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25 janvier 2011

Compte-rendu du CTPA : Carte scolaire : l’École sacrifiée !!!

En Haute-Vienne, 18,1 postes vont être supprimés, répartis en 14 postes d’enseignants, 1,5 d’intervenants extérieurs et 2,6 d’assistants étrangers ! Les seuils vont donc continuer à s’élever, les remplacements à se raréfier encore plus (oui, c’est possible...), les réseaux d’aide à s’amoindrir encore, la formation continue à continuer de disparaître, la formation initiale à... ah oui, ça, c’est fait, y’en a plus...

Le CTPA convoqué ce jour était chargé d’examiner la préparation de la rentrée 2011. A travers la mise en oeuvre d’un budget de rigueur sans précédent, le gouvernement fait le choix d’asphyxier encore davantage le Service Public de l’Education Nationale. La politique dogmatique du "non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite" affecte particulièrement notre ministère. Une fois de plus, les personnels du Service Public d’Education ne sont pas mis en situation de relever le défi de la réussite de tous les élèves.

Dans notre académie, pour le 1er degré, ce sont 53 emplois qui sont supprimés alors que selon le rectorat, 8 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée 2011.

Les représentants du SNUipp-FSU ont dénoncé les effets catastrophiques des saignées successives qu’a subies notre académie ces dernières années :
- Reculs importants de la scolarisation des enfants de 2 ans faute de places disponibles (y compris dans les zones d’éducation prioritaires et le rural isolé) pourtant facteur décisif pour la réussite des élèves concernés. Dans ce domaine, on peut remarquer que les baisses d’effectifs annoncées par le rectorat sont en très grande partie dues au recul de la scolarisation à 2 ans et non à une réelle baisse de la population d’âge scolaire
- Remplacements non-assurés : on a relevé jusqu’à 60 absences non-remplacées par jour dans notre académie avec les conséquences que cela induit : répartition des enfants dans la ou les autres classes de l’école et donc une journée perdue pour tous les enfants de l’école. Les départements ne sont plus en capacité de pouvoir assurer la présence d’un maître ou d’une maîtresse devant chaque classe tous les jours… Or, c’est bien là le minimum que l’on est en devoir d’offrir aux enfants et aux familles.
- La prise en charge des élèves en difficultés par des maîtres des Réseaux d’Aide Spécialisée aux Élèves en Difficultés (RASED) n’est plus assurée laissant des secteurs entiers des départements sans prise en charge
- Alors que la formation initiale des maîtres n’existe plus, la formation continue, pourtant au combien nécessaire pour permettre l’évolution des pratiques enseignantes et l’adaptation aux nouvelles missions de l’Ecole disparaît progressivement jusqu’à devenir cette année quasi –inexistante.
- Les décharges statutaires de directeurs ne sont parfois plus assurées…
- A cela s’ajoute la réduction de près de 30% des emplois d’EVS (Employés de Vie Scolaire) et la difficulté croissante pour les départements d’affecter des Auxiliaires de Vie Scolaire à chacun des élèves qui en a besoin. Le recteur qui dit refuser tout discours dogmatique (sauf le sien) n’a guère apporté de réponses aux questions concrètes de vos représentants du SNUipp-FSU…

Comment penser améliorer la situation en supprimant encore 53 postes ?

A travers les fiches de dialogue contractualisé, le ministère fixe les axes de travail pour supprimer ces 53 postes dans les départements mais renvoie après les élections cantonales leur mise en oeuvre locale : et pour cause !!! Alors que l’objectif affiché est la réussite de tous les élèves, ces orientations vont à l’opposé :
- augmentation des effectifs par classe
- recul de la scolarisation des 2 ans
- accélération des regroupements d’écoles
- recul du remplacement
- suppression des intervenants extérieurs
- …

Dans ces conditions, on comprend pourquoi le ministère a donné ordre de reporter les opérations de carte scolaire après les élections cantonales car les parlementaires équilibristes qui ont voté ce budget auront bien du mal à clamer cette fois-ci que les mesures qu’ils votent à Paris n’ont pas de répercussions sur nos territoires.

Le SNUipp-FSU espère que l’École s’invitera dans la campagne électorale et que l’action s’étendra pour démontrer à ceux qui démantèlent l’Ecole que les citoyens n’acceptent pas ce dynamitage et sont attachés à une École qui permet la réussite de tous.

 

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