www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

Vous êtes actuellement : Archives 2007 - 2011 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
8 septembre 2009

Ajustements de rentrée : quand on crie, on peut !

Qui a dit qu’il était vain de se battre ?

A l’issue du groupe de travail du 04/09, et compte tenu des faibles marges de manoeuvre en terme de moyens de l’administration, seulement 2 ouvertures de classe ont été décidées, à Verneuil élémentaire et à Chaptelat.

Plusieurs écoles présentent des effectifs très lourds et n’ont pas eu d’ouverture : 64 écoles du département ont une moyenne d’école supérieure à 26 ! Et la situation se dégrade d’année en année.

Les moyens pour ces 2 ouvertures proviennent de 2 postes de psychologues scolaires non pourvus cette année. Les collègues psychologues ont de fait un territoire plus important à couvrir que ce qu’ils devraient avoir, avec des conséquences directes en terme de suivi dans de nombreuses écoles. L’année prochaine, il serait bon que le département puisse avoir autant de psychologues scolaires que de postes à pourvoir. Et de fait, il perdrait alors ces 2 postes ouverts cette année.

A Verneuil maternelle, l’administration avait refusé d’ouvrir un poste malgré une moyenne de 31 élèves par classe. Les parents d’élèves se sont mobilisés : ils ont occupé l’école, prévenu les médias et créé un blog. Résultat ? L’IA a décidé d’ouvrir une classe supplémentaire à la maternelle. Ce moyen est pris sur les moyens de remplacements (comme les 1/2 postes à Saint Hilaire Bonneval et René Blanchot Limoges). Quand on sait les carences en moyens de remplacements, on peut se demander jusqu’où on ira en nombre de collègues non remplacés par jour. D’ailleurs, l’administration qui est très friante en tableaux, fromages et autres graphiques en tous genres reste curieusement muette sur le sujet. Pas de courbes montrant les remplacements non effectués, pas de statistiques sur le pourcentage des collègues non remplacés.

Et la prévention contre la grippe A, dans tout ça ? Se laver les mains. Ne plus se serrer la main, se faire la bise le matin. Se dire bonjour du bout des lèvres, de loin, et travailler en équipe. Le vaccin pour les personnels travaillant au contact des enfants ? Ce n’est pas possible. Pourquoi ? Ils sont tous utilisés... pour la police ! Et puis, c’est trop cher. Question de priorité... Une visite médicale, alors, comme l"exige" la loi dans notre pays ? Non. Notre médecine du travail ? En berne. Inexistante pour raison économique. Les collègues qui seront touchés par la grippe A seront-ils remplacés ? Sûrement...pas ! Enfin, c’est ce que l’on peut penser quand on voit où sont les priorités. A moins que l’on veuille essayer de tester une nouvelle formule qui détruit plus d’emplois que le gouvernement et la crise réunis : l’enseignement par la télé et la radio. Plus besoin d’enseignants du tout. Le summum ! Tout le monde est remplacé, y compris les collègues en bonne santé. Allez hop, dehors ! Les économies vont pouvoir se faire... qui seront directement injectées là où il y a de vrais besoins, c’est à dire dans les banques qui pourront ainsi plus justement rémunérer leurs dirigeants.

Moralité ? Il faut se battre, ne pas céder et faire du bruit. Beaucoup de bruit. Dans le cas contraire, on n’a plus qu’à courber l’échine et à subir. En silence. De préférence.

 

23 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp-FSU87 - 24 bis, route de Nexon 87000 Limoges - 05 55 43 27 30 - portable 06 71 64 13 33 - snu87@snuipp.fr
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne, tous droits réservés.