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24 novembre 2011

Retrait des textes sur l’évaluation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation. Signer la pétition

Travailler plus longtemps… pour gagner moins …

Avancement de carrière : à la tête du client

signer la pétition

Nouvelle mesure de démantèlement des droits collectifs de la profession, accélération de l’individualisation des carrières, le ministère se prépare à publier un décret (et son arrêté d’application) qui remet en cause les modalités d’évaluation des enseignants.

Finies les promotions au Grand Choix ou au Choix… Tout le monde à l’ancienneté Finies les CAPD promotions… Il n’y aurait plus de règles, plus de garde-fou, plus de transparence… Il ne resterait que le salaire à la tête du client…

Ne nous méprenons pas : L’actuel système d’avancement d’échelon est injuste, nous le dénonçons chaque année… Mais ce projet ajoute de l’arbitraire à l’injustice…

Le projet de décret et son arrêté d’application sont très clairs (Voir les projets) :

- avancement au rythme le plus lent pour tout le monde (équivalent des promotions « à l’ancienneté » actuelles)

- entretiens professionnels tous les trois ans avec l’IEN (supérieur hiérarchique) ou tout autre personne désignée par l’administration : CPC ?, futurs directeurs d’EPEP ? …

- résultats des élèves, « manière de servir », auto-évaluation… Il va falloir que la formation initiale et continue (ou ce qu’il en reste) nous apprenne l’art de la courbette ! …

- « possibilité » (pas d’obligation donc) pour l’IEN d’attribuer jusqu’à 5 mois de bonus d’ancienneté pour les plus « méritants », jusqu’à 2 mois pour les « un peu moins » méritants, et rien du tout pour les autres…

Travailler plus longtemps… pour gagner moins …

Ce projet n’améliore absolument pas la situation. Il va créer de la division dans les écoles. Cela ira à l’encontre du travail en équipe nécessaire à la réussite des élèves. Cela accentuera la pression directe et peut renforcer l’arbitraire de la hiérarchie, dans une conception managériale de la gestion des enseignants. La reconnaissance de l’expérience professionnelle liée à l’ancienneté serait complètement minorée. Ces bonus d’ancienneté peuvent faire penser à l’actuel dispositif de promotions au Grand Choix ou au Choix… mais il y a de la perte

allongement de carrière pour les personnels promus le plus rapidement : passage de 18 ans, dans le système actuel, à 26 ans et 8 mois dans le projet de décret, soit 8 ans et 8 mois de plus.

allongement de carrière pour les personnels promus au rythme moyen : de 26 ans dans le système actuel à 28 ans et 4 mois dans le projet de décret, soit 2 ans et 4 mois de plus.

pour la période allant de septembre 2012 à janvier 2015, seuls des avancements à l’ancienneté auront lieu : une façon de faire encore plus d’économies…

Pour toutes ces raisons, le SNUipp rejette catégoriquement ces évolutions et s’oppose à ce projet. Il exige que les discussions s’engagent sur d’autres bases. Les modalités d’évaluation des enseignants, doivent être déconnectées de l’évolution de carrière, et être concrètement améliorées. Le SNUipp-FSU porte le projet d’une évaluation formative qui soit une aide au développement professionnel pour que les enseignants soient encore mieux armés pour faire réussir tous les élèves. Il défend les principes d’équité, d’égalité de traitement et de carrière, de transparence, garantis notamment par le contrôle paritaire.

Dans le 1er degré : remplacement de l’inspection par un entretien et suppression des notes.

La réaction du SNPI-FSU, syndicat des IEN de la FSU

Ce nouveau processus aurait des conséquences importantes sur le déroulement de la carrière qui se ferait à un rythme plus lent.

Les enseignants seraient à nouveau les grands perdants puisque l’avancement dans le reste de la fonction publique se fait à un rythme plus rapide. Ce scénario entrainerait des évolutions de salaires beaucoup plus lentes. Le ministère chercherait-il ainsi à faire des économies sur le dos des enseignants ? De plus, les inspecteurs influeraient directement sur la rémunération des enseignants. Ils auraient le pouvoir de leur attribuer des mois d’ancienneté leur permettant d’avancer leur date de promotion. La reconnaissance de l’expérience professionnelle liée à l’ancienneté serait complétement minorée.

POUR l’équité et la transparence

Le SNUipp-FSU va entrer dans les discussions avec la détermination d’améliorer concrètement le système d’évaluation des enseignants. En effet, si le dispositif actuel est vécu comme injuste tant le poids de la première inspection pèse sur toute la carrière et inefficace tant il se résume à une simple mise en conformité, le SNUipp-FSU refusera que le dispositif futur accentue ces défauts.

Certaines lignes rouges ne doivent pas être franchies. Il s’opposera à une conception managériale basée sur un mérite largement arbitraire qui entrainerait individualisme et division des équipes. Il est également hors de question que l’évaluation ne se réduise à un contrôle administratif et à une opération de classement des enseignants.

Le SNUipp-FSU portera le projet d’une évaluation formative qui soit une aide au développement professionnel pour que les enseignants soient encore mieux armés pour faire réussir tous les élèves. Il défendra les principes d’équité, d’égalité de traitement, de transparence. Il s’engage à informer et consulter les enseignants des écoles maternelles et élémentaire

Lu sur le site du Café Pédagogique

Nous publions deux documents de travail du ministère de l’éducation nationale, un projet de décret et un projet d’arrêté, que nous nous sommes procurés.

Ils donnent à penser que les textes sont prêts.

Ces textes se situent dans la démarche menée par Josette Théophile, DGRH du ministère, depuis l’annonce l’année dernière d’une réforme de l’évaluation.

Télécharger le projet de décret en cliquant ici

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decreteva

Télécharger le projet d’arrêté en cliquant ici

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arreteeva

Avancement et déroulement de carrière

La carrière des professeurs des écoles est « recalibrée ». Une seule durée d’échelon est conservée : l’ancienneté

Le principe qui prévaut est que l’entretien de carrière est assorti d’une petite carotte pour les enseignants. En effet, l’IEN peut proposer « une réduction d’ancienneté », raccourcissement de carrière pour les personnels.

Ce raccourcissement peut être de 5 mois tous les 3 ans (durée prévue entre chaque entretien) pour 30 % du corps (ce qui correspond à ce qui était le grand choix).

Cela entraînerait un allongement de carrière pour les personnels promus le plus rapidement : passage de 18 ans, dans le système actuel, à 26 ans et 8 mois dans le projet de décret, soit 8 ans et 8 mois de plus.

50% de personnels peuvent obtenir un raccourcissement de 2 mois tous les 3 ans (à chaque entretien de carrière), ce qui pourrait correspondre au choix.

Cela entraînerait un allongement de carrière pour les personnels promus au rythme moyen de 26 ans dans le système actuel à 28 ans et 4 mois dans le projet de décret, soit 2 ans et 4 mois de plus.

Cela entraînerait pas de modification pour une carrière à l’ancienneté : il faudrait 30 ans pour atteindre le 11eme échelon.

Le projet ne prévoit, pour la période 2012-2015, aucune procédure d’avancement d’échelon autre que l’avancement au rythme le plus défavorable : l’ancienneté. Non content de sacrifier leur métier, le ministère veut aussi rogner le pouvoir d’achat des enseignants.

C’est une économie énorme pour le gouvernement. En rallongeant la durée d’avancement, le ministère prive les personnels de la source principale d’augmentation de salaire (en particulier avec le gel du point d’indice).

C’est une attaque extrêmement importante contre notre pouvoir d’achat !!!

La rémunération au mérite mérite notre REJET

Faut-il le rappeler, la rémunération au mérite est une valeur venant de l’entreprise. Mais comment évaluer une activité complexe, multidimensionnelle, difficile à enfermer dans des critères quantitatifs comme l’enseignement et celle ou celui qui le dispense ?

Le projet de décret du gouvernement se propose d’identifier la « valeur ajoutée » que peut représenter l’enseignant vis-à-vis de la réussite de ses élèves. Dans les années quatre-vingt, des tentatives ont eu lieu aux Etats-Unis fondées sur les avis de la hiérarchie. Echec total suite à une opposition résolue des enseignants face à la systématisation de dérives apparentant davantage ce système à du favoritisme, à une « note de gueule » qu’à l’évaluation d’une quelconque efficacité.

Le premier effet (constaté aux USA ou en Grande Bretagne) sera une baisse d’ambition et l’organisation d’un bachotage sur les matières testées. De plus, les accumulations statistiques induites par ce type de modèle n’apportent rien à l’enseignant sur sa connaissance de ses élèves. Par contre, elles peuvent aboutir à contrôler et standardiser les pratiques dans les classes.

Les effets pervers sont prévisibles : augmentation des tensions quant à la prise en charge des élèves « difficiles », évitement exacerbé des écoles « difficiles », tension entre collègues sur la responsabilité du niveau d’une classe ou de certains élèves.

De plus des spécificités de ce métier, la nature et l’efficacité de l’acte pédagogique sont en partie liées au contexte d’enseignement, c’est-à-dire à la classe et aux élèves qui la composent. Or, les entretiens vont se dérouler hors la classe à base de données statistiques. Les éléments de contexte (conflictualité entre élèves, hétérogénéité, comportements des élèves plus ou moins invasifs etc.) ne seront pas perçus comme ils peuvent l’être quand le contact humain avec la classe est possible.

Hiérarchie quand tu nous tiens…

Dans le projet de décret, une institution comme l’école qui fonctionne sur la base d’un conseil des maîtres est une anomalie.

Le projet de décret renforce le pilotage des écoles par des IEN. Théoriquement, ils devront recevoir les collègues une fois tous les trois ans pour faire le point sur les objectifs. Cet entretien entrainera une évolution de carrière éloignée de toute pratique professionnelle réelle.

C’est un renforcement du pouvoir hiérarchique avec le risque de mise en place de petits potentats locaux.

Il est également prévu que le supérieur hiérarchique puisse faire faire l’entretien par un autre personnel. Il est facile d’imaginer que le gouvernement a dans la tête les EPEP les directeurs transformés en chef d’établissement.

Un autre aspect projet de décret fait référence à plusieurs reprises à « la manière de servir » des enseignants. Un enseignant qui applique une consigne syndicale correspondant à ses convictions sera-t-il « oublié » ?

Ces projets sont donc totalement inacceptables, ils constituent une agression frontale contre les personnels et transforment le rôle de l’Ecole. C’est aussi une marque de mépris à l’égard du travail accompli par les enseignants dans leur classe. C’est enfin une volonté de transformer des personnels concepteurs de leur métier en simples exécutants de directives imposées

 

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