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SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne

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19 mai 2020

Compte rendu de la réunion sur la scolarisation des ESH (MAJ 20/05)

Réunion Scolarisation des élèves en situation de handicap

Cette réunion s’est tenue ce mardi 19 mai de 17h à 18h30 sous forme de visio conférence.

Présents : M. Rousseau, IEN ASH, 2 collègues du SE-UNSA, 1 du SGEN-CFDT, vos collègues Elodie Deloménie, Antoine Guillaumie et Fabrice Prémaud du SNUipp-FSU 87

Rappel : Plan départemental de reprise pour le 1er degré, les élèves en situation de handicap sont la 2ème des 3 priorités en termes de retour à l’école. On y lit :

Les élèves en situation de handicap font partie des priorités pour un accueil en présentiel. Dans certains cas complexes, les modalités d’accueil pendant la crise sanitaire pourront être définies avec l’appui de l’équipe ASH du département et avec les conseils des infirmières scolaires du secteur. Les élèves des UE et des ULIS sont scolarisés soit dans leur classe de regroupement soit dans leur classe de référence, en évitant les habituels allers-retours entre ces classes.

SNUipp-FSU : si le respect du protocole est possible, il n’y a aucune raison pour ne pas accueillir quelque élève que ce soit à l’école.

Selon les situations, la scolarisation pourra ou pas se réaliser dans le respect des conditions imposées par le protocole sanitaire.

Si celui-ci ne peut être respecté, et cela vaut aussi pour l’ensemble des élèves, il ne saurait être question de mettre en danger les autres élèves, les enseignant.e.s et les AESH.

Lorsque le constat du non respect du protocole par un.e élève est avéré, il faut discuter avec les familles afin de trouver une solution. Si le dialogue ne permet pas d’aboutir, il faut alors en faire part à l’IEN. Il ne saurait être admissible que nous soyons contraints à accepter un élève représentant un danger potentiel pour autrui.

Les élèves scolarisés en ULIS viennent pour beaucoup d’entre eux en taxi, avec un port du masque pouvant être approximatif. Cela doit aussi être un sujet, la sécurité sanitaire étant la priorité.

Quel est l’objectif de cette réunion ?

C’est une proposition faite par M. Rousseau de se réunir. Il nous signifie que M. Gauthier qui devait venir ne sera finalement pas présent (Au CHSCT-d)

M. Rousseau :

Avec la question du retour à l’école, des démarches se mettent en place de manière un peu nouvelle.

Adaptation des protocoles locaux en fonction des réalités physiques. « Vous devez... » est un risque qu’il ne faut pas prendre pour la suite de la scolarisation.

M. Rousseau nous a fait parvenir par mail un complément d’explication à ce sujet que nous publions ci-après :

J’ai expliqué l’équilibre nécessaire à trouver/à construire entre "vous devez" et "non" concernant la scolarisation des ESH, l’un et l’autre terme étant inappropriés, pour les élèves comme pour les adultes.

M. Rousseau tient à saluer les enseignants référents. Nécessité de faire du « cousu-main ». Donc vraie mobilisation pour trouver des solutions. 1er réflexe à avoir : contacter l’enseignant référent.

Travail avec la MDPH se poursuit. Que les notifications et les dossiers puissent être traités pour la rentrée.

Plusieurs centaines de dossiers sur les bureaux de la MDPH. Allocations prolongées des droits au delà deu 31 juillet, sauf à ce que la notification première ait pu être réalisée .

Une cinquantaine de contrats d’AESH supplémentaires ont été signés.

Élément nouveau avec ARS et ministère : que le médico social contribue au retour à l’école.

Lorsqu’une situation est repérée, l’idée est de proposer à une famille qui le demande de venir en appui en lien avec le médico social : si les collègues estiment qu’il est difficile de scolariser certains enfants en situation de handicap, proposer à la famille de s’appuyer sur un service de soins médico-social, en passant par l’enseignant référent, avec une possible intervention de ce service à l’école par exemple.

On peut aller jusqu’à formaliser (ESS, PPS...).

SNUIpp-FSU : ESS sous forme de visio pose plusieurs problèmes à commencer par celui de la confidentialité.

M. Rousseau dit que le présentiel peut toujours se faire, qu’il est préférable mais qu’il est des situations où il est difficile à tenir sous cette forme.

SNUIpp-FSU : Nous parlons du problème des masques non prévus pour les AESH, notamment lors des premières livraisons.

M. Rousseau a bien dit que les AESH faisaient partie à part entière de la communauté éducative et de l’Education Nationale.

M. Rousseau : question du rapport au numérique et à l’inégalité de traitement

Les missions des AESH : revenir sur leur cœur de mission.

1 – aide aux gestes de la vie quotidienne

2 – aide relationnelle (enfants entre eux, avec les adultes)

3 – accessibilité pédagogique : activités parfois inédites ou innovantes

Il a précisé (et c’est une très bonne chose !) que les AESH n’avaient pas à se voir confié.e.s des missions administratives.

Des équipes mobiles d’appui pour épauler les AESH s’agissant des situations qui restent difficiles ont été créées.

Chaque département met en place une Equipe Mobile d’Appui médico sociale (personnifiée par Mme Chatenet dans notre département, soit une équipe d’une personne...) afin de coordonner des actions et faire entrer le médico social à l’école : une "équipe d’appui mobile" a donc été constituée dans notre département. Cette "équipe" se compose d’une personne du médico-social de l’EMESD d’Isle, Mme Châtenet... Mais cette "équipe" persistera-t-elle à la rentrée prochaine ? D’autres personnes vont-elles en faire partie ? Dans quel but ?

M. Rousseau nous a fait parvenir par mail une réponse à nos questions que nous rapportons ci-après :

Concernant l’équipe mobile d’appui :

- oui, elle a vocation à être perenne, a été organisée avant le confinement et s’organise pour tenir compte du contexte. Elle poursuivra son action d’accompagnement des équipes éducatives au delà de la crise sanitaire ayant été créée avant, pour favoriser l’école inclusive.

- L’opérateur médico social est l’EMESD d’Isle qui a désigné Mme Chatenet coordonnatrice, elle a pour vocation de réunir les professionnels médico sociaux nécessaires à la prise en charge des demandes. Madame Chatenet a pour mission de coordonner les intervenants médico sociaux en accompagnement des écoles et établissements : la composition n’est pas figée, afin de répondre aux multiples profils de situations. L’équipe n’est donc pas réduite à une personne.

Si cette "équipe" n’est pour l’heure constituée que d’une seule personne, c’est bien pour une raison liée aux moyens (in)existants.

Dans la prochaine lettre hebdo, il en sera question.

Elle pourra aussi intervenir à l’échelle d’un PIAL.

Fiche saisine n’est pas simple mais il ne faut oublier personne.

Penser à bien saisir l’équipe d’appui médico sociale.

Il faut aussi que l’enseignant.e soit le plus associé possible.

Les gestes barrières : comment faire pour être dans le respect du protocole sanitaire ?

M. Rousseau : des gestes vont s’installer, dans la répétition. Nécessité donc d’avoir dans un premier temps des difficultés à voir tous les gestes bien appliqués.

Au plan pédagogique, M. Rousseau propose de développer des activités langagières

A propos des AESH, M. Rousseau rappelle qu’ils font partie intégrante de l’équipe d’école, qu’ils n’ont pas été "oubliés" ou "abandonnés"

SNUipp-FSU : nous rappelons que les AESH ont été destinataires d’un mail de Mme Grizon concernant leur droit à rester chez eux pour garder leur enfant sous certaines conditions, les enseignant.e.s de leur côté n’ayant pas eu cette restriction.

Rappel du contenu de ce mail :

-  2 Les personnels qui sont dans l’impossibilité de faire garder leurs enfants jusqu’au 2 juin pourront solliciter une autorisation spéciale d’absence jusqu’à cette date.

- 3- Pour les personnels AESH non concernés par ces deux premiers points, le retour en école / établissement est réalisé ainsi à partir du 11 mai : Les personnels AESH seront présents lors des réunions de pré-rentrée du 1er degré à partir du 11 mai et selon les indications du chef d’établissement pour le second degré.

- Les personnels AESH sont présents en école/établissement, lorsque des enfants en situation de handicap sont scolarisés sur site afin de permettre ou renforcer l’accompagnement. 

- Les personnels AESH ne sont pas obligatoirement présents à l’école/ établissement lorsque aucun élève en situation de handicap ne s’y trouve. Ils poursuivent, sous l’égide des enseignants, les adaptations et accompagnements à distance.

M. Rousseau confirme que les AESH, comme n’importe quel parent d’élève, avaient le droit de faire le choix de garder leur enfant à la maison.

SNUipp-FSU : nous sommes en parfait accord, le soucis est que les personnels AESH n’ont pas compris (à juste titre !) cela à la lecture du mail. Les AESH qui nous ont contacté ont eu la confirmation qu’elles et ils pouvaient rester garder leur enfant chez eux. On leur a aussi envoyé un mail en ce sens le 9 mai (à retrouver ICI).

Il y a VRAIMENT nécessité à ce que les messages ne se contredisent pas et, dans la période que nous vivons, le fait est que ça n’a pas souvent été le cas.

Les choses avaient d’ailleurs commencé de belle manière, le ministre Blanquer expliquant le 12 mars au matin que fermer les écoles n’était pas une bonne solution...

Le contrat avec quotité de travail porté à 24h pour les AESh co. a pris effet à compter de ce mois d’avril, nous a dit M. Rousseau.

SNUipp-FSU : Concernant les AESH co, c’est évidemment une bonne chose et on l’a déjà signifié lors des instances ayant traité de ce sujet (CTA). Restent les autres AESH (le grande majorité) qui restent à des quotités largement inférieures et n’étant pas en cohérence avec des notifications individuelles de 24h par semaine. Puisque la progressivité est un mot largement utilisé depuis cet épisode lié à la situation sanitaire, il convient aussi de l’appliquer s’agissant des quotités de travail des AESH afin de leur permettre de se dégager un salaire un peu moins bas.

La nécessité de reconnaissance de ce métier passe par une rémunération autrement importante. Si les contrats ont connu des évolutions positives, avec a (trop long) terme des CDI à la clé, côté salaire, le compte n’y est vraiment pas.

Fabrice Prémaud, Elodie Deloménie et Antoine Guillaumie pour le SNUipp-FSU 87

Et n’oubliez pas, il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Il suffit d’aller ICI ou LA !

 

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