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25 janvier 2012

Bulletin n° 202 de Janvier 2012 + supplément

Le CTA , reconvoqué après le vote unanime des représentants syndicaux contre le projet académique , s’est tenu vendredi 20 Janvier . Si le recteur a reculé sur certaines fermetures dans le 2nd degré ( voir compte-rendu plus détaillé à l’intérieur), la dotation reste identique, ce qui veut dire que les suppressions vont se faire ailleurs de façon plus disséminée et donc plus insidieuse.

Ceci est bien la preuve qu’une seule réponse locale est insuffisante ; c’est pourquoi nous vous invitons plus que jamais à nous rejoindre pour manifester à Paris. Nous devons faire la démonstration de notre force. Beaucoup d’entre vous nous ayant fait part de leur impossibilité de « monter à la capitale » un rassemblement et des actions seront organisées localement.

D’autre part, même si nous devons nous réjouir du recul opéré par le recteur, ne nous laissons pas endormir ! Nous ne devons pas relâcher notre mobilisation ! L’opposition doit se montrer partout pour qu’il ne croit pas que ça va être plus facile de supprimer ailleurs !

Des actions sont prévues dans les jours à venir dans les secteurs, à Limoges et le 31 à Paris et dans le département ; d’autres actions se mettront en place au moment de la carte scolaire du 1er degré, soyons présents, et toujours plus nombreux pour faire reculer ce gouvernement.

Liliane Raynaud

Désolé... ou le pourquoi de l’action nationale

Les coups portés à la Fonction Publique et notamment à celle de l’Education Nationale sont d’une violence incroyable. Dans ces conditions là, que peut-on faire ?

Soit on se laisse faire, sans réagir, et on finira par TOUS en subir les conséquences, soit on sait se rassembler, se battre, pour refuser ce qui nous est présenté comme un effort national auquel nous ne pouvons nous soustraire. Nous avons fait le pari que nous ne nous laisserons pas soumettre.

Ayant pris le parti de nous battre, nous dénonçons deux positionnements gravissimes et qui pourraient être lourds de conséquence pour TOUS.

- 1 - « Les collègues ne sont pas prêts » (à faire grève) et « nous sommes dans une phase de négociations avec le gouverne/ment » (sur la lourde question de l’évaluation des enseignants) a-t-on entendu ! « Les collègues » apprécieront ce qu’on leur fait dire... Sur le terrain, dans la plupart des écoles, l’heure est au mécontentement et à la colère. Dans les ECLAIR, dès le prochain mouvement, les collègues vont être recrutés par le chef d’établissement( ! ?) hors des règles encore en vigueur (attribution du poste au le barème le plus fort ; sur l’action du SNUipp-FSU 87, ces règles de calcul du barème ont retrouvé plus de lisibilité et d’objectivité.)

- 2 – « Il faut faire des grèves départementales ! » a-t-on également entendu.

Oui, d’accord, mais sans un lien fort avec un combat national, voilà comment on peut interpréter les choses :
- si l’on ne se bat que localement, on organise notre propre division. Dans une école, on va mener des actions qui pourront aboutir au recul de l’administration et à la victoire sur place mais le poste regagné par la lutte sera enlevé dans une autre école, peut-être même celle d’à côté !
- si l’on se bat département par département, dans une même académie, la même logique va s’appliquer. En Haute-Vienne, nous avons un p/e qui nous place à la queue des départements en termes de dotations de postes. Nos voisins de Creuse et de Corrèze ont un p/e beaucoup plus favorable. Si l’on ne fait qu’invoquer ce chiffre, sans prendre en compte le caractère plus rural de nos 2 voisins, sans avoir un combat national, alors on se battra pour LEUR récupérer des postes ! C’est pourquoi il nous est apparu nécessaire de nous inscrire dans un combat NATIONAL.

Des collègues hésitent à entrer dans ce combat au prétexte que ce n’est pas unitaire. Mais c’est tout le contraire qu’il faut faire ! Il faut nous unir ! Sur le terrain ! Nous ne pouvions attendre plus longtemps. Nous ne pouvions remettre (à quand d’ailleurs, jusqu’à quand ?) ce combat aux calendes grecques !

Quant à penser, espérer, croire à la chute de notre Napoléon d’opérette et à son remplacement par un personnage providentiel qui va revenir sur tout le mal qui a été fait, nous préférons rester lucides et combatifs ! Aussi, désolé, mais sans combat il ne pourra y avoir de victoire.

Fabrice Prémaud

 

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