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25 août 2011

Budget Éducation 2012 | 14 000 postes supprimés

Dans le cadre de la préparation du budget 2012, le ministère du Budget confirme le choix gouvernemental du non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite. Ce sont 150 000 emplois de supprimés en 5 ans dans la Fonction Publique d’Etat dont plus de 50 000 dans l’Education nationale (8 967 pour l’école primaire à la rentrée 2011. Ces suppressions se traduiront par une nouvelle dégradation des conditions de travail tant pour les élèves que pour les enseignants.
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5 700 postes dans le premier degré et 6 550 dans le second degré pourraient être supprimés à la rentrée 2012 dans l’Éducation nationale, selon les informations recueillies par AEF, mercredi 24 août 2011.

Avec 1 350 postes en moins dans l’enseignement privé et 400 postes de personnels administratifs non remplacés, le total des suppressions d’emplois prévues au budget 2012 s’élèverait à 14 000 postes, conformément au chiffre présenté en juin par François Baroin, alors ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy a annoncé le 21 juin son intention de « sanctuariser l’école primaire » : « Le un sur deux s’appliquera mais nous sanctuariserons l’école primaire pour qu’à la rentrée 2012, le nombre de fermetures de classes n’excède pas le nombre d’ouvertures », avait-il déclaré.

Dans le premier degré, ces suppressions d’emplois porteraient ainsi sur des postes d’assistants de langue (900) et sur les postes de stagiaires en responsabilité en M2 (600), dont la formation serait ramenée à trois semaines. 4 200 postes d’enseignants « hors les classes » (enseignants de Rased, assistants pédagogiques, surnombres) pourraient également ne pas être remplacés.

Dans le second degré, les 6 550 suppressions d’emplois se répartiraient entre 300 postes d’assistants de langue, 1 000 postes de stagiaires en responsabilité, et 5 250 postes d’enseignants.

L’enseignement privé devrait « rendre » 1 350 emplois : 322 stagiaires en responsabilité et 1 028 postes d’enseignants.

Au total, 10 478 postes d’enseignants ne seront pas remplacés, 1 922 postes de stagiaires en responsabilité, 1 200 assistants de langues et 400 administratifs.

Les ambitions éducatives de notre pays sont mises à mal, remettant en cause l’objectif de la réussite de tous les élèves. Les mobilisations de l’ensemble des partenaires de l’école (parents, enseignants et élus), dénonçant avec force la situation d’une école asphyxiée par cette situation ont conduit le chef de l’État à annoncer que le nombre de classes à la rentrée 2012 ne serait pas inférieur à celui de cette rentrée. Comment cela serait-il possible, alors que déjà cette année, les restrictions budgétaires ont abouties à la suppression de 1 500 classes !

En refusant de revenir sur le principe de non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite, le gouvernement crée une impasse : nul doute que les IA ne soient à nouveau sollicités pour trouver des leviers d’action… et de nouvelles suppressions de postes de RASED, de remplaçants, de classes maternelle, de formateurs… Dans ce cadre, non seulement des classes seront fermées mais s’y ajouteront , comme cette année, des suppressions massives de postes enseignants dont la mission est indispensable pour faire réussir tous les élèves : les postes de maîtres spécialisés des RASED (20% ont déjà été supprimés), les postes de soutien en éducation prioritaire, les postes de formateurs , les postes de remplaçants. Et c’est aussi la poursuite annoncée de la baisse de la scolarisation des moins de 3 ans alors qu’il. faudrait créer 6 400 postes pour rattraper le retard pris ces 10 dernières années. La situation n’est plus tenable.

Il faut stopper les suppressions de postes pour mettre en oeuvre une autre politique éducative. C’est sur cette base que les fédérations et syndicats de l’éducation nationale dont le SNUipp-FSU, appellent à une journée de grève le 27 septembre.

 

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