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9 juin 2011

Rythmes scolaires : installation du comité de pilotage

RYTHMES SCOLAIRES : les fuites du comité de pilotage

Ballon d’essai ou pas, la publication de ce document donne au moins au ministre la possibilité de constater l’écho que rencontrerait ces mesures...

Communiqué de presse du SNUipp

Rythmes scolaires : pour une réflexion sans tabou

Le ministre de l’Education Nationale installe lundi 7 juin le comité de pilotage de la conférence sur les rythmes scolaires. Le SNUipp avait demandé une remise à plat de l’organisation du temps solaire après les mesures brutales imposées par Xavier Darcos. En effet la suppression de la journée du samedi matin et de deux heures de classe pour tous les élèves s’est traduite le plus souvent par l’adoption d’une semaine organisée sur quatre jours de classe.

Les observations des enseignants des écoles, les conclusions de l’académie de médecine comme l’avis de nombreux spécialistes mettent en avant le décalage entre les rythmes de l’enfant et l’organisation de la journée, de la semaine ou de l’année scolaire.

De nombreuses équipes pédagogiques ont cherché à faire évoluer l’organisation du temps scolaire et périscolaire pour mieux répondre aux besoins des élèves : avant 2007 25 pour cent des écoles avaient décidé de travailler fin août et début juillet en supprimant le samedi matin, d’autres avaient déplacé le samedi au mercredi matin, d’autres ont aménagé la pause méridienne pour favoriser les apprentissages, d’autres travaillent deux mercredis sur trois …

Tous les enseignants regrettent le déséquilibre du deuxième trimestre qui ne respecte pas l’alternance de 7 semaines de travail et deux semaines de vacances.

Pour le SNUipp, une évolution de la durée de la journée de classe ne peut s’envisager, sans prendre en compte tous les éléments (travaux des chercheurs, âge des enfants, rythmes de vie, nécessité de mettre en place dans toutes les écoles et pour tous les élèves un accompagnement afin de ne pas augmenter les inégalités entre familles et entre territoires). Pourquoi, par exemple ne pas revenir, après une discussion avec les acteurs économiques à un calendrier en deux zones qui permettrait un deuxième trimestre équilibré ? Le calendrier de tous les élèves doit-il rester tributaire d’intérêts économiques liés aux seuls 9 % des familles qui partent en vacances d’hiver ?

Pour le SNUipp la réflexion doit être conduite sans tabou et toutes les propositions doivent être étudiées avec l’ensemble de leurs conséquences.

Le SNUipp est disponible pour participer à la réflexion de la conférence sur les rythmes. Il considère qu’en aucun cas les décisions prises ne devront faire l’impasse sur les moyens nécessaires tant ceux concernant le temps scolaire (plus de maîtres que de classe, …) que le temps périscolaire.

Paris le 6 juin 2010

RYTHMES SCOLAIRES : les fuites du comité de pilotage

Selon certaines sources, le comité de pilotage chargé par Luc Chatel de réfléchir à une réforme des rythmes scolaires, commence à laisser filtrer certaines pistes de réflexion même si le rapport final ne sera rendu public que fin juin. Le ministre de l’Éducation nationale tranchera alors.

"Le document qui a fuité est un texte rédigé par le secrétariat du comité", a déclaré Christian Forestier, président du comité de pilotage sur les rythmes scolaires. "Non validé par les deux présidents, ni par le comité, il ne correspond pas à grand chose".

Ballon d’essai ou pas, la publication de ce document donne au moins au ministre la possibilité de constater l’écho que rencontrerait ces mesures...

Les propositions annoncées du comité de pilotage :

VACANCES SCOLAIRES

Le comité de pilotage propose d’allonger l’année scolaire de deux semaines, passant de 36 à 38 semaines.

- Les vacances d’été seraient réduites de deux semaines. Une question reste non tranchée : faut-il zoner ces congés d’été ?

Quant aux vacances intermédiaires, les pistes avancées sont les suivantes :
- allongement des vacances d’automne à deux semaines.
- vacances d’hiver inchangées.
- vacances de printemps réduites à dix jours.
- banalisation du pont de l’Ascension pour tous.
- les vacances de fin d’année seraient prises en sanctuarisant la période du 24 décembre au 2 janvier.

SEMAINE

- Un rythme hebdomadaire fondé sur neuf ou dix demi-journées, mettant ainsi fin à la semaine de quatre jours à l’école primaire.
- La décision de travailler le mercredi matin ou le samedi matin, pendant trois heures, serait prise « au niveau local ».
- Un « temps d’accompagnement éducatif obligatoire » de deux heures, incluant l’aide aux devoirs, et sur le temps de service des enseignants, permettrait aux élèves de ne plus avoir de « travail à faire à la maison ». Ces deux heures seraient obligatoires à l’école primaire, en 6e et en 5e.
- Par ailleurs, serait maintenue l’aide personnalisée, dont le bilan est « positif » d’après les membres du comité de pilotage.

JOURNEE

- L’horaire quotidien d’enseignement serait plafonné à l’école et au collège, « à cinq heures maximum en primaire, en 6e et en 5e » et à « six heures en 4e et en 3e ».
- Un « nouveau temps scolaire » dont les bornes seraient fixées au niveau national mais il reviendrait aux établissements d’organiser la journée en respectant « trois contraintes » : pas plus de cinq heures d’enseignement, deux heures d’accompagnement éducatif et une heure et demie de pause méridienne.
- Un « horaire plancher d’une heure et demie » pour la pause méridienne, pendant laquelle ne doit être prévue « aucune activité d’enseignement ni de soutien ».

« TEMPS GLOBAL ÉDUCATIF »

Les membres du comité avancent une nouvelle définition du concept d’accompagnement, le temps de l’enfant ne pouvant être distingué du « temps global ». Car « les frontières s’effacent peu à peu entre école et famille…les contraintes sociétales font irruption dans l’école ». Aussi, estiment les experts, « on parlera plutôt d’un temps global éducatif que l’Éducation nationale n’est pas seule à prendre en charge ». Serait rendu obligatoire « un temps non strictement d’enseignement ». Il s’agirait en outre de « reconnaître le rôle éducatif des différents partenaires » et « d’ouvrir l’école aux collectivités, aux parents, aux associations » pour former « un pacte éducatif ».

 

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