SNUipp-FSU 87 Haute-Vienne
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Compte rendu du CDEN du 11 octobre 2018
jeudi, 11 octobre 2018
/ SNUIpp87

Présents : Mme Orlay (IA-DASEN), Mme Grizon SG, M. Descours (SG préfecture), 4 FCPE, 1 représentant Ligue de l’Enseignement et 1 UDAF 87, 1 DDEN, M. Escure (Conseil Départemental), les maires de Solignac et Linard, M. Reymbaut, chargé de mission rythmes scolaires, 1 collègue du Snudi-FO, 2 du SE-UNSA et 5 FSU : Pascal Lavigerie, Franck Lenoir, Julie Reversat, Fabrice Prémaud du SNUipp-FSU et Laurianne Gérald du SNES-FSU.

Absent : SGEN-CFDT

Nous avons d’abord lu notre déclaration liminaire. L’UNSA en a aussi lu une.

Le PV du CDEN du 25 juin a été adopté.

La DASEN a juste dit après avoir entendu nos déclarations liminaires, qu’il fallait avoir une approche renouvelée sur la répartition des moyens sur tout le territoire.

Point de rentrée :

Mme Grizon a fait état des constats de rentrées, s’appuyant sur un powerpoint riche en graphiques et cartes :

- Ecoles publiques

29 397 élèves, soit 306 élèves de moins qu’en 2017. Les prévisions effectuées se sont donc révélées quasi exactes à 2 élèves près.

En maternelle (pré élémentaire dans les texte...) : 10 651 élèves (10 916 en 2017, soit 265 élèves en moins)

En élémentaire : 18 537 élèves (18 568 en 2017, soit 31 élèves en moins)

En ASH : 209 élèves (219 en 2017, soit 10 élèves en moins)

SNUipp-FSU : comment se fait-il qu’il y ait une baisse du nombre des élèves scolarisés en ASH ?

Mme Grizon : il s’agit des ULIS.

Il reste donc des places libres.

SNUipp-FSU : Concernant la carte scolaire, il ne devrait pas y avoir de fermeture si après celle-ci, l’école concernée se trouve très chargée, voire même en position pour une réouverture. (D’ailleurs, lors des précédentes mesures de cartes, plusieurs ont été annulés lors des phases d’ajustement).

DASEN : On fait au mieux.

M. Reymbault : l’idée c’est que ce ne soit pas toujours les mêmes écoles qui soient les plus chargées.

SNUipp-FSU : le raisonnement en termes de moyennes ne doit pas être systématique. En fonction du nombre de classes par écoles, il y a des moyennes qui sont différentes. Moins il y a de classes dans une écoles, plus on a de chances d’avoir des effectifs moins chargés. Dans les grosses écoles, on a forcément des classes chargées. L’équité mise en avant ne doit pas aboutir à des classes très chargées partout mais plutôt à faire drastiquement baisser le nombre des élèves par classe.

Extrait de notre déclaration liminaire :

La rentrée 2018 dans les écoles du département a été marquée par la poursuite des « dédoublements » des CP et CE1 en REP et REP+ avec 3 nouvelles créations de postes dédiées. Si l’allègement des effectifs par classe - toutes les classes - est une condition de la réussite de tous les élèves, la logique comptable stricte qui accompagne ce dispositif est aberrante. Ainsi, des enseignant-e-s ont été dessaisi-e-s, après la rentée, de leurs prérogatives relatives à la répartition pédagogique des élèves. Ainsi, les structures de certaines écoles ont été totalement remaniées à la rentrée pour 2 ou 3 élèves de plus dans une classe de CP ou de CE1. Cette logique nie la professionnalité des enseignant-e-s et les met en difficulté vis à vis des familles.

On ne peut que déplorer que ces créations de postes se soient faites aux dépends des autres classes de ces écoles, de l’école rurale et/ou du remplacement... Les efforts faits l’an passé pour devancer la demande ministérielle doivent être pris en compte lors de la dotation à venir. Au plan national, la dotation de 2 325 postes annoncée pour la rentrée 2019 ne couvrira pas l’ensemble des besoins en RASED ou en remplacement et surtout ne permettra pas l’abaissement des effectifs dans toutes les classes. Nous avons calculé qu’avec seulement 2 000 postes supplémentaires par rapport aux postes nécessaires pour dédoubler les seules classes de CP et CE1 en Education Prioritaire, on pourrait abaisser à 20 élèves par classe, du CP au CM2 dans TOUTE l’Education prioritaire. Pour la FSU, Il y a donc nécessité urgente à investir dans l’école pour réduire les effectifs d’élèves PARTOUT.

Le département compte 253 écoles pour 1260 classes. 82 écoles sont à Limoges et 171 hors Limoges.

142 communes ont au moins 1 école.

Il y a 421 classes maternelles (pré élémentaire dans les texte...) et 839 classes élémentaires. On compte 19 classes d’ULIS école et 3 dispositifs de - de 3 ans, soit un dispositif de moins (fermeture effectuée lors de la dernière carte scolaire à la maternelle du Vigenal à Limoges). Il y a 8,5 postes de PDMQC (Plus de Maîtres que de Classes), soit autant qu’en 2017. Pour rappel, 12 postes de PDMQC ont été fermés à la carte scolaire 2017 pour permettre les dédoublements des CP en REP et REP+.

- Dans le privé

Il y a 8 écoles (à Limoges, Aixe-sur-Vienne et Saint-Yrieix la Perche) soit une école de moins qu’en 2017 (fermeture de celle de Bellac).

1 832 élèves y sont scolarisés soit 3 de moins qu’en 2017 (mais avec 1 école en moins...)

Leur E/C (nombre d’élèves par classe) est de 26,95.

Il y a 68 classes soit 2 en moins qu’en 2017 (celles de l’école de Bellac) et 4 classes d’ULIS école.

Il y a 2 écoles hors contrat pour moins de 20 élèves.

- Scolarisation à domicile

118 élèves sont concernés dont 65 dans le 1er degré, soit 30 nouveaux.

SNUipp-FSU : peut-on avoir une répartition géographique de ces élèves ? Une analyse fine sur la forte augmentation doit être faite.

M. Gauthier précise qu’il ne s’agit pas d’élèves entrant dans l’accompagnement institutionnel (SAPAD, Service d’Assistance Pédagogique à Domicile). Les informations demandées seront données. Le suivi de ces élèves est effectué. Chaque élève est visité 1 fois par an par un IEN qui vient s’assurer que son niveau scolaire est bien conforme aux attendues.

Mme la maire de Solignac précise que les maires doivent faire une enquête auprès de la famille.

Mme Orlay indique qu’un point est fait au niveau de la préfecture.

Concernant le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance), une analyse est en cours.

- Bilan en termes de postes : le département dispose à cette rentrée de 14 ETP (Équivalent temps plein) de plus qu’en 2017 issus de 9 redéploiements (9 postes pris à la Corrèze) et 5 créations au titre de la signature de la Convention Ruralité.

- Les flux d’élèves

Concernant les flux d’élèves, c’est-à-dire les élèves scolarisés ailleurs que dans leur commune de résidence, on en compte 4 500 dont 2 300 se déplaçant hors RPI ou parce que pas d’école dans leur commune de résidence.

Une analyse sur les raisons de ce flux reste à venir.

- Rythmes scolaires

Les horaires modifiés d’Oradour sur Glane, La Jonchère, Saint Laurent sur Gorre et Gorre ont bien été validés. Le SNUipp-FSU s’est assuré auprès de chaque école de la conformité des horaires du document avec ceux effectués dans les écoles.

L’organisation des rythmes scolaires à 4 ou 4,5 jours ne semble pas avoir eu d’influence. 2/3 des élèves scolarisés sont à 4 jours contre 1/3 à 4,5 jours.

SNUipp-FSU : Au plan national, ce sont 85% des élèves qui sont concernés par la scolarisation sur 4 jours. Savez-vous si de nouveaux textes vont encadrer la nouvelle réalité d’organisation ? De nouvelles modifications pourront-elles être demandées ? Des demandes différentes en termes d’organisation du temps scolaire sont faites dans une même commune (notamment issues des maternelles et des élémentaires). Est-il envisageable, comme c’était le cas avant 2008, que des modifications puissent être faites de manières différentes dans une même commune ?

DASEN : pour l’instant, il n’y a rien de nouveau concernant les textes. De nouvelles modifications pourront bien sûr être demandées mais elles devront l’être en pensant aux besoins et au service des élèves. Enfin, on peut envisager d’avoir une réflexion et un groupe de travail sur le sujet des demandes différenciées dans une même commune.

M. Reymbault a dit que quelques écoles encore à 4,5 jours avaient fait le choix de ne pas poursuivre leur PEDT. Il a dit que ces communes étaient suivies.

A propos du plan mercredi, il faut que les communes aient un PEDT. Pour rappel, Ambazac, Ladignac le Long et Limoges ont choisi d’opter pour ce plan.

- Un point a ensuite été fait concernant le 2nd degré.

- Concernant l’aménagement du territoire :

NPRU (Nouveau Programme de Renouvellement Urbain) pour Limoges

Schéma départemental d’amélioration de l’accessibilité des Services Publics

Contrats ruralité (projets de développement des territoires)

Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR)

Convention Ruralité

Schéma départemental des services aux familles

- Calendrier de préparation carte scolaire 2019 :

Octobre : le Ministère communique sur le volume d’élèves attendus

Novembre : travail fin effectué par les IEN dans les circonscriptions

avant les vacances de février : CTSD et CDEN "carte scolaire"

fin juin : CTSD et CDEN ajustement "carte scolaire"

- DDEN (Délégués Départementaux de l’Education Nationale)

un point sur quelques modifications concernant des nominations et démissions de DDEN a été fait aboutissant à de nouvelles nominations par la DASEN

Le CDEN s’est achevé peu avant 11 heures.

Pascal Lavigerie, Franck Lenoir, Julie Reversat, Fabrice Prémaud du SNUipp-FSU et Laurianne Gérald du SNES-FSU

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