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16 mai 2020

Compte rendu CTSD : présentation protocole "reprise"

Présents : Mme Orlay IA-DASEN, M Gauthier IENA, Mme Meuleman secrétaire responsable de la DSDEN, 3 UNSA, 1 SGEN-Cfdt et Nicolas Vanderlick, Marie-Pierrre Doumeix, Pascale Lavigerie, Fabrice Prémaud et Marie-Mélanie Dumas pour la FSU87

Ce CTSD a été convoqué ce mercredi pour ce vendredi après midi. l’Ordre du jour en était la présentation du plan départemental de reprise. Présentation faite donc a posteriori de sa diffusion dans les écoles...

3 déclarations liminaires ont d’abord été lues, dont la notre à retrouver ICI.

Réponse de Mme Orlay à notre déclaration liminaire :

- C’est un CTSD de présentation.

- Les AESH ne sont pas oubliés.

- Chaque mot dit dans notre déclaration liminaire est une vérité mais l’agencement de nos propos est à revoir selon l’IADASEN. Il faut beaucoup d’analyse.

- Quel est le projet social qui guide nos actions ?

Pris en exemple : A St Yrieix la Perche, les soignants ont fait savoir qu’ils ne sont pas prioritaires car le secteur n’est pas touché par le COVID19.

- "Les mairies ont fait un travail extraordinaires."

- Les enseignants sont certes inquiets mais contents de retrouver le chemin de l’école. conclut Mme Orlay.

Intervention du SNUipp-FSU :

- La FSU réaffirme la nécessité d’un cadrage qui n’empêcherait pas de fonctionner avec la réalité du terrain.

- Nous maintenons que les AESH n’ont pas assez d’informations et ne savent pas toujours comment fonctionner par ces temps inhabituels. Dans la distribution des masques, les AESH sont même souvent non prévus !

- Dans le protocole départemental présenté ce jour, on trouve un paragraphe sur les élèves décrocheurs, prioritaires : les enseignants doivent insister et convaincre les familles de renvoyer les enfants vers l’école mais cela ajoute de l’inquiétude à l’inquiétude et risque de tendre les relations avec les parents qui ont déjà des rapports compliqués à l’école bien souvent. Faire porter la responsabilité sur les épaules des parents s’agissant de la reprise n’est déjà pas acceptable, mais nous pousser à convaincre des parents, fussent-ils d’élèves dits décrocheurs, à remettre leurs enfants à l’école alors qu’ils ont PEUR l’est encore moins.

M Gauthier présente le protocole :

Faire en sorte que les élèves présents soient ceux qui en ont le plus besoin.

Il ne s’agit pas de donner des responsabilités supplémentaires mais de reconnaître l’engagement...

FSU : les enseignants savent quoi faire et il n’est pas utile de l’écrire cela contribue à alimenter les inquiétudes.

M. Gauthier : c’est pour que cela soit reconnu

FSU : il ne devrait pas y avoir d’engagement aussi fort des personnels pour essayer de convaincre des gens qui sont déjà très inquiet.

Retour des stages : comment faire pour récupérer les décrocheurs ?

La FSU souligne que dans cette situation de crise sanitaire la priorité c’est de faire attention de ne pas être stigmatisant en vers ceux qui ont fait le choix de ne pas remettre leurs enfants à l’école malgré les difficultés scolaires de ces derniers.

Peser le pour et le contre entre bienfaits de l’école et risque encouru d’y être : le choix demandé aux parents est difficile. Demander de s’engager jusqu’au 3 juin est compliqué.

La DSDEN demande un engagement moral aux familles qui ont dit oui mais pas de protocole d’absentéisme.

La FSU fait part à la DSDEN de pressions exercées par des mairie s sur les enseignants par rapport à une augmentation exigée du nombre d’élèves accueillis.

Certaines écoles sont déjà à maxima.

La DSDEN réaffirme que le protocole est prioritaire.

La FSU acte de la réactivité des servies DSDEN quant aux situations tendues entre équipe enseignante et mairie.

La FSU dénonce les manquements aux protocoles de quelques mairies. Parfois les parents d’élèves n’ont pas été informés du fonctionnement du périscolaire par la mairie.

Quid à partir du 2 juin ?

Quelles nouvelles modalités ?

La DSDEN n’a pas d’information.

Sans cadre national, pas de temps donné aux enseignants pour ajuster le protocole des écoles à partir du 2 juin.

Le cadre sanitaire est premier ; il n’est pas envisageable d’accueillir plus d’élèves que le nombre fixé par le protocole de l’école.

Mme Grizon : enquête envoyée aujourd’hui pour avoir une vision de la situation mais elle ne sera pas envoyée chaque jour mais de temps en temps. 1 à 2 fois par semaine. le ministère exige d’avoir une situation quotidienne et la DSDEN87 a fait le choix d’espacer ces remontées.

Distinguo entre intention de remettre son enfant et le fait de l’avoir fait vraiment. Bilan dans les faits.

Des écoles n’ont pas repris : reprise le 18 car les maires avaient demandé. Un certain nombre de maires ont pris des arrêtés parfois sans concertation avec les enseignants qui s’étaient préparés à rouvrir.

La FSU dénonce avec virulence la manière dont les masques sont répartis dans les écoles. Les directeurs doivent faire parfois 16 km pour aller les chercher. Il n’est plus question de parler de livraison dans ce cas là. Qui paye l’essence, sur quel temps ?

Mme Grizon explique que les masques arrivent par paquets de 1 000 et qu’il faut déjà du monde pour partager les masques en fonction du nombre nécessaire dans chaque école. Afin que les masques arrivent en temps et en heures il n’a pas été trouvé d’autres solutions.

La FSU demande de faire remonter au sommet de l’État ce problème. L’État doit prendre ses responsabilités, la Poste existe ; faut-il encore que l’État anticipe !

Les collègues qui doivent récupérer les masques sont appelés à se rapprocher des IEN pour trouver un point de livraison plus opportun.

Un stock plus important vient d’arriver et devrait permettre une distribution de masques pour plus de temps.

Un flacon de gel hydroalcoolique devrait être donné à chaque classe pour les enseignants par le ministère via la DSDEN.

Le second degré aurait, quant à lui, des masques lavables (par leur soin) et avec liens (et non des élastiques) : ça va être pratique...

Cas de la maternelle Paroutaud : le directeur se voit interdit d’inscrire les PS. M. Gauthier explique que le tissu scolaire est une prérogative de la mairie.

La FSU rappelle qu’une école maternelle pensée comme telle à taille humaine est une chance en particulier dans ce contexte sanitaire.

Nous serons évidemment amenés à revenir sur cette question là, d’autres écoles de la ville de Limoges étant vraisemblablement aussi menacées de fermeture à moyen terme. On nous dira alors "Il n’y a plus les élèves, vous comprenez, alors il faut bien fermer !"

CQFD

Pascale Lavigerie, Fabrice Prémaud et Marie-Mélanie Dumas pour le SNUipp-FSU87

Et n’oubliez pas, il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Il suffit d’aller ICI ou LA !

 

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