations conflictuelles provoquant au mieux renoncement au pire des violences verbales ou physiques.

L’heure est à prendre soin de sa santé sans ajouter de la culpabilité, c’est pourquoi les exigences ministérielles doivent être réorientées. Il faut cesser de tenir médiatiquement et dans les instructions transmises un discours de continuité pédagogique qui induit l’idée de progressions, d’assimilation de notions nouvelles.

Les inégalités existent, le confinement, hélas, n’efface pas ces réalités mais les révèle plus cruellement encore et les exacerbe. Il convient de ne pas les creuser davantage. Il s’agit avant tout de maintenir le lien avec les élèves et les familles pour les rassurer et les accompagner, dans le respect du droit à la déconnexion de tous et des statuts des personnels. Il convient aussi de faciliter pour tous la reprise quel que soit le moment où elle aura lieu. Vouloir à tout prix enseigner de nouvelles notions durant la période de confinement va inévitablement aggraver les inégalités scolaires, entre les élèves qui auront été dans des conditions matérielles propices aux apprentissages et les autres. Dans ce sens, il ne doit pas y avoir de prise en compte d’évaluations qui auraient eu lieu pendant la période de confinement, ni au retour de celle-ci sur ce qui aurait été étudié dans cette période. S’il est nécessaire de se poser ensemble la question de l’après, il faut cesser sur le temps présent de multiplier les messages. Il faut au contraire avoir une parole claire et rassurante : si le lien éducatif a été maintenu avec les élèves dans la période de confinement, le fonctionnement normal de l’école s’est arrêté le 13 mars et à la reprise, tous les éléments de programme seront repris en tenant compte de ce temps suspendu : c’est cela qui constituera la continuité des apprentissages due à tous les élèves. Il est donc nécessaire que vous affirmiez clairement aux enseignant-es comme aux familles, que les vacances scolaires doivent être un temps de repos et de coupure. Faisons confiance aux équipes pour maintenir le lien éducatif avec leurs élèves et les familles.

C’est ce message que nos organisations portent ensemble aujourd’hui.

C’est ce message que nous vous demandons d’adresser rapidement à l’ensemble de la communauté éducative.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses

Et n’oubliez pas, en ces temps de confinement où le temps passe parfois plus lentement, de vous en servir et d’aller ICI ou LA !

 

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