SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne
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Journée de Solidarité à 7 h... NON !
lundi, 2 octobre 2017
/ SNUIpp87

Chaque école a reçu dans chaque circonscription la note de service n°3 sur le projet d’école.

On y découvre avec surprise que la journée de Solidarité est créditée de... 7 heures ! Après lecture de l’Arrêté du 4 novembre 2005 fixant la journée de solidarité pour les personnels relevant du ministre de l’éducation nationale, on s’aperçoit qu’il ne doit rien en être. En effet, on lit que : "Pour les personnels enseignants des premier et second degrés et les personnels d’éducation : Une journée, le cas échéant fractionnée en deux demi-journées, est consacrée hors temps scolaire à la concertation sur le projet d’école"

Quant aux 7 heures : "Pour les autres personnels, la journée de solidarité prend la forme d’une journée ou d’une durée de travail de sept heures"

On ne peut donc nous compter 7 heures pour la journée de Solidarité. Tout au plus 6h pour ne pas être tatillon... On pourrait chipoter et parler d’un volume situé entre 5 et 6h, en fonction de la durée des journée pour les écoles à 4 jours et demie.

Les directrices et directeurs d’école quant à eux sont priés par leurs IEN de compter 10h au titre de la journée de Solidarité ! Comme nous l’a mailé une collègue, "les directeurs, doivent encore être plus solidaires car, ils doivent déjà effectuer 3 heures pour se former et rédiger le DUERP nouvelle version, à prendre également sur la journée de la solidarité" !

On comprend comment on peut alors réussir à tout faire loger dans les 108h ! Il suffit juste de reconsidérer ses fondamentaux en matière de calcul !

Plus sérieusement, nous intervenons auprès de la DSDEN afin qu’un rectificatif soit publié.

Le SNUipp-FSU a remis sur la table la question problématique de notre temps de travail. La campagne sur les APC initiée l’année passée a permis de porter cette question au MEN (Ministère de l’Education Nationale). Ce dernier n’a cependant pas répondu favorablement à notre demande. Le SNUipp-FSU prépare donc un outil qui sera mis à disposition de tous les collègues pour démontrer que les 108h ne suffisent pas à effectuer toutes les tâches pour lesquelles elles ont été "conçues". Cet outil permettra d’alerter le Ministère lorsque les 108 heures seront atteintes afin qu’il indique comment faire autrement qu’à titre bénévole.

Nous avons besoin de temps, de concertation, dans une Ecole de plus en plus complexe et exposée en première ligne, devant faire face aux difficultés rencontrées par de plus en plus de familles.

Plutôt que des injonctions et des comptages tatillons sinon fantaisistes, nous avons besoin de soutien et de moyens. Quand va-t-on nous donner le temps de faire notre travail ? Quand va-t-on enfin reconnaître notre temps de travail ?

Quant aux APC, il n’est pas inutile de rappeler que c’est un temps NON OBLIGATOIRE pour les élèves. Qu’un seul ne puisse pas y avoir accès, pour quelque raison que ce soit, et c’est un système inéquitable qui est mis en place. Un élève en difficulté a besoin de pouvoir travailler dans de meilleures conditions, en petit groupe, avec l’aide éventuelle d’un maître E, sur SON TEMPS DE TRAVAIL... OBLIGATOIRE !. Il est vain de penser qu’alourdir la journée d’un élève en difficulté pourra durablement l’aider...

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