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15 octobre 2009

COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE DU SNUIpp AVEC LA CDIUFM du Mardi 29 septembre 2009

Le SNUipp a rencontré la CDIUFM, le 29 septembre dernier, afin d’échanger sur les nouveaux éléments de la réforme de la formation. L’entretien a principalement porté sur deux points : l’année transitoire et le travail des « groupes techniques » ministériels.

Sur le premier point, la CDIUFM considère cette année comme faussement transitoire car impactée par la mise en place de mesures. En effet, la disparition de l’année de PE2 en 2010 pour les lauréats du concours aurait dû amener une refonte des plans de formation PE1, or ça n’a pas été le cas puisque le concours reste le même. Les IUFM ont donc privilégié la préparation au concours. Les stages en responsabilité offerts à la rentrée, aux candidats aux concours, déséquilibrent fortement la formation car ils n’ont pas été inscrits dans le plan de formation de l’année de PE1.

Les IUFM, qui pour la plupart y sont opposés, se borneront à les rendre possibles, les rectorats et les inspections académiques restant maître de l’offre de stages. Malgré la forte demande des étudiants et l’intérêt pour les recteurs de pouvoir abonder la formation continue et les décharges de direction, rien n’est garanti sur les moyens supplémentaires attribués à la formation continue et au suivi des stages. Dans ce contexte, la CDIUFM craint que les contraintes de formation liées à ce type de stage ne puissent être prises en compte. La CDIUFM envisage de mettre en place, partout où c’est possible, une bourse d’offres de stage, paramétrée entre rectorat et IUFM pour répondre à la fois aux besoins des IA et aux contraintes de formation. Elle souhaite également que l’IUFM soit le guichet unique de l’attribution des stages, même lorsqu’ils sont offerts aux étudiants de master. Néanmoins nos interlocuteurs considèrent que leur capacité à mettre en œuvre ces stages participe de leur avenir à court terme... En tout état de cause, il semble que la situation, comme nous l’avons déjà constaté au regard des premières remontées d’enquêtes, soit très contrastée : les trois directeurs d’IUFM qui nous ont reçus représentent trois cas différents.

Concernant la validation, la possibilité de valider quasi automatiquement l’année de M1 ne serait plus réservée aux PE1, mais aussi à toutes les préparations au concours. Comme pour tout master, la validation de 60 ETCS de M1 ne garantit pas une inscription en M2. Le texte de cadrage définissant les conditions de validation de crédits devrait être voté dans chaque CVU d’université au plus tard mi-octobre (légalement un mois après la rentrée).

Au cours de cette année transitoire, les bourses promises aux étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement étaient, même pour cette année transitoire, réservées aux étudiants de deuxième année (M2), elles ne concernent donc pratiquement personne. Elles auraient dû en toute logique, être ouvertes cette année aux PE1/M1.

LA CDIUFM s’inquiète du devenir de la formation continue et des formations ASH, assurées par l’IUFM. En effet, à partir de janvier 2010, ces postes ne seront plus budgétés à l’IUFM. C’est un véritable problème de gestion car il n’y a pas non plus de postes budgétaires prévus dans les universités. Pour la CDIUFM, la priorité est de réaffirmer les missions des IUFM dans la formation continue et les formations spécialisées.

La CDIUFM voit 3 enjeux majeurs dans les groupes de travail (qui rendront leurs conclusions le 15 octobre) : la date du concours, la nature des épreuves et la nature du diplôme universitaire.

Sur le premier point, le ministère envisagerait pour l’instant, au nom d’une réorientation possible des recalés, une admissibilité le plus tôt possible dans l’année de M2, permettant ensuite de passer les autres concours d’enseignement (CAPLP, CAPES…). Le ministère ne semble pas connaître les véritables projets professionnels des étudiants qui s’inscrivent rarement dans cette logique. Cette solution induirait par ailleurs un décalage de la période d’inscription au CRPE qui devrait se situer avant les vacances, ce qui éliminerait de fait toutes les candidatures d’étudiants non inscrits en master 2 à ce moment. Mais l’effet le plus évident de cette orientation est qu’elle induit des masters fortement disciplinaires (au moins à 70%) pour permettre aux candidats de préparer tous les concours, ainsi que des épreuves d’admissibilité du CRPE n’intégrant pas les aspects didactiques et pédagogiques, avec les conséquences que l’on imagine sur la formation professionnelle et l’avenir des IUFM.

Au contraire, la CDIUFM défend dans ces groupes de travail un cadrage de master mention « enseignement et formation » qui, selon elle, non seulement permet une réelle formation professionnelle et favorise une réorientation voire une insertion professionnelle intéressante. Sur les épreuves du concours, on s’orienterait vers moins de professionnel à l’admissibilité qui serait reporté sur les épreuves d’admission, ce qui laisse craindre un double emploi master/admissibilité rendant cette première partie de concours pratiquement inutile. Le concours pourrait alors se réduire, à terme à un entretien oral... En opposition avec ce que portent la CDIUFM et le SNUipp. Enfin, sur la formation après le concours pendant l’année de stagiaire, il semble que, faute de moyens, le ministère pencherait vers 1/3 sur deux ans, c’est à dire 1/6 par an ! Soit 144 heures...

 

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